Gauche unitaire en congrès les 5 et 6 février 2011

jeudi 10 février 2011.
 

1) Une délégation du Parti de Gauche au congrès de la Gauche Unitaire

Le Parti de Gauche entend saluer comme il se doit les délégués du premier congrès de Gauche Unitaire, l’un de ses deux partenaires actuels du Front de Gauche.

Les militants de la Gauche Unitaire, regroupés autour de Christian Piquet, ont quitté la LCR il y a deux ans devant le refus de leur organisation d’origine de construire le Front de Gauche. Ils ont depuis oeuvré sans faillir au renforcement de ce dernier. Ils ont préfiguré l’élargissement toujours plus nécessaire du Front que nous avons cofondé avec le PCF.

Les deux co-présidents du PG, Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard ainsi qu’Eric Coquerel, Secrétaire national chargé des relations unitaires, conduiront une délégation de 10 responsables nationaux qui se relaieront samedi et dimanche sur les lieux du congrès (Eurosites, 27 rue Godillot, 93400 Saint-Ouen).

A la demande de Gauche Unitaire, Jean-Luc Mélenchon prendra la parole devant les congressistes dimanche à partir de 11h30.

2) Gauche unitaire (en congrès les 5 et 6 février 2011) se veut provisoire

Christian Picquet est sans doute le plus connu. Mais Alain Faradji, Céline Malaisé et Francis Sitel sont les trois autres militants à avoir claqué, en mars 2009, la porte de la LCR-NPA et bâti la Gauche unitaire (GU) pour renforcer la maison Front de gauche. Deux ans plus tard, alors que se tient, aujourd’hui et jusqu’à dimanche, le premier congrès de leur mouvement, ils continuent à afficher leur volonté qu’existe un parti unique de « la gauche de gauche, dès lors que les conditions sont réunies », précise Christian Picquet.

La GU n’est, pour eux, qu’une construction éphémère, même si « le provisoire peut durer plus longtemps que prévu », résume Céline Malaisé. « Plus vite nous pourrons nous dépasser dans un parti plus large, pluriel, mieux cela vaudra », affirme Francis Sitel. Lequel ne semble pas faire du renforcement quantitatif de la GU un enjeu primordial  : « Nous voulons certes nous consolider, mais pas nous construire pour les années à venir. »

Est-ce pour cette raison que le nombre de 500 adhérents est lâché du bout des lèvres  ? « Nous avons multiplié par cinq nos effectifs », préfère insister Céline Malaisé. « 40 % d’entre eux n’étaient ni à la LCR ni au NPA. C’est encourageant », ajoute Alain Faradji. Parmi eux, « des jeunes sans expérience militante auparavant », spécifie-t-il. « Notre formation compte sept conseillers régionaux, c’est plus que la LCR n’a jamais eu dans toute son histoire », ajoute Christian Picquet. Il reconnaît toutefois que la « faiblesse » du nombre peut s’avérer handicapante, car, dit-il, « la capacité de peser dépend aussi de notre force organisée ». Une force suffisamment puissante pour pouvoir compter autant que ses partenaires, le Parti de gauche et le PCF, au sein du Front de gauche. Lequel devrait lui-même, selon la GU, se métamorphoser en un parti qui « doit rendre compatible l’engagement militant avec le respect de l’individu, et le pluralisme partisan qui interdit de supposer l’existence d’une vérité politique uniqu  », note la déclaration de principes soumise, dimanche, au vote des congressistes.

En attendant, Christian Picquet et ses camarades veulent mettre tout le poids de leur formation au service d’un Front de gauche qui devrait, selon eux, secouer la gauche tout entière. « Il est le seul outil susceptible d’ouvrir un processus de recomposition de la gauche en profondeur. Il se doit d’agir en aile marchante de la gauche », s’exclame le porte-parole. Or, confient les responsables de la GU, les pesanteurs semblent parfois envelopper le Front de gauche. « Il faut qu’il intègre les organisations qui souhaitent en être », soutient Céline Malaisé. « Alors que bien des voix en son sein et autour de lui demandent de casser le cartel, le Front de gauche a du mal à le faire », regrette Francis Sitel. Lui, reste convaincu que « l’existence de comités locaux unitaires » le sortirait du tête-à-tête. « Le Front de gauche doit aider à la création des comités locaux afin de donner une véritable dynamique d’enracinement sur le terrain », affirme Christian Picquet.

La Gauche unitaire lie intimement son sort à celui du Front de gauche. Une coalition à laquelle elle apporte « une contribution pour franchir les unes après les autres les différentes étapes de son développement ». Notamment en n’hésitant pas à tirer la sonnette d’alarme à chaque fois qu’elle estime que les ambitions personnelles ou partisanes prennent le pas sur le fond politique. La Gauche unitaire a une voix d’autant plus libre qu’aucun de ses membres ne se présente à la candidature du Front de gauche en 2012.

Mina Kaci


Signatures: 0
Répondre à cet article

Forum

Date Nom Message