15 décembre 2007 : Nico et Carla à Disneyland

samedi 23 mars 2019.
 

Quand Sarko part danser avec Mickey, et aussi avec Picsou

Un matin, à la radio, aux petites aurores, qu’ouis-je ? Qu’esgourde-je ? Notre président serait comme on dit falling in love...

Yees ! Ça va nous le changer, cette affaire, à coup sûr. Vous allez voir qu’il va devenir tout doux, tout sympa, tout charmant. Ça fait toujours comme ça, l’amour, d’habitude, non ? Alors, bon, les esprits grincheux vont encore trouver des tas de raisons pour jouer les trouble-fête, coup de pub, écran de fumée, diversion, tout ça...

Rien que des jaloux, c’est tout. Parce que, quoi, notre président n’aurait pas le droit d’aller s’amuser lui aussi sur les montagnes russes ? Disneyland, c’est marrant comme tout. D’abord, tu crois que c’est pour du vrai. Les maisons, les rivières, les fleurs, les gens, les bestioles, même le Père Noël, tu le crois véridique, avec ses rennes et ses lutins. Jusqu’au moment où tu te rends compte (en réalité, si tu es un peu futé, ça te prend 30 secondes, l’atterrissage) que tout est en toc, enfin, pas vraiment tout, les factures dans les cavernes d’Ali-Baba de la surconsommation elles ne sont pas en toc, elles... Mais pour le reste, tout, les costumes, les fontaines, le château, même les gens sont en toc, dans ce zinzin.

Un peu comme notre président, finalement. Tout du toc. Chez nos copains de Politis, ils l’ont appelé le président bling-bling. Du clinquant, du strass, des paillettes. Dans les journaux bien rencardés, ils disent « glamour ». Tu parles d’un glamour... Le problème, c’est que justement, tout ça, le glamour, c’est pour du faux. La seule vérité là-dedans, c’est le SMIC qui n’augmente pas, les SDF qu’on ramasse à la pelle et qu’on vire à la Seine, les 15 milliards de cadeaux aux potes du prince, les postes de fonctionnaires qui disparaissent, l’école qui sombre, les usines qui ferment, les traîtres qui se gobergent dans les ministères, le référendum qu’on nous vole, le surendettement qui explose. Ça, c’est pas de la blague pour enfants sages. C’est du lourd, messieurs-dames.

Alors, on se dit, la romance d’amour, façon ouverture, du président bling-bling avec une dame « qui-se-prétend-de-gauche-comme-quoi-elle-a-voté-pour-Ségolène... » (et que d’ailleurs, on s’en fout complètement pour qui elle a voté !), ça ne nous regarderait pas, si on n’en profitait pas pour nous rouler une fois encore dans la farine.

Vous n’en avez pas un peu ras-le-bol, vous, de tout ça ? Depuis trois ans que ça dure, cette pantalonnade. Un coup, ma chérie se barre, je pleure plein écran. Un coup elle revient, je lui roule des patins, plein écran toujours. Un coup, elle se rebarre, me revoilà tout chiffon. Et puis, là, tout d’un coup, conte de Noël, magnifique, la princesse splendide, on oublie tout, le peuple va être content, le souverain est amoureux. Et pendant ce temps-là, c’est le tiroir-caisse qui fait ding-ding, le mien, le vôtre, et notre pouvoir d’achat qui s’écroule comme le rêve d’Alice.

Zut ! Il nous casse les pieds. D’autant que pour nous faire part de son tout nouveau bonheur, le gars, il aurait peut-être pu choisir un endroit un peu plus... un peu moins... enfin, vous voyez bien ce que je veux dire, le temple du pognon, le royaume de l’exploitation, sans même évoquer le facho qu’était l’Oncle Walt... celui-là même qui dénonçait ses employés aux sbires de Mac Carthy... Comme symbole de la douceur de vivre à la française, tu repasseras. Enfin ! Ce qui peut encore nous arriver de mieux, c’est qu’elle n’en profite pas pour en faire une chanson, de sa roucoulade. C’est du coup qu’on se pend !

brigitte blang pour prs 57


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