4 septembre 1870 : Une révolution populaire proclame la République

samedi 5 septembre 2020.
 

La journée révolutionnaire du 10 août 1792 avait conduit à l’instauration de la 1ère république. La journée révolutionnaire du 24 février 1848 avait permis l’instauration de la 2ème république, La journée du 4 septembre 1870 fonde la 3ème république.

Le 2 décembre 1851, un coup d’état militaire abolit la République et tue et pourchasse tout opposant.

2 décembre 1851 : Coup d’état de Napoléon le Petit

3 au 13 décembre 1851 Résistances au coup d’état de Napoléon 3 en province

3 décembre 1851, le député Alphonse Baudin est tué par l’armée

1851 Quand l’armée assassine les enfants pour complaire à la finance, à la droite et à l’Eglise

De Valmy au soulèvement du Var le 5 décembre 1851 : la République au coeur !

Le Second empire, règne des traîneurs de sabre, des banquiers, des grands chefs d’entreprise et des boursicoteurs est institué.

Napoléon 3, empereur des crapules autoritaires au service de l’argent roi

Le Second empire et le capitalisme

Campagne du Mexique de Napoléon 3 (1861 - 1867)

Le 19 juillet 1870, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse dont le développement économique et le poids diplomatique font de plus en plus peur à la bourgeoisie française. Bataille après bataille, l’armée d’active est écrasée par la Prusse et ses alliés allemands.

Juillet 1870 Napoléon 3 déclare stupidement la guerre à la Prusse

4 août 1870 Wissembourg Première défaite des chefs branquignoles

6 août 1870 à Forbach Spicheren : Les charlots (maréchaux, généraux) à la guerre

L’armée française de 1870 était commandée par des branquignoles réactionnaires

Le 2 septembre 1870, l’armée française est défaite par la Prusse à Sedan ;l’Empereur Napoléon III est fait prisonnier.

2 septembre 1870 à Sedan Capitulation de Napoléon 3 avec son armée

La nouvelle se répand dans les grandes villes de notre pays dans la nuit du 3 au 4 septembre.

A Paris, les députés du Corps législatif se réunissent en urgence au Palais Bourbon en pleine nuit. Majoritairement bonapartistes (251 élus sur 298), les élus pensent d’abord confier la régence à l’Impératrice Eugénie. De leur côté, les 32 députés républicains bataillent pour la déchéance de Napoléon III et la proclamation de la République.

Dès le matin du 4 septembre des insurrections républicaines locales proclament la République.

A Paris, le général Charles Guillaume Marie Apoline Antoine Cousin-Montauban, comte de Palikao groupe 5000 policiers, gendarmes et militaires autour du Palais Bourbon pour empêcher toute initiative populaire. Cependant, la foule se masse de plus en plus nombreuse, réussit à pénétrer dans les locaux, exige la déchéance de l’empereur et la proclamation de la République.

Le député Crémieux demande à Cousin-Montauban de renvoyer les gendarmes, leur présence étant perçue comme une provocation ; celui-ci obtempère et, quelques minutes plus tard, les émeutiers envahissent l’hémicycle. Les députés tentent de tempérer la foule et ainsi ramener le calme : « c’est comme représentant de la Révolution française que je vous adjure d’assister avec calme au retour des députés sur leur banc ! », hurle Gambetta. Ces tentatives d’apaisement sont vouées à l’échec ; devant la clameur incoercible de la foule criant à la déchéance de l’empereur et à l’instauration de la République, Schneider fait lever la séance et se retire. Renonçant à faire voter ses collègues, Favre interpelle la foule en lui criant que ce n’est pas ici qu’il faudra proclamer la République ; et Gambetta de conclure du haut de la tribune : « Allons à l’hôtel de ville ! ».

Une foule mêlant députés et citoyens se rend ensuite à l’Hôtel de Ville, où se trouvent déjà des révolutionnaires socialistes comme Blanqui. Sur le balcon, le 4 septembre 1870, Gambetta proclame la République. Le « gouvernement de Défense nationale » est formé dans la journée.

Auguste Blanqui, républicain socialiste, héritier des Jacobins de 1793 et des babouvistes

Une « Proclamation aux Français » est placardée dans les villes et les villages : « Français ! Le Peuple a devancé la Chambre, qui hésitait. Pour sauver la Patrie en danger, il a demandé la République. Il a mis ses représentants non au pouvoir, mais au péril. La République a vaincu l’invasion en 1792, la République est proclamée. La Révolution est faite au nom du droit, du salut public. Citoyens, veillez sur la Cité qui vous est confiée ; demain vous serez, avec l’armée, les vengeurs de la Patrie ! »

On le voit : c’est donc un esprit républicain, révolutionnaire et patriote qui préside à la création de la IIIe République en ce 4 septembre 1870. C’est lui qui déclenchera l’irruption un an plus tard de la Commune de Paris. Tragique ironie du sort, c’est en renonçant à cet esprit qu’elle s’achèvera durant la Seconde Guerre Mondiale.


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