Qui est José Maria Aznar, ex-premier ministre espagnol, traité de fasciste par Hugo Chavez ?

samedi 22 juin 2019.
 

En novembre 2007, le Sommet Iberico-américain au Chili réunissait les représentants de l’Espagne (roi Juan Carlos, premier Ministre José Louis Zapatero) et les nouveaux chefs d’Etat d’Amérique Latine : Hugo Chavez (Venezuela), Daniel Ortega (Nicaragua), Evo Morales (Bolivie), Rafaël Correa (Equateur), Nestor Kirchner( Argentine).

L’épithète de fasciste attribuée par Hugo Chavez à José Maria Aznar a provoqué la fureur du roi d’Espagne et une altercation avec lui.

Nous ne pouvons laisser passer cela :

* sans rappeler l’importance de la famille Aznar comme référence idéologique du fascisme traditionnaliste au 20ème siècle (pour s’en persuader, relire L’Union Catholique, en particulier de 1940 à 1943)

* sans signaler le rôle de José Maria Aznar, comme premier ministre, au niveau international.

Aussi, nous mettons en ligne ci-dessous un article émanant du site http://www.avenirdattac.net/spip.ph...

a) Qui est José Maria Aznar ?

Petit fils et fils de franquistes, il milite dans un mouvement étudiant issu de la phalange. Il devient en 1987 chef du parti de droite l’Alliance Populaire de Manuel Fraga dans lequel on retrouve de très nombreux franquistes. Aznar change le nom du parti pour Parti Populaire (el PP). Il gagne les élections législatives par deux fois et gouverne l’Espagne entre 1996-2000 et entre 2000-2004.Il fait ainsi suite aux gouvernements de Felipe Gonzales.

b) Aznar et l’Amérique Latine

− Sur Cuba

i) Dès son arrivée au pouvoir, Aznar, par allégeance aux USA, porte des critiques sur Cuba. Il nomme un ambassadeur qui ne reçoit pas l’agréement du gouvernement cubain tant ses attaques contre le régime cubain sont considérées comme inacceptables. Un autre ambassadeur est alors nommé, franquiste affiché. Pendant cette période, l’ambassade d’Espagne à La Havane deviendra un lieu de propagande anti-cubaine, recevant, d’après Castro, des « pseudo dissidents », et en relation avec les USA.

ii) Lors d’une visite aux USA, Aznar côtoie la Fondation cubano-américaine dirigée à l’époque par Jorge Mas Canosa, éxilé cubain multimillionnaire (dont Aznar devient ami). Il est considéré comme le plus ultra des faucons opposés au régime cubain et se trouve cité dans l’organisation d’attentats y compris contre Fidel Castro.

Cette Fondation est accusée de toucher des fonds en provenance de la drogue et du gouvernement étatsuniens pour organiser crimes, séquestrations de civils, propagande, etc. contre le régime cubain. Aznar visite l’Amérique centrale en empruntant l’avion personnel de Jorge Mas Canosa.

iii) Lors de l’ouverture de Cuba aux capitaux étrangers, ce qu’on appelle « la création de sociétés mixtes », deux espagnols investissent plus de cent milles dollars pour la création d’une société qui achetait la matière première en Colombie et la vendait en Espagne. Les autorités cubaines découvrent alors que cette société se livre en fait au trafic de la drogue via Cuba, accusation confirmée de source colombienne. Castro demande leur arrestation qui eut lieu en Espagne. Les protagonistes furent acquittés au prétexte dirent-ils que cette attaque de Cuba n’avait d’autres buts que de récupérer leur usine et leurs affaires. Aznar demande alors à l’Union européenne de prendre des sanctions contre Cuba.

Le 25 Avril 2003, Castro dénonce à travers la télévision cette affaire et traite Aznar de « petit führer » et de lâche. Le 30 Avril 2003, la Commission européenne prend des sanctions contre Cuba et le 5 Juin 2003 c’est autour de l’Union européenne. Cette situation durera jusqu’au 3 janvier 2005.

Sur le Venezuela

Lors du coup d’Etat contre Chavez en 2002 (qui écarta Chavez du pouvoir pendant 48 heures) se trouvaient au Palais Présidentiel à Caracas (nommé el Palacio) en compagnie des puschistes, l’ambassadeur d’Espagne et l’ambassadeur des Etats-Unis.

Toutes ces raisons expliquent que lors de ce sommet iberoaméricain de novembre 2007, Chavez ait traité de fasciste José Maria Aznar devant le roi d’Espagne et le premier ministre espagnol. Chavez a même demandé au roi comment se faisait-il qu’en tant que responsable de la politique étrangère de l’Espagne il ait pu ignorer un tel acte.

11 mars 2004 : Attentats d’Atocha. Un modèle de communication gouvernementale mensongère, celle de Jose Maria Aznar


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