La journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition est célébrée chaque année dans le monde le 23 août

samedi 19 octobre 2019.
Source : Sélection 66
 

C’est l’occasion de mesurer tous ensemble les causes et les conséquences de l’esclavage et de la traite, afin de briser le silence qui a trop longtemps entouré ce chapitre tragique de l’histoire de l’humanité qui a fait environ 42 millions de victimes.

La « traite négrière » est le terme le plus souvent retenu aujourd’hui pour nommer le commerce d’hommes et de femmes noirs. On a utilisé également le terme de « commerce de nègres » ou plus souvent celui de « Traite des Noirs. » Ces termes définissent tous les commerces d’esclaves dont ont été victimes des millions de noirs africains.

Esclavage « La traite a déstructuré 
les sociétés africaines »

Le traumatisme de la traite et de l’esclavage

Donner à la mémoire de la traite toute sa place dans le récit national

Comment la mémoire de l’esclavage transforme-t-elle l’identité ?

Esclavage : Les responsabilités africaines dans la traite atlantique des noirs (par l’historien Ibrahima Thioub)

Racisme et esclavage dans la France de l’Ancien Régime

La Société des nations dans une convention relative à l’esclavage datant de 1926 définit la traite des esclaves comme « tout acte de capture, d’acquisition ou de cession d’un individu en vue de la réduire en esclavage ; tout acte d’acquisition d’un esclave en vue de le vendre ou de l’échanger ; tout acte de cession par vente ou échange d’un esclave acquis en vue d’être vendu ou échangé, ainsi que, en général, tout acte de commerce ou de transport d’esclaves ». En FRANCE en 1642 , Louis XIII autorise la traite et l’esclavage. En 1685, c’est l’adoption du Code noir, qui définit le statut juridique des esclaves dans les colonies françaises.En 1794, la Convention décrète l’abolition de l’esclavage. Il sera rétabli par Bonaparte en 1802, puis abolit dans les colonies françaises sous la IIe République. En 1865, aux États-Unis, c’est l’abolition de l’esclavage. Le BRESIL en 1888, est le dernier pays d’Amérique latine à abolir l’esclavage.

Dès 1831, après un voyage à Cuba, Victor SCHOELCHER affirme dans La Revue de Paris, que les esclaves sont des hommes donc sont libres de droit. En 1833, dans De l’esclavage et de la législation coloniale, il propose une libération progressive évitant les vengeances raciales et permettant aux esclaves d’acquérir l’autonomie économique et intellectuelle. Puis en 1838, participant au concours littéraire organisé par la Société de morale chrétienne, il préconise une libération immédiate sans période transitoire. À la suite de son voyage aux Antilles, en 1840-1841, il dédicace aux planteurs son ouvrage Colonies françaises, abolition immédiate de l’esclavage et propose d’interdire le sucre de betterave pour le remplacer par le sucre de canne.

A la fin de février 1848, pendant son voyage d’enquête au Sénégal, SCHOELCHER apprend la chute du roi Louis-Philippe. Il regagne paris, contacte François ARAGO ministre de la Marine et des Colonies qui le nomme sous-secrétaire d’état chargé des colonies et des mesures relatives à l’esclavage. Le 4 mars 1848, le décret, rédigé par Schoelcher, abolit l’esclavage et crée une commission chargée de préparer l’émancipation, est signé par le Gouvernement provisoire de la toute jeune République. Le 5 mars la commission voit le jour, elle est présidée par Schoelcher (elle comprend le directeur des colonies, un chef de bataillon d’artillerie de marine, un avocat à la Cour de Cassation, un ouvrier horloger. Elle tient sa première réunion le 6 mars, et le 27 avril elle propose une série de douze décrets qui émancipent les esclaves et organisent l’avenir dans les colonies. Des ateliers nationaux sont établis dans les colonies ; on crée des ateliers de discipline pour la répression de la mendicité ainsi qu’une caisse d’épargne ; un décret agence l’impôt personnel, les taxes sur les tafias, vins et spiritueux ; un autre institue une fête du Travail dans les colonies ; un décret organise les hypothèques eres généraux de la République sont créés et envoyés dans les colonies pour y appliquer les décrets ; la liberté de la presse est étendue aux colonies ; un décret précise les modalités du recrutement militaire, de l’inscription maritime, de la garde nationale (extension des dispositions ayant cours en France) ; le sort des vieillards, des infirmes et des orphelins est pris en charge ; des jurys cantonaux sont créés.

Ainsi près de 248 500 esclaves sont libérés (plus de 87 000 en Guadeloupe, près de 74 450 en Martinique, 60 650 à La Réunion, 12 500 en Guyane, plus de 10 000 au Sénégal d’après les demandes d’indemnisation présentées par les propriétaires)

L’ Organisation internationale du travail estime à 25 millions le nombre de personnes vivant actuellement dans des conditions assimilables à de l’esclavage, d’où le terme d’ « esclavage moderne ». Selon l’ONU, chaque année, deux millions de personnes sont réduites en esclavage !

"Aujourd’hui, j’exhorte tout un chacun, où qu’il ou elle soit, à battre le tambour pour proclamer que, noirs ou blancs, hommes ou femmes, nous ne formons qu’un seul peuple" M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU.

Guy QUEYTAN Secrétaire du Comité PG de la 13ème circonscription des Bouches du Rhône


Signatures: 0
Répondre à cet article

Forum

Date Nom Message