17 et 18 mai 1944 : Bataille du Monte Cassino

vendredi 28 décembre 2018.
 

Les 17 et 18 mai 1944, à la bataille du Mont Cassin, entre Naples et Rome, les Marocains du général Juin brisent la résistance des armées allemandes et permettent aux Alliés de poursuivre leur progression en Italie.

L’Abbaye du Mont-Cassin constitue le verrou du système de défense Allemand pour contrer l’avancée des alliés vers Rome. Au coeur de la ligne défensive « Gustave », qui traverse la région montagneuse des Abruzzes. Après plusieurs tentatives infructueuses menées par les troupes anglo-américaines pour prendre cette position, le plan proposé par le Maréchal Juin est enfin mis en oeuvre. Il consiste à contourner l’ennemi en passant par les monts Aurunci, à 25 kilomètres au sud-ouest de Cassino, considérés par les Allemands comme « impénétrables aux armées ». C’est au corps expéditionnaire français (CEF) qu’est confié l’assaut principal du fait de l’aptitude au combat en montagne des tirailleurs et des goumiers du général Guillaume, ainsi que l’habileté de leurs trains muletiers. L’offensive générale des Alliés est déclenchée le soir du 11 mai 1944, à 23 heures, sur l’ensemble du front italien.

Après deux nuits de combats confus et meurtriers, le 13 au matin, la 2e division d’infanterie marocaine (2e DIM), prend le mont Majo et hisse à son sommet (940 mètres) un drapeau français de 30 m2 visible à des kilomètres à la ronde, par les troupes du CEF comme par les Allemands. Les combattants marocains prennent par la suite le mont Fammera (1 175 mètres) et le mont Revole (1 307 mètres). « Les Français avancent si rapidement, que les communiqués ne peuvent suivre leur rythme », rapporte un journaliste américain. Le 17 mai 1944, le Maréchal allemand Kesselring ordonne à ses troupes de laisser Cassino de côté, de crainte de se voir enveloppé par la manœuvre française. De fait la route vers Rome est désormais ouverte pour les alliés. Le 19 mai, Kesselring est obligé de reconnaitre que « Les Français et surtout les Marocains ont combattu avec furie et exploité chaque succès en concentrant immédiatement toutes les forces disponibles sur les points qui faiblissaient »

C’est en effet l’un des principaux faits de gloire de la France Libre pendant la Seconde Guerre mondiale. Et comme le chante si justement Zebda dans sa chanson « le bruit et l’odeur » : « On peut mourir au front/Et faire toutes les guerres/Et beau défendre un si joli drapeau/Il en faut toujours plus/Pourtant y a un hommage à faire/A ceux tombés à Montécassino »

Aigline de Causans


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