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Une semaine, jour pour jour, après les manifestations de masse du 17 octobre qui ont vu près d’un million de personnes manifester partout en France, les revendications n’ont été ni écoutées, ni satisfaites. La crise politique globale provoquée par 10 ans de macronisme accumulé a provoqué le plus grand mouvement populaire depuis 50 ans, et il s’amplifie.
Le candidat de La France insoumise à l’élection présidentielle revient longuement, dans un entretien à « Mediapart », sur les mobilisations sociales qui traversent le pays. Il y voit un « moment fondateur », dont le pouvoir sortira forcément perdant s’il ne donne pas de débouché politique aux revendications.
Le maire de Trappes, Ali Rabeh, dénonce une attaque à connotation raciste et islamophobe. Il met également en cause les discours politiques qui, selon lui, contribuent à nourrir la haine et peuvent encourager le passage à l’acte. Il appelle à la responsabilité collective et à la concorde républicaine.
Ce week-end, plusieurs milliers de personnes sont attendues pour protester contre le Rassemblement national, réuni en congrès. En plus d’un village antifasciste installé dans le centre-ville d’Orléans, deux manifestations sont prévues ces samedi 24 et dimanche 25.
Malgré les entraves massives au droit à manifester, malgré le déploiement du Raid et de la BRI, la convergence continue en vue du 24 octobre, même si les craintes sont réelles. L’ancien boxeur et Gilet jaune Christophe Dettinger a apporté son soutien aux jeunes
L’historienne Michelle Zancarini-Fournel revient sur les événements de mai-juin 1968. Que s’est-il vraiment passé lors de cette séquence singulière ? Quel a été son impact sur la société française ? Les fameux « événements » s’inscrivent-ils dans un mouvement plus vaste de contestation internationale ?
Une main arrachée à Lens, puis une autre à Saint-Étienne. Un œil perdu à Tours, puis un autre à Mulhouse. Une mâchoire brisée dans le Val-d’Oise. En un mois, la répression du mouvement lycéen et de ses suites a laissé au moins cinq jeunes mutilés, dont quatre mineurs.
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Près d’un million de personnes ont défilé partout en France samedi 17 octobre. Parmi les revendications principales : le blocage des prix, l’abrogation de Parcoursup, la hausse des salaires, et l’inscription au budget des 10 milliards d’euros nécessaires pour satisfaire les revendications des lycéens et des étudiants.
Politis donne la parole à des militant·es mobilisé·es ce week-end, pour revenir aux raisons de leur colère. « Ils nous cassent la gueule en manif, ils nous cassent la gueule dans notre vie quotidienne, ils cassent nos services publics, ils nous empêchent de nous soigner, de nous nourrir, de nous défendre, ils nous empêchent d’avoir une justice digne de ce nom et en plus ils nous disent que c’est nous les criminels »
Dimanche 18 octobre sur LCI, interrogé sur le 17 octobre, Éric Zemmour a gratifié les téléspectateurs de son habituelle obsession raciste et coloniale. Une telle audience interroge, tant l’existence de Reconquête et d’E. Zemmour est microscopique politiquement, le tout sans grande contradiction de la part de Darius Rochebin et de la rédaction de LCI. Plusieurs députés LFI ont saisi la procureure de la République.
24 octobre 1793 : Présentation du projet complet de nouveau calendrier par le député et poète Fabre d’Eglantine
Il faut reconnaître une chose à Jordan Bardella : il n’est jamais décevant… Dans l’abject. Trois semaines après la révélation par Mediapart de ses écrits antisémites, il a convoqué une conférence de presse, ce lundi 19 octobre, pour tenter de revenir à ses sujets de prédilection : l’ordre qu’incarnerait l’extrême droite dans ces temps de colère et de mobilisation sociales.
Lors des comparutions immédiates après le 17 octobre à Paris, les peines de prison et les placements en détention provisoire pleuvent, qu’importent le dossier, la faible gravité des faits présumés et l’absence de casier judiciaire.
C’est à la gauche de relever le défi et de porter les espoirs d’un changement politique. Or loin de serrer les rangs, l’irresponsabilité semble l’emporter quand on voit aujourd’hui Raphaël Glucksmann accuser Jean-Luc Mélenchon de miser « sur le chaos », reprenant ainsi la thématique du pouvoir, de la droite et de l’extrême droite.
Que s’est-il passé à Toulouse le 17 octobre où le carré de tête syndical a été violemment chargé par les forces de l’ordre ? De nombreux militants et dirigeants ont été blessés et transportés en urgence à l’hôpital, parmi lesquels Natacha Pommet, secrétaire générale de la Fédération CGT des services publics et membre de l’exécutif confédéral de la CGT.
24 octobre 1970 Le socialiste Salvador Allende gagne l’élection présidentielle du Chili.
Une mobilisation importante était attendue en France le 17. Ce qui l’était moins, c’est de voir au même moment des scènes comparables ailleurs en Europe : des lycées et des universités occupés à Liège, Turin, Rome et Athènes, des affrontements avec la police devant le ministère de l’Éducation à Tirana.
La répression du mouvement des lycéens montre une fois de plus la grande violence du pouvoir macronnien. Nous faisons ici un petit bilan qui est loin d’être exhaustif de différentes interventions d’organisations internationales pour critiquer la politique de maintien de l’ordre en France.
24 octobre 1940 Le maréchal Pétain rencontre Adolf Hitler à Montoire et annonce "J’entre aujourd’hui dans la collaboration"
L’ex-ministre des finances grec vient au secours du candidat à la présidentielle française, arguant de l’absurdité du système financier actuel. Nous vous traduisons ici son propos.
Jeudi 22 octobre à 19h : réunion publique de soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2027, organisée à Rochefort.
Avec la participation de Antoine Léaument, député de l’Essonne et Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale
Quand on nous maintient la tête sous l’eau, que l’on peine à se nourrir, à se loger et à envisager l’avenir, combien de temps peut-on encore demander de rester calme ?
Landry Ngang revient sur les violences dont il a été victime en marge d’une intervention policière dimanche à Saint-Denis. Il dénonce les méthodes des forces de l’ordre face à la jeunesse mobilisée comme face à des élus de gauche, vilipendés par un pouvoir incapable de répondre aux revendications.
Le gouvernement accuse LFI d’être à l’origine du mouvement lycéen et des scènes de chaos observées le 17 octobre en France. Mais cette rhétorique est à la fois mise à mal par des révélations de Mediapart et les spécialistes de l’ultragauche, qui contestent tout lien entre cette mouvance et LFI.
"Je me suis pris un coup de matraque, ou de bouclier, dans le sein gauche." Amandine a été victime de violences policières ce 17 octobre au Mans, elle témoigne.
Des cellules sales et froides, pas de matelas, des couvertures de survie : le barreau de Seine-Saint-Denis a dénoncé mercredi les conditions "indignes" dans lesquelles des mineurs ont passé la nuit au dépôt du tribunal de Bobigny après leur interpellation en marge du mouvement lycéen ou de pillages ce week-end.
On fait le point sur les quatre affaires issues du dernier week-end de manifestations.
Le journal de 20 Heures de France 2 présenté par Laurent Delahousse le dimanche 18 octobre 2026 a provoqué une réaction virulente au sein de France Télévisions. En cause ? Un reportage d’environ douze minutes consacré aux violences et aux dégradations survenues la veille lors de manifestations dans plusieurs villes françaises.
Éliminer les témoins : 300 journalistes assassiné-es à Gaza en trois ans, et plus de 400 autres blessé-es
La presse israélienne fait l’apologie du génocide
Le rôle de la presse internationale dans le consentement au génocide
Si la première réponse du gouvernement aux manifestations du week-end (18-19 octobre) a été d’accorder plus d’argent et plus d’armes aux forces de l’ordre, la seconde consiste désormais à braquer sur les manifestants les baïonnettes des soldats qui patrouillent dans les rues
Des armes de guerre contre des manifestants, contre des lycéens. Des policiers formés à l’arrache. Une doctrine de confrontation, à rebours des autres démocraties. Que devient la France ?
Le calme ne se décrète pas depuis un plateau de télévision. Il se construit. Et il suppose, pour commencer, que le pouvoir cesse de traiter la colère comme une anomalie pour enfin regarder en face ce qui l’a rendue possible.
Le piège s’est refermé sur le PS. À force de se dire de gauche sans l’être, le parti qui fut hégémonique à gauche pendant des décennies se range derrière un homme qui n’est même pas des siens, celui-là même qui proclamait en 2019 que le PS devait mourir. Un sabordage.
Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l’occasion d’une conférence sur le moment politique, le 20 octobre 2026.
Au RN, il y a ce qu’on dit et ce qu’on fait. Entre les deux, un gouffre infranchissable. On se dit gaulliste ? Le parti est en réalité fondé par des nazis. Bardella dit que Jean-Marie Le Pen n’est pas antisémite ? Le fondateur du FN est en réalité un thuriféraire du régime de Vichy et de la Shoah. Le même Bardella se prétend « bouclier des Juifs de France » (sic.) ? Il nie en bloc, malgré l’évidence, être l’auteur des messages antisémites que Mediapart a découvert – et continue de révéler.
Quelle dinguerie ! On apprend par Mediapart que le Ministère de l’Intérieur demande aux renseignements territoriaux de falsifier les rapports pour imputer le mouvement à La France Insoumise. Mais ils sont fous. Voici un extrait des questions au gouvernement de ce jour, et une explication par Bompard chez les GG sur l’article de Mediapart.
La quasi-totalité des professeurs du lycée Paul-Éluard de Saint-Denis se sont mis en grève ce jeudi. Et demandent la démission du proviseur, après une tentative d’interpellation d’un élève dans l’enceinte de leur établissement.
À six mois de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron fait face à son bilan : le chef de l’État a placé au bord du gouffre un pays dont il a systématiquement refusé d’entendre les difficultés et les aspirations.
La signification politique de la « Trump danse » et de celles des Houthis n’est pas la même. Si l’une incarne l’autosatisfaction d’un dirigeant tout-puissant, l’autre véhicule au moins l’aspiration à la résistance et un message politique de protestation.
Quel mouvement de l’ultra gauche serait en cause ? Existe t-il 550 000 membres « l’ultra-gauche » ? Jean-Luc Mélenchon a réagit sur les réseaux sociaux « Si le Premier ministre n’est pas un menteur ni une personne qui veut organiser le désordre, il doit nommer et prouver son accusation. Sinon, qu’il s’excuse, se taise et cesse d’attiser le désordre comme il le fait, lui, le préfet de police de Paris et le ministre de l’Intérieur, qui a eu au moins la classe de proposer sa démission. ».
« Nous ne lâcherons rien et nous ne braderons rien », prévient Ryad Rani, le président de l’Union syndicale lycéenne (USL), décidé à faire vivre la « convergence des luttes » pour obtenir les moyens nécessaires pour un réveil de l’éducation nationale.
Des slogans tels que « Français, réveille-toi, tu es ici chez toi », « Islam hors d’Europe » et « La rue, la France, nous appartient », un drapeau français barré de la croix celtique : des militants « identifiés » de l’ultradroite par les autorités ont défilé dans le centre-ville de Lyon ce lundi 19 octobre au soir. Et ce, malgré le couvre-feu imposé par la préfecture.
Le président brésilien Lula subit, lui, de plein fouet des ingérences massives de la part de Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp) à la veille du second tour de la présidentielle brésilienne.
Le 8 octobre, LCI a sorti le dispositif classique, le grand plateau de « La Grande confrontation ». Terrible appareil de capture de ce mouvement social, le plateau n’a été qu’une machine à délégitimer : trop jeunes, trop violents, trop ignares, les jeunes doivent se taire et remercier les boomers.
Un collectif d’avocat·es, membres de l’Antenne des mineurs du Barreau de Paris demandent que cessent les interpellations arbitraires. « Le maintien de l’ordre n’autorise ni à punir, ni à faire un usage indiscriminé de la force ».
Une boulette à l’antenne. Alix Bouilhaguet, éditorialiste sur franceinfo depuis plusieurs années, s’est trompée ce mercredi 21 octobre dans une de ses chroniques portant sur Jean-Luc Mélenchon. Selon elle, « si l’on regarde les faits », le candidat de La France insoumise à l’élection présidentielle « n’a jamais nettement condamné les violences du 17 octobre, ni les pillages, ni les dégradations de bâtiments publics comme la mairie de Limoges ».
Les défaillances du gouvernement depuis trois semaines menacent l’Etat de droit. La mission de la force publique est de protéger les personnes et les biens, comme de garantir l’exercice du droit de manifester. Ni l’un ni l’autre n’ont été assurés par le gouvernement.
Au lendemain des violences qui ont marqué la journée de mobilisation du 17 octobre, les figures des mouvements sociaux prennent la parole. François Boulo, avocat et ancien représentant des Gilets jaunes, revient sur le durcissement de la contestation. Selon lui, les exactions et les dégradations observées à Paris et en région ne peuvent être réduites à de la simple casse : elles traduisent selon lui un ras-le-bol généralisé face aux difficultés économiques et au blocage des institutions.
Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l’occasion d’un entretien sur LCI, le 18 octobre 2026.
La commission des lois va se transformer en commission d’enquête !
« La macronie n’a pas pu acheter la maison, elle tente de partir avec les meubles.
Si votre texte passe, c’est le braquage final : 12 milliards d’euros de coupe, dans les hôpitaux, les retraites, les allocations familiales. Puisque dans ce pays tout est de la faute à Mélenchon, donnez-lui les clefs, il remettra de la justice dans la maison. »
Dix mois de prison avec sursis, et deux ans d’inéligibilité. Ce sont les réquisitions du parquet contre la députée insoumise européenne. En cause, un simple retweet d’une citation de Kazo Okamoto, un ancien membre de l’armée rouge japonaise, qui faisait appel à la philosophie de la résistance.
Avec comme seule boussole la réduction des déficits, le candidat de droite à la présidentielle propose encore de rallonger la durée de cotisation et de raboter les retraites. Toujours la même sempiternelle et cruelle politique qui ne résout rien.
Une adolescente, Maïssa, a été gravement blessée à l’œil au cours de tirs de lacrymogènes par les forces de l’ordre le 17 octobre à Mulhouse. Elle a reçu un projectile en plein visage, une grenade lacrymogène selon des témoins et ne retrouvera pas la vision de l’œil gauche. La justice a saisi la police des polices.
Si le gouvernement désigne « l’ultragauche » et LFI comme responsables des nombreux pillages et incendies de ce week-end, des policiers réfutent ces accusations. Un commissaire des services de renseignement affirme même avoir eu pour consigne de cibler le parti de Jean-Luc Mélenchon.
À six mois du premier tour, Jean-Luc Mélenchon devance d’une courte tête ses deux principaux concurrents pour l’accès au second tour selon les sondages, Édouard Philippe et Raphaël Glucksmann. L’insoumis est crédité de 15 % à 20 % des voix, quand le maire du Havre est donné entre 12 % et 16 %, systématiquement derrière Jean-Luc Mélenchon.
Blast est allé à la rencontre de Jérôme Rodrigues, figure emblématique du mouvement, pour évoquer l’héritage des Gilets jaunes et les espoirs soulevés par cette mobilisation historique portée par la jeunesse.
C’est une étape majeure pour la préservation du vivant à l’échelle de la planète.
La journée de mobilisation massive – entre 550 000 et 800 000 manifestants – samedi 17 octobre, marquée par des débordements inédits, a mis au pied du mur le gouvernement, impuissant à répondre à une colère qui se répand, lui qui assurait pourtant depuis plusieurs jours que le mouvement « s’essoufflait ».
Ces derniers jours, les blessures graves survenues lors des mobilisations lycéennes ont relancé le débat sur l’utilisation des armes par les forces de l’ordre. Pour en débattre, nous recevons Pierre Douillard-Lefèvre, chercheur en sciences sociales et auteur d’un travail sur la militarisation de la police, et Youlie Yamamoto, porte-parole d’ATTAC France.
En 2025, 783 salariés du privé sont morts dans un accident du travail en France. En comptant les accidents de trajet et les maladies professionnelles mortelles, le bilan des morts au travail atteint 1 331 décès. Alors que la macronie a profondément transformé les institutions de représentation des salariés depuis 2017 avec la suppression des CHSCT, le gouvernement s’attaque désormais à certaines indemnités des victimes.
Entretien avec Patrice Leclerc, maire PCF de Gennevilliers et Arnaud Carrier, également membre d’Alternatives communistes
Depuis un mois le pouvoir tente d’étouffer la contestation sociale par le mépris, la répression et le discrédit. Au lendemain d’une mobilisation massive marquée par des scènes de chaos sans précédent, il essaie grossièrement de faire peser sur La France insoumise la responsabilité de l’embrasement. Pour le plus grand plaisir de l’extrême droite.
L’homme qui a rejoint le RN en 2014 a connu une ascension fulgurante au sein de ce parti fondé par des Waffen SS. Deux ans plus tard, l’homme est élu conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté, devient ensuite porte-parole du RN en 2021, puis est élu député en 2022. Julien Odoul a depuis multiplié les outrances et a déjà été condamné pour détournement de fonds publics en 2026. Portrait.