Tempêtes, ouragans : quelle prévention des risques ?

mardi 8 juin 2021.
 

quand souffle la tempête…

Après avoir examiné la prévention des risques de feux de forêt (Feu), d’inondation, (Eau) nous abordons la prévention des risques de tempêtes, tornades, ouragans (Air). Nous terminerons cette série avec la prévention des risques de séisme (Terre).

Doc 1 : Les ouragans, tempêtes et le réchauffement climatique

Le réchauffement climatique va augmenter le nombre d’ouragans extrêmement intenses »

Source : Le Point

entretien avec Gabriel Vecchi, professeur de géosciences à l’université de Princeton aux États-Unis et auteur de nombreuses études sur les ouragans. Le 05/09/2019 https://www.lepoint.fr/environnemen...

Propos recueillis par Olivier Pérou

Dorian, Irma, Katrina... Pourquoi les ouragans s’intensifient-ils autant depuis les années 1970 ? La faute du dérèglement du climat, mais pas que.

Plus de 16 000 maisons endommagées, au moins 20 morts aux Bahamas... Monstre en son genre avec des vents qui ont pu atteindre près de 300 km/h, l’ouragan Dorian s’approche désormais de la côte sud-est des États-Unis après avoir été rétrogradé en catégorie 3. Depuis Allen en 1980, ces phénomènes météorologiques extrêmes semblent devenir plus nombreux et plus intenses. La faute du dérèglement climatique ? Éléments de réponse de Gabriel Vecchi, professeur de géosciences à l’université de Princeton aux États-Unis et auteur de nombreuses études sur les ouragans.

Le Point : Les ouragans comme Dorian sont-ils courants à cette période de l’année ?

Gabriel Vecchi : Chaque ouragan est unique. Début septembre est généralement la période la plus active de l’année pour les ouragans dans l’Atlantique, et la trajectoire générale empruntée par Dorian et qui est prévue est relativement courante : l’ouragan se forme dans l’Atlantique tropical est, se dirige vers le nord-ouest, puis plus au nord, avant de revenir à l’est de l’Atlantique. Cependant, l’intensité de Dorian le distingue des ouragans du passé et les premiers rapports faisant état de dégâts causés par les Bahamas le prouvent. Donc, en ce qui concerne ses vents et son potentiel de dégâts, Dorian est loin d’être commun.

Comment de tels ouragans se forment-ils ?

De nombreux ouragans se développent à partir des vagues atmosphériques, c’est-à-dire des ondulations de quelques centaines de kilomètres de long dans les vents à quelques kilomètres de la surface. Ces « vagues d’est » se déplacent souvent de l’Afrique de l’Ouest vers l’Atlantique tropical. Lorsque les conditions atmosphériques et océaniques sont favorables – des vents faibles sur les 10 derniers kilomètres de l’atmosphère, des températures chaudes de l’océan, un air humide dans la basse atmosphère –, ces vagues peuvent se transformer en ouragans, puisant leur énergie en évaporant les eaux chaudes et en formant une circulation cyclonique fermée dans le sens inverse des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère nord. Le tout associé à des bandes de pluie. Les vents dominants vont déplacer les ouragans, donc vers l’ouest dans les basses tropiques et vers l’est dans les latitudes moyennes, tout en ayant tendance à se diriger vers le nord. Si les conditions atmosphériques et océaniques sont favorables, les ouragans peuvent s’intensifier et, ce faisant, devenir généralement plus dangereux.

Avec des vents approchant les 300 km/h, Dorian est devenu le deuxième ouragan le plus puissant de l’histoire de l’océan Atlantique après Allen en 1980, dépassant Irma en 2017 et Katrina en 2005. Pourquoi les ouragans et les tempêtes semblent-ils s’intensifier ces vingt dernières années ?

Il y a beaucoup d’intérêt à comprendre pourquoi les ouragans dans l’Atlantique s’intensifient si clairement depuis les années 1970. Trois hypothèses principales existent actuellement. Au cours des dernières décennies, les cycles naturels de l’océan et de l’atmosphère ont permis de concentrer la chaleur dans l’Atlantique, renforçant ainsi l’activité des ouragans. Les « aérosols » – ces petites particules dans l’atmosphère, telles que la poussière, la suie et le sulfate – avaient une concentration plus élevée au-dessus de l’Atlantique dans les années 1970-1980 qu’au cours des dernières décennies, et leur concentration réduite permettait à plus de lumière solaire de chauffer l’Atlantique récemment, renforçant l’activité des ouragans. Enfin, l’augmentation des gaz à effet de serre a entraîné un réchauffement régulier de l’Atlantique, ce qui a contribué à accroître l’activité des ouragans. Ces trois hypothèses ne sont pas « exclusives », c’est-à-dire que ces trois facteurs peuvent avoir eu lieu indépendamment de l’autre. À mon avis, il est probable qu’ils ont tous joué un rôle, et le défi consiste à déterminer le rôle que chacun a joué. Malheureusement, la tâche est très difficile et il n’existe actuellement aucun consensus scientifique solide à ce sujet.

Y a-t-il donc réellement plus d’ouragans que par le passé ?

Depuis les années 1970, les ouragans de l’Atlantique sont devenus plus fréquents et plus intenses. Cependant, depuis la fin des années 1800, la tendance enregistrée dans la fréquence des ouragans dans l’Atlantique semble être liée à une meilleure notification de la fréquence des tempêtes, et non à une augmentation réelle du nombre d’ouragans. Il est néanmoins prouvé que les ouragans de l’Atlantique connaissent une intensification beaucoup plus rapide récemment qu’au cours des années 1980. C’est aussi valable pour les cyclones tropicaux partout dans le monde. Selon une étude récente menée par Kieran Bhatia et publiée dans Nature, la fraction des ouragans de l’Atlantique en pleine intensification a augmenté à un rythme difficilement explicable par les seuls cycles naturels.

Est-ce donc le réchauffement climatique qui joue un rôle sur leur puissance ?

Globalement, le réchauffement de la planète va entraîner une augmentation du nombre de cyclones tropicaux intenses dans le monde au cours du siècle actuel. De manière générale, nous nous attendons à ce que le réchauffement climatique augmente la probabilité qu’un ouragan subisse une intensification rapide par rapport à il y a un siècle ou même cinquante ans. Les ouragans extrêmement intenses, tels que Dorian, seront plus courants au cours du siècle. Pourtant, il est beaucoup plus difficile d’évaluer correctement le rôle que le réchauffement climatique a joué dans un seul ouragan de nos jours, car de nombreux facteurs doivent être pris en compte et l’impact du réchauffement sur les ouragans peut être plus faible que celui d’autres facteurs.

Lesquels ?

De nombreux éléments entrent en jeu pour comprendre le danger d’une tempête. Le parcours d’une tempête est évidemment un premier élément : la majeure partie du danger réside là où les vents, les pluies et les vagues d’une tempête se concentrent. Autre facteur : l’élévation du niveau de la mer, en cours depuis la fin des années 1800 et qui devrait se poursuivre au cours de ce siècle, rend les tempêtes plus dangereuses pour les communautés côtières. Un air plus chaud peut « retenir » plus de vapeur d’eau, ce qui améliore les précipitations dans un monde plus chaud. À cela, il faut ajouter des facteurs politiques, démographiques et économiques, tels que l’emplacement et le type de bâtiment, la capacité des personnes à évacuer, les défenses côtières, le cas échéant, etc.

Et il y a l’influence des océans qui se réchauffent. Quels sont les liens entre océans et ouragans ?

Un océan plus chaud augmente les risques d’ouragan. Lorsque ces derniers tirent leur énergie des eaux chaudes de surfaces chaudes, une température plus élevée de ces eaux créera un environnement propice à des ouragans plus intenses. Ces phénomènes ont tendance à se mêler à la partie supérieure de l’océan et les eaux souterraines ont tendance à être plus froides que les eaux proches de la surface. L’intensification de l’ouragan, en particulier pour une tempête lente comme celle de Dorian, profite d’une eau inhabituellement chaude à une profondeur de 100 mètres ou plus. Cependant, si la haute atmosphère est également plus chaude, il y a un effet compensateur. La question cruciale est de comprendre les relations entre la température de la surface océanique et celle de la haute atmosphère.

Donald Trump aurait proposé, pour neutraliser ces ouragans, de larguer une bombe atomique dans l’œil du cyclone. Ce qu’il a ensuite nié. Cependant, en 1959, l’opération « Plowshare » envisageait également l’utilisation de la bombe nucléaire pour réduire de moitié la force de ces tempêtes. Est-ce scientifiquement possible ?

Je pense que la réponse de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) à Donald Trump est la plus claire de toutes. La NOAA nous rappelle déjà que cette approche néglige le problème des retombées radioactives libérées qui se déplaceraient assez rapidement avec les alizés et causeraient ensuite des problèmes environnementaux dévastateurs. D’un point de vue purement scientifique, la principale difficulté liée à l’utilisation d’explosifs pour modifier les ouragans réside dans la quantité d’énergie nécessaire. Un ouragan entièrement développé peut libérer de l’énergie thermique à un taux de 5 à 20 puissance 13 watts et convertir moins de 10 % de la chaleur en énergie mécanique du vent. Le dégagement de chaleur d’un ouragan équivaut à une bombe nucléaire de 10 mégatonnes explosant toutes les 20 minutes.

Complément d’information sur la fréquence et l’intensité des tempêtes futures en France métropolitaine.

Source : Météo-France.. Extrait. http://www.meteofrance.fr/climat-pa...

L’état actuel des connaissances ne permet pas d’affirmer que les tempêtes seront sensiblement plus nombreuses ou plus violentes en France métropolitaine au cours du XXIe siècle.

Le projet ANR-SCAMPEI, coordonné par Météo-France de 2009 à fin 2011, a simulé l’évolution des vents les plus forts à l’horizon 2030 et 2080. Les simulations ont été réalisées par trois modèles climatiques selon trois scénarios de changement climatique retenus par le GIEC pour la publication de son rapport 2007. Les résultats sur les vents forts sont très variables. Seul le modèle ALADIN-Climat prévoit une faible augmentation des vents forts au Nord et une faible diminution au Sud pour tous les scénarios, sur l’ensemble du XXIe siècle.

Les analyses de scénarios climatiques publiés dans le dernier rapport de la « mission Jouzel » (Volume 4, 2014) confirment le caractère très variable des résultats d’un modèle à un autre et surtout la faible amplitude de variations des vents les plus forts.

Remarque HD : les modélisations numériques datent de 2011, elles devraient être réactualisées.

Doc 2 : Prévention des risques liés à la tempête. (Niveau individuel)

Source :Fédération Nationale des sapeurs pompiers de France https://www.pompiers.fr/grand-publi...

S’informer de la Vigilance météorologique

Il existe en règle générale quatre niveaux de vigilance :

Vert = pas de vigilance particulière ;

Jaune = phénomène habituel dans la région, mais occasionnellement dangereux ;

Orange = vigilance accrue nécessaire car phénomène dangereux d’intensité inhabituelle ;

Rouge = vigilance absolue obligatoire car phénomène dangereux d’intensité exceptionnelle.

À tout moment, informez-vous sur les niveaux de vigilances météo en cours sur : http://vigilance.meteofrance.com/

Comment éviter les complications dues à une tempête ?

Toujours se mettre à l’abri dans un bâtiment en dur ;

Mettre les objets d’extérieur à l’abri du vent pour éviter qu’ils s’abiment et qu’ils s’envolent ;

S’équiper d’une radio portable à piles pour s’informer de l’évolution de la situation ;

Prévoir une lampe de poche en cas de coupure de l’électricité ;

Garer la voiture au garage ou à l’abri pour éviter qu’elle soit endommagée ;

Faire une réserve d’eau potable, de nourriture, de médicament en cas de traitement, de couverture, etc. ;

Mettre à l’abri les papiers importants : permis de conduire, carte d’identité, carte vitale, carte de groupe sanguin, carnet de santé, livret de famille, passeport, contrats d’assurance, factures importantes, etc. ;

Fermer les volets ;

Fixer les panneaux de contreplaqué sur les ouvertures sans protection.

Comment bien réagir en cas de tempête ?

Rester à l’abri et évacuer les lieux selon les consignes des secours ou si la montée des eaux l’oblige ;

Fermer les portes, les fenêtres et les volets ;

Ne jamais prendre la voiture même pour récupérer les enfants à l’école. Ils seront pris en charge par les professeurs ;

Ecouter les consignes des secours et des autorités ;

Débrancher les appareils électriques ;

Eviter de téléphoner pour laisser les lignes disponibles pour les secours ;

Respecter les consignes d’utilisation des chauffages d’appoint pour éviter l’intoxication au monoxyde de carbone.

Comment réagir en tant que témoin d’un accident provoqué par la tempête ?

Durant une tempête, les arbres sont menacés. Il est donc probable que des arbres chutent sur la voie publique, sur les habitations, les voitures, etc.

Si un arbre s’abat sur une voiture occupée, il faut porter secours aux occupants et ce sans mettre sa propre vie en danger.

Se diriger vers la voiture en question seulement si aucun autre arbre menace de tomber ;

Couper le moteur si celui-ci est en marche ;

Evaluer le nombre de personnes blessées ;

Alerter les secours en composant le 18 ou le 112 ;

Tentez de protéger les victimes sans se mettre soi-même en danger mais ne pas sortir les personnes du véhicule ;

Rassurer les victimes.

✆ Appel d’urgence : un numéro unique, le 112

Numéro d’urgence gratuit et accessible partout en Europe, le 112 permet de joindre les services de secours du département qui enverront les moyens adaptés. Le 112 fonctionne même depuis un téléphone verrouillé ou ne disposant pas d’une carte SIM.

Comment agir après une tempête ?

Faire attention à la possible montée des eaux ;

S’éloigner des points dangereux ;

Ne jamais toucher les câbles ou fils électriques rompus ou à terre ;

Evaluer les dégâts : cheminées et toitures endommagées, arbres menaçants, etc. ;

Faire appel à des professionnels qualifiés pour réparer les dégâts ;

Couper les branches d’arbres qui risquent de tomber ;

Ne pas utiliser l’eau du robinet avant que le réseau soit désinfecté.

Autre source de documentation de prévention plus complète :

MAIF : conseils prévention des risques de tempête.

https://www.maif.fr/conseils-preven...

Base de données sur les tempêtes de Météo-France. Carte de vigilance. Historique.

Source : Tempête en France. Météo-France

http://tempetes.meteofrance.fr/

Doc 3 : Tempêtes remarquables en France

Source : Météo-France http://tempetes.meteo.fr/spip.php?a...

Plusieurs tempêtes touchent chaque année sur l’Hexagone, présentant chacune des caractéristiques différentes liées à la dépression associée : trajectoire, dimension, vitesse de déplacement, stade de développement, etc. Les zones touchées et les dommages occasionnés sont ainsi très variables. On distingue malgré tout deux principaux types de tempêtes sur la France :

- Les tempêtes « océaniques » pour lesquelles les régions les plus exposées de l’Hexagone se trouvent situées entre les Pays de la Loire et la Normandie. Sont également concernés, mais à degré moindre, le Poitou-Charentes ainsi qu’une zone s’étendant de l’Île-de-France au Nord et à l’Alsace. Le Sud-Ouest est moins fréquemment touché, en particulier l’intérieur des terres rarement concerné.

- Les tempêtes « méditerranéennes » touchent principalement le Sud-Est et le Massif Central, mais elles peuvent parfois déborder sur les régions avoisinantes (Midi-Pyrénées ou Rhône-Alpes). Elles sont souvent plus durables que les tempêtes océaniques et peuvent ainsi occasionner de gros dégâts.

Tempêtes majeures France

* Rafale caractéristique : après spatialisation des rafales en points de grille tous les 2,5 km, nous éliminons 10 % des rafales les plus extrêmes afin de se soustraire des zones faussant la représentativité de la tempête (crêtes, sommets…) et retenir ainsi une rafale caractéristique du phénomène.

"L’ouragan" de 1987, la tempête de novembre 1982 et les tempêtes Lothar et Martin se distinguent quant à la surface touchée par des vents supérieurs à 160 km/h : environ 3 % pour les 3 premières et 6 % pour Martin.

Plusieurs tempêtes récentes ont marqué les mémoires

CIS FXI Xynthia Xynthia (27 et 28 février 2010) traverse la France, des régions vendéennes et charentaises à celles du nord-est. La zone touchée par les vents supérieurs à 100 km/h est particulièrement étendue, plus vaste que lors de la tempête Martin. Mais la zone de vents les plus forts est beaucoup plus restreinte.

Malgré cela, Xynthia se révèle extrêmement meurtrière : la tempête produit des fortes vagues, mais également des élévations importantes du niveau de la mer (surcotes) au moment de pleine mer avec une marée à forts coefficients. Sur le littoral les phénomènes de submersion ont un impact catastrophique.

CIS FXI Klaus Klaus (24 janvier 2009) affecte principalement le sud-ouest du pays. Si les surfaces touchées aussi bien par Lothar que Martin ont été plus larges que celles concernées par Klaus, les vents maximum enregistrés sont aussi violents.

Des rafales de 191 km/h sont mesurées au Cap Béar, 184 km/h à Perpignan et 173 km/h au Cap-Ferret et à Biscarosse.

Klaus se distingue aussi par la persistance des vents forts durant parfois plus de 10 heures.

CIS FXI Martin Martin (27 et 28 décembre 1999) circule nettement plus au sud que Lothar : les vents forts concernent principalement la moitié sud de la France, épargnant toutefois une partie du Sud-Est. Des rafales de 198 km/h et 194 km/h sont mesurées respectivement à Saint-Denis d’Oléron et à Royan, dépassant ainsi les valeurs maximales observées la veille lors du passage de Lothar.

Toutefois, l’étendue géographique de la tempête Martin reste en deçà de celle de Lothar...

CIS FXI Lothar Lothar (26 décembre 1999) balaie le nord du pays avec des rafales souvent supérieures à 140 km/h sur une vaste zone s’étendant de la Bretagne à l’Alsace. Des rafales de 173 km/h sont enregistrées à Saint-Brieuc et Solenzara, 169 km/h à Paris-Montsouris et 155 km/h à Nancy ou Colmar.

Les vents exceptionnellement forts concernent de très nombreuses régions de la moitié nord de la France. De ce point de vue, Lothar est sans nul doute la tempête la plus sévère en France depuis 1980.

Rafales maximales estimées

La tempête du 12 janvier 2004 touche essentiellement le nord de la France avec localement des rafales aux alentours de 130 km/h à l’intérieur des terres.

Le radiosondage effectué à Brest le 12 janvier à 12 UTC mesure vers 12800 mètres un vent de près de 539 km/h ce qui semble être un record en France.

En Corse les rafales sont exceptionnelles avec une pointe à 193 km/h dans le port de Bastia, 184 km/h au Cap Corse et 162 km/h à Conca.

La tempête Herta du 3 février 1990 Malgré des rafales de vent qui n’atteignent généralement pas la violence de celles observées en 1999, la tempête Herta du 3 février 1990 est particulièrement meurtrière.

Elle s’inscrit dans une période remarquable qui, dans les premières semaines de l’année 1990, voit se succéder sur la France de nombreux événements tempétueux.

"L’ouragan" du 15 au 16 octobre 1987 Pour la force des vents observés en France métropolitaine, la tempête du 15 au 16 octobre 1987 aussi appelée "l’ouragan de 1987" reste toujours la référence.

C’est surtout l’ouest et le nord-ouest du pays qui sont concernés. Sur les côtes bretonnes et normandes, les vents sont le plus souvent supérieurs à 170 km/h.

À Granville (Manche) et à la pointe du Raz (Finistère), les rafales atteignent même 216 km/h ce qui constitue à ce jour le record en France métropolitaine.

Tempête du 6 au 8 novembre 1982 La dépression positionnée en Atlantique génère des vents particulièrement violents de secteur sud à sud-est.

Sont particulièrement touchés le Languedoc-Roussillon, l’ouest de la Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Auvergne, le Limousin et jusqu’en Bourgogne.

Elle s’accompagne de précipitations diluviennes sur les régions exposées du Sud-Est.

Les vents régionaux

mesure de la force des vents : l’échelle de Beaufort. Observation de la surface de la mer.

https://www.alertes-meteo.com/diver...

Doc 4 : La gestion des digues

En France, la gestion des digues est un véritable casse-tête

Source : Le Monde https://www.lemonde.fr/planete/arti...

En France, la gestion des digues est un véritable casse-tête

Près d’un tiers des ouvrages n’ont pas de propriétaire connu ou sont entre les mains de riverains ou de communes aux moyens insuffisants.

Par Bertrand d’Armagnac . Les 3–4 mars 2010.

Qui gère les milliers de kilomètres de digues recensés le long des fleuves et du littoral français ?

Mercredi 3 mars, en conseil des ministres, le gouvernement devait dessiner les contours d’une feuille de route pour le plan digues, sans donner pour le moment le détail concret des mesures à prendre. Afin de se déployer efficacement, le dispositif devra faire face au problème de la responsabilité de gestion des ouvrages. La question relève souvent du casse-tête. Au flou des responsabilités et à la multiplicité des acteurs impliqués s’ajoute le manque de moyens pour l’entretien et le renforcement des digues.

"Le morcellement des responsabilités et la question de la compétence et de la capacité des acteurs locaux sont les points les plus importants du dossier" : le constat établi par Jean-Marc Kahan, du service des risques naturels et hydrauliques au ministère de l’écologie, est partagé par la plupart des spécialistes de l’aménagement fluvial et maritime. Sur les quelque 8 000 à 9 000 kilomètres de digues recensés, entre 3 000 et 3 500 kilomètres n’auraient pas de propriétaire connu ou seraient entre les mains d’individus, d’entreprises ou d’associations de riverains n’ayant pas les moyens, ou pas la volonté, d’investir dans les ouvrages. Pour de nombreuses digues très anciennes, parfois vieilles de plusieurs siècles, l’absence de propriétaire s’explique par la disparition des actes administratifs de propriété. Et le coût des travaux décourage certains acteurs. "Le renforcement ou la construction d’une digue coûte de 1 à 2 millions d’euros par kilomètre", note Nicolas-Gérard Camphuis, directeur du Centre européen de prévention des risques d’inondation (CEPRI), un groupe d’expertise créé par des collectivités locales.

"Clarifier la responsabilité"

Afin d’éviter que ne perdurent le flou et l’inaction qui règnent autour de la maîtrise d’ouvrage de certaines digues, et pour mieux connaître l’état du parc français, l’Etat a lancé dès 1994, après les grandes crues de 1993, un recensement des sites, qui s’est amplifié à partir de 2003. Cet inventaire est pratiquement terminé et doit permettre de valider l’existence d’un propriétaire, d’élaborer le classement des digues selon leurs caractéristiques techniques et les risques qui leur sont associés, et de conduire au renforcement ou à la suppression de certains ouvrages...

Par ailleurs, le cadre juridique s’est structuré au cours des dernières années. Le point de départ du droit est une loi de 1807 qui précise que la gestion des digues incombe aux propriétaires. Récemment, la réglementation s’est faite plus contraignante. La loi de 2006 sur "L’eau et les milieux aquatiques" a été suivie d’un décret de décembre 2007, qui établit, notamment, la nécessité de mener pour les digues des "études de danger".

Ces audits, menés aux frais du propriétaire du site, doivent établir les risques que les digues font courir aux populations ou aux installations publiques et industrielles. En fonction des résultats, les propriétaires doivent être capables de surveiller leurs digues, de les entretenir et d’en prévenir les défaillances. Le tout sous le contrôle des services territoriaux de l’Etat. Mais les travaux qui en découlent sont souvent hors de portée des associations de riverains ou des petites communes, même si l’Etat peut subventionner certains projets.

Une meilleure gestion des digues en France doit aller au-delà d’un plan ponctuel. "La restructuration technique des équipements ne suffit pas, il faut aussi se poser la question de la gouvernance du parc pour que soient dégagés sur le long terme une stratégie globale et des moyens", lance Nicolas-Gérard Camphuis, du CEPRI. "Pourquoi ne pas avoir la même approche d’ensemble que pour le réseau ferré ou les autoroutes ?".

La structuration des compétences et des moyens passe notamment au niveau local par la constitution de syndicats de gestion. A l’image du Symadrem, qui gère en Camargue les 240 kilomètres de digues du delta du Rhône et rassemble régions, départements et communes, ou de l’AD Isère, où se retrouvent associations de riverains propriétaires et collectivités. Mais "il faudra aussi clarifier la responsabilité des structures publiques qui reprennent les ouvrages anciens, afin de ne pas décourager les collectivités locales", noteThibaut Mallet, directeur technique du Symadrem.

Informations complémentaires sur les risques côtiers

1. Le Plan de Submersion Rapide (PSR)

http://www.risques-cotiers.fr/fr/bo...

Un bilan relativement médiocre de la mise en place des PSR par le conseil général de l’environnement. https://www.banquedesterritoires.fr...

2. Analyse des risques côtiers par le BRGM. https://www.brgm.fr/activites/risqu...

Prévention des risques côtiers : outil Cactus. Source : Université de Nantes https://outil-cactus.parc-golfe-mor...

4. Prévenir et gérer les risques côtiers du littoral Atlantique Projet ANCORIM https://www.actu-environnement.com/...

Doc 5 : Habitations anti ouragan et antisismique

1. Construire pour résister aux bourrasques.

Cet article répertorie des formes et des matériaux divers pour résister aux bourrasques dans différents pays du monde. Riche en illustrations.

https://www.decoatouslesetages.fr/2... bourrasques

2. Constructions paracyclonique.

Cet article de Wikipédia donne notamment des informations sur les critères de construction à respecter pour les toitures, les murs il implantation de l’habitation.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Const...

3. Carte des zones de vents et effets sur les structures. Source : Le Moniteur.

https://www.lemoniteur.fr/article/r...

Source : I Cab https://www.icab.eu/guide/nv65/vent.html

Source : Eurocode. https://www.lisa.blue/help/zone_ven...

Doc 6 : Enfouissement des lignes électriques

Enfouissement des lignes : une solution avantageuse ? Source : énergieek.com

https://lenergeek.com/2019/03/20/en...

Question écrite au Sénat en 2009

la réponse du ministre de l’écologie donne quelques informations intéressantes sur les projets d’enfouissement des lignes électriques et téléphoniques. (2009) https://www.senat.fr/questions/base... enfouissement des lignes aériennes.

Cet article explique le rôle des communes en rapport avec le distributeur en s’appuyant sur la réglementation indiquée.

Source : la gazette des communes

https://www.lagazettedescommunes.co...

Doc 7 : la guerre climato–météorologique. Mythes et réalités

1) La géo-ingénierie, ou comment l’Homme contrôle les phénomènes météorologiques

https://dailygeekshow.com/controle-...

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2) L’interdiction de l’utilisation d’armes agissant sur le climat en 1978

source : Persée. Annuaire Français de Droit International.

LA CONVENTION SUR L’INTERDICTION D’UTILISER DES TECHNIQUES DE MODIFICATION DE L’ENVIRONNEMENT A DES FINS HOSTILES Georges FISCHER

L’Assemblée générale des Nations Unies, par sa résolution 31/72 du 10 décembre 1976, a soumis à tous les Etats « pour examen, signature et ratification », la Convention sur l’interdiction d’utiliser des techniques de modification de l’environnement à des fins militaires ou à toutes autres fins hostiles. La Convention a été ouverte à la signature le 18 mai 1977. On commencera par rappeler l’arrière- plan de cet instrument. On analysera ensuite ses dispositions et l’on cherchera, pour finir, à évaluer son importance.

Depuis longtemps, la science -fiction décrit les horreurs de la guerre mésologique. En réalité l’environnement peut être modifié dans le cadre d’actions hostiles, par deux catégories de phénomènes : ceux qui résultent indirectement ou incidemment de l’emploi des armes existantes (classiques ou de destruction massive) et ceux que provoquent le recours à des techniques expressément conçues et appliquées pour modifier une force ou une structure naturelle ou l’équilibre global (1).

Lire la suite en utilisant le lien suivant : https://www.persee.fr/doc/afdi_0066...

**

Conclusion

Depuis au moins 30 ans, on constate que les politiques aux commandes de l’État n’ont pas de vision stratégique à long terme et ne mettent pas en œuvre les moyens ²financiers suffisants pour appliquer correctement les préconisations de différents rapports d’expertise. Il faut attendre que se déclenche une tempête importante comme en 1999 et 2009 pour se pencher sur le problème de l’enfouissement des lignes aériennes (téléphone et électricité).

Il faut attendre l’effet désastreux d’une tempête sur une portion du littoral atlantique pour penser à la mise en œuvre d’un plan de rénovation des digues dont le bilan n’est pas encore actualisé. Il faut toujours se garder des accusations à l’emporte-pièce du type : « rien n’a été fait ! ».

Par exemple, l’enfouissement des nouvelles lignes électriques à moyenne et basse tension est maintenant réalisée à 95–98 % mais nous sommes loin du compte pour l’enfouissement des anciennes lignes. Il y a souvent quelque chose de fait, mais c’est toujours très insuffisant en raison de l’étranglement financier de l’État par les néolibéraux depuis des décades.

De ce point de vue, on pourrait parler de décadence de l’État français provoqué par les politiques néolibérales. ** Hervé Debonrivage²


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