Présidentielle 2022 : Malgré toutes les attaques, Mélenchon reste le seul candidat ayant des chances à gauche

samedi 17 avril 2021.
 

10) Malgré toutes les attaques, Mélenchon reste le seul candidat ayant des chances à gauche

En ce mois d’avril 2021, l’institut IFOP a réalisé un sondage auprès d’un échantillon de 1730 français selon la méthode des quotas.

Il présente l’intérêt d’avoir testé dix panels différents de candidats.

10a) Intentions de vote par candidat (moyenne des intentions en leur faveur dans les différents cas de figure

Arthaud (Lutte Ouvrière) : 1%

Poutou (NPA) 1,25%

Roussel (PCF) 3%

Mélenchon 11,8%

Jadot EELV 7,4%

Hidalgo PS 8,1%

Montebourg 5%

Macron LREM 26%

Lassalle 1,5%

LR (Bertrand, Pécresse, Retailleau ou Wauquiez) 14%

Dupont Aignan 5%

Le Pen 26%

10b) Remarques sur les données de ce sondage

L’institut IFOP donne le résumé suivant : A un an du premier tour, Emmanuel Macron et Marine Le Pen arrivent en tête dans tous les scénarios selon notre sondage Ifop-Fiducial pour le JDD et Sud Radio. À droite, Xavier Bertrand distance ses concurrents. À gauche, ni Yannick Jadot ni Anne Hidalgo ne percent.

Ajoutons que parmi les candidats progressistes, seul Jean-Luc Mélenchon se maintient au-dessus de 11% et même réellement au-dessus de 8%. Dans ces conditions, à un an de l’élection, tout croc-en-jambes venu de la gauche, quel que soit son prétexte, nous affaiblit collectivement.

Le fait que Jean-Luc Mélenchon mette en avant son programme au-dessus d’une simple candidature commune à gauche est présenté par ses opposants comme, également, un prétexte. Pourtant, seul un programme offensif et crédible d’Union de forces populaires peut sortir la gauche de la désaffection qu’elle connaît depuis le quinquennat Hollande.

Jacques Serieys

9) Le sondage de IPSOS pour L’OBS ! DIS-MOI QUI COMMANDE (UN SONDAGE), JE TE DIRAI….

Ce titre est repris de la dernière étude de l’Observatoire insoumis des sondages.

Sur son blog, Jean-Luc Mélenchon étudie ce même sondage

https://melenchon.fr/2021/02/05/pre...

Dans quatre cas sur huit examinés par ce sondage un score de 9 % m’est attribué. 10 % dans les autres. Point d’accord : je crois à la stabilité de ce que représente ma candidature, car elle est confirmée elle aussi depuis plus de deux ans dans les enquêtes. Mais à quel niveau ? Là est la dispute éventuelle. Je comprends parfaitement qu’il faille m’attribuer un « 9 % » dans la moitié des configurations prévues de manière à produire un effet d’identité « en dessous de 10 » avec le candidat PS ou celui d’EELV. Je m’amuse de voir que pour le faire, il aura fallu m’attribuer moins de 45 % de mes propres électeurs de 2017 ! Et le plus fort taux d’abstention de tous les candidats. Une situation jamais indiquée par aucun sondage jusqu’à ce jour. Ces derniers m’attribuent au contraire une stabilité avec 60 % de fidélité de mes électeurs dans les cas les plus bas. C’est ce que fait un autre institut de sondage une semaine avant celui-ci… Mais, passons !

Je note aussi que contrairement à d’autres sondages réalisés dans le passé à aucun moment ma candidature comme candidat de cette « union » tant désirée par les sondeurs n’est publiée. Dommage. Dans les précédentes enquêtes, même dans cette configuration, et aussi bien face à Hidalgo que Jadot dans le même rôle, j’arrivais en tête. Pourquoi ici ne publie-t-on pas ce résultat ? Parce que le but est de reconstituer la force de centre gauche d’hier, pas de formuler un nouveau bloc populaire. « L’Obs » note que le sondage confirme la stratégie de rassemblement d’Anne Hidalgo. Bonjour la novlangue ! Cette stratégie consiste à taper sur les insoumis et EELV ! Logique ! Le but est de reconstruire la suprématie du PS et rien de plus. Cela est tout simplement impossible. Mais tant qu’ils le croient…

Mais ce n’est pas, non plus, le plus intéressant à mes yeux. Voyons ce qui est spectaculaire : qu’advient-il lorsque se réalise l’union du PS et de EELV ? C’est aussi intéressant à examiner que la stabilité qui m’est attribuée. Car on note alors : Jadot fait mieux qu’Hidalgo ! Mais comme cela se joue à un point, admettons que ce soit insuffisant pour trancher leur compétition. Quoique ce ne soit pas le moindre aspect du problème qui leur est posé. Le plus remarquable à mes yeux est ailleurs. L’addition de ces deux de candidatures ne donne un résultat égal ou supérieur au total de chacun des deux qu’à la condition d’imaginer un transfert total de leurs électeurs respectifs (ce qui est peu probable) mais aussi d’une très grande partie de tous les autres dans cet espace politique. Ce qui est tout simplement impossible. Et par-dessus tout, une fois de plus il est clair que « l’union » ne suffit pas pour accéder au deuxième tour. Et il se confirme que « l’union » ne fait pas non plus remonter le « total gauche ». Elle ne change donc rien au tableau de ce que nous connaissons déjà. Cela signifie qu’il est impossible de créer une dynamique électorale sur cette base. Impossible ! Rien ne se passera sans que ce soit une dynamique d’adhésion a des mesures dans un programme qui motive les gens pour aller voter sans faire escale à l’extrême droite ou dans le macronisme.

Dans ces conditions la bonne nouvelle est ailleurs. Elle vient de tout ce qui apparaît dans le programme des uns ou des autres comme convergeant avec le contenu de « l’Avenir en commun ». Cette addition-là est propice pour créer ces nouvelles « hégémonies culturelles » dont nous avons tant besoin pour reconstituer un bloc électoral dynamique. J’ai dit ce que je trouvais de positif, de ce point de vue, dans le programme d’Arnaud Montebourg. « L’Obs » prétend du coup que je serai d’accord « au mot près » avec Montebourg. Naturellement il s’agit d’une de ces simplifications infantilisantes dont raffolent les journalistes pressés. En vérité oui, il y a des idées sur lesquelles nous sommes d’accord « au mot près ». Mais cela sans cacher ce qui pour le reste nous sépare aussi profondément.

Dans le même état d’esprit, je suis heureux de voir le programme de Laurent Joffrin comporter désormais une mesure de « rappel des élus ». Il se situe dans le même état d’esprit que notre « référendum révocatoire », même s’il n’est pas du tout identique. Cette question n’est nullement secondaire. Elle participe à la remise en cause du caractère monarchique de la fonction présidentielle pour ne parler que d’elle. Je prends le pari que ce n’est pas la dernière idée venue dans notre programme que l’on retrouvera dans celui des autres.

Je considère cela comme autant de victoires idéologiques. Non pour nous attribuer des médailles ni réclamer des droits d’auteurs. Mais pour constater que le travail accompli par nos préparations et par la mobilisation électorale porte ses fruits et contribue à construire une nouvelle « culture commune » même si elle reste parcellaire même si elle ne suffit pas à combler l’écart avec notre parti pris de rupture avec le système économique et politique dominant. Mais refuser de le voir, faire grise mine par principe ne nous aiderait guère à entraîner. Encore une fois j’ai la certitude que la dynamique électorale viendra de la force d’entrainement du programme.

8) Sondage Harris Interactive janvier 2021 : la présidentielle se joue déjà en bonne partie maintenant

8a) Tentations dégagistes de l’électorat confirmées

Dans notre partie 7 ci-dessous, nous avions cité le bilan d’une enquête menée cet automne 2020 par la Fondapol Fortes tentations antisystème, défiance à l’endroit des gouvernants et méfiance envers la mondialisation.

Le sondage de l’institut Haris en janvier 2021 confirme cela. Cette enquête illustre la distance prise par une partie de l’électorat à l’égard des différents candidats testés dans la perspective du prochain scrutin présidentiel... Cette mesure réalisée en janvier 2021 confirme une tendance déjà observée en juillet 2020 : parmi l’échantillon d’inscrits sur les listes électorales, la proportion de personnes n’exprimant pas d’intention de vote au 1er tour (comptant donc s’abstenir, voter blanc ou voter nul) atteint un niveau nettement supérieur à celui observé lors du 1er tour de la dernière élection présidentielle de 2017. À ce jour, la perspective d’un niveau d’abstention historiquement élevé n’est donc pas à exclure. Vers qui vont se diriger d’ici le printemps 2022 les électeurs de cette mouvance attirée aujourd’hui par l’abstention ? cela apparaît comme une des clefs de la victoire lors de la prochaine présidentielle.

8b) LREM, LR et PS en difficulté

Les instituts de sondage, d’ordinaire si friands en sondages dans les derniers 24 mois avant une présidentielle restent silencieux. Dans notre partie 7 ci-dessous, nous avancions comme explication les faibles intentions de vote pour LREM, LR et PS. Il a fallu attendre 4 mois avant une nouvelle "enquête" et elle confirme ce trou d’air des forces politiques de l’establishment lié à la mondialisation capitaliste.

Malgré les trémolos optimistes de nombreux médias à chaque petite montée conjoncturelle de la popularité d’Emmanuel Macron, celui-ci s’effondre dans les intentions de vote enregistrées pour 2022. Sa baisse depuis juillet 2020 est terrible ; donné alors en tête du 1er tour par tous les instituts et indépendamment de toutes les hypothèses testées, il n’apparaît en tête d’aucune hypothèse six mois plus tard.

Cet affaiblissement du candidat LREM profite-t-il à la droite, c’est à dire LR ? Non ! Deux candidatures ont été testées par l’institut Harris. Xavier Bertrand recueille 16% des intentions de vote exprimées, Valérie Pécresse 14%. Ces deux personnalités peinent à réunir derrière leur candidature l’électorat de François Fillon en 2017 dont les 20,01% avaient été considérées comme un échec.

Pour le Parti Socialiste, la situation est pire. Si Arnaud Montebourg se présente, Anne Hidalgo n’atteint pas 5% ; il y a là de quoi faire réfléchir les élus et dirigeants socialistes. L’institut Harris a testé soit Montebourg, soit Hidalgo ; dans cette configuration, en l’absence de Montebourg, Anne Hidalgo bénéficierait de 6 à 7% d’intentions de vote. Arnaud Montebourg, en l’absence de candidat socialiste, obtiendrait 5% grâce globalement aux mêmes suffrages.

8c) gauche : Jean-Luc Mélenchon toujours seul candidat en mesure de rassembler et d’atteindre le second tour

A gauche de l’échiquier politique, les candidats possibles d’extrême gauche paraissent en difficulté : depuis septembre 2020, Florence Arthaud baisse de 2% à 1% et Philippe Poutou de 3% à 1%.

Yannick Jadot obtiendrait 7 à 8% des voix si Anne Hidalgo est candidate.

Avec 10 à 11% des intentions de vote, Jean-Luc Mélenchon reste depuis six mois le seul candidat progressiste en mesure de lever une dynamique, de rassembler et d’atteindre le second tour.

8d) L’extrême droite en pole position ?

Nicolas Dupont-Aignan recueille 7% des suffrages exprimés dans chacune des hypothèses testées. Les avances d’Arnaud Montebourg en direction de l’électorat souverainiste de droite ne paraissent pas influer.

Dans toutes les configurations électorales testées, Marine Le Pen arriverait aujourd’hui en tête des intentions de vote au 1er tour, recueillant entre 26% et 27% des suffrages exprimés. Des médias essaient-ils de faire ainsi peur pour rassembler derrière Emmanuel Macron ? c’est possible et cela demande à être surveillé.

8e) Rien n’est joué !

Pour les élections présidentielles de 2017, des "importants" du monde des affaires, de la politique et des médias ont choisi de faire élire Emmanuel Macron, vu le risque que ni Fillon, ni Hollande ne soit élu.

Ils ont été bien aidé par les gens qui à gauche ont joué au chat et à la souris durant plusieurs mois autour du projet d’un prétendu candidat x d’unité de la gauche qui a également profité à Macron.

Présidentielles 2017 Quel lapin sortira du poker menteur magicien des "primaires de gauche" ?

Pour les présidentielles de 2022, la situation présente des similitudes.

Comme ni Hidalgo, ni Jadot, ni Macron, ni Xavier Bertrand n’apparaissent comme sûrs, les mêmes importants peuvent parfaitement chercher un nouveau cheval de candidature. N’ayant pour le moment pas réussi à faire passer la loi Macron de destruction des retraites, en désespoir de cause, une partie de ces importants peuvent être tentés par une solution avec Marine Le Pen dont le programme a déjà évolué en ce sens.

Europe : Le Pen rejoint la niche. Jusqu’au bout

En toute circonstance, la bien-pensance n’a ni religion ni principe qui comptent plus que ses penchants de classe !

Attention ! La présidentielle se joue déjà maintenant.

7) Vers une élection dégagiste ? (Jacques Serieys)

Lors de chaque élection présidentielle, journaux, revues et chaînes d’info raffolent du moindre sondage. Depuis plusieurs mois, tout ce petit monde médiatique reste coi sur le sujet.

Wikipedia recense de façon détaillée une " Liste de sondages sur la prochaine élection présidentielle française" par la méthode des quotas. Que se passe-t-il pour la présidentielle 2022 ? Pas de sondage à se mettre sous la dent ; le dernier date de la fin septembre.

Comment interpréter ce silence ? Quelques "enquêtes" donnent probablement l’explication. Le corps électoral français est actuellement peu favorable aux forces politiques traditionnelles, macronisme compris.

Voici par exemple le bilan tiré par Le Figaro d’une enquête diligentée par le Fondapol :

Fortes tentations antisystème, défiance à l’endroit des gouvernants et méfiance envers la mondialisation. La France post-« gilets jaunes » présentait un visage tourmenté. La France touchée par l’épidémie de Covid-19 se montre plus anxieuse encore. À un an et demi de l’élection présidentielle, jamais le pays n’a été autant tenté par un vote « protestataire », selon le dernier indicateur de la protestation électorale établi par la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol) et administré par l’institut Opinionway, en partenariat avec Le Figaro. En vue de 2022, près de huit électeurs inscrits sur dix (79%, + 2 points en un an) affirment envisager l’abstention, le vote blanc ou le vote antisystème. Déjà très forte lors de l’élection présidentielle 2017 (60,9% des inscrits), cette protestation électorale traduit...

Le site de droite Atlantico pose la question à Dominique Reynié : 79% des électeurs envisagent un vote anti-système en 2022, selon le dernier indicateur de la protestation électorale établi par la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol) et administré par l’institut Opinionway, en partenariat avec Le Figaro. Comment en est-on arrivé là ?

Dominique Reynié : Ce que je mesure avec cet indicateur c’est la disponibilité à adopter, en 2022, à la présidentielle, l’un des quatre comportements que je qualifie de protestataire. Ils sont chacun différents des autres mais ont en commun un rapport critique à la politique : l’abstention, le vote blanc, le vote pour les candidats antisystème et le vote à l’extrême gauche (LO/NPA). On voit quand on fait cette étude que 79%, soit pratiquement 8/10 personnes interrogées, sur un grand échantillon de 3.000, disent qu’ils pourraient adopter l’un ou l’autre de ces comportements en 2022. Les explications, il y en a beaucoup. Fondamentalement, c’est sans doute le sentiment que le corps électoral, les électeurs, les citoyens ne parviennent plus par la démocratie électorale à peser sur la détermination de leur destin.

Emmanuel Macron connaît évidemment cet état d’esprit de la population française. Il paraît pourtant décidé à lancer le rouleau compresseur de grandes mesures anti-sociales en 2021 pour complaire aux intérêts des grands capitalistes qui l’ont installé à l’Elysée (retraite, casse d’EDF...). Aussi, le président lui-même a indiqué publiquement qu"il pouvait se trouver "empêché" de candidater pour sa succession.

Ajoutons qu’il peut se passer bien d’autres évènements d’ici le printemps 2022.

Jacques Serieys

6) Le climat électoral à 18 mois de l’élection présidentielle de 2022 (IFOP 30 novembre 2020 pour le JDD)

L’enquête de climat électoral Ifop-Fiducial pour le JDD et Sud Radio constitue le premier sondage présidentiel d’ampleur. En effet, 11 configurations de premier tour ont été testées à 18 mois du 1er tour de 2022.

https://www.ifop.com/publication/le...

Trois principaux enseignements se dégagent

Un rapport de forces toujours dominé par Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

Quelle que soit l’offre testée, les deux “finalistes” de 2017 parviennent systématiquement en tête des intentions de vote et se qualifieraient pour le second tour. La Présidente du RN émerge 6 fois en tête du rapport de forces (avec entre 24% et 27%), E. Macron prend la pole position à 3 reprises (23%-26%) tandis qu’on observe des scores identiques dans 3 configurations.

L’impopularité structurelle connue par E. Macron comme les doutes à l’égard de Marine Le Pen voire les défaites cinglantes connues par leurs mouvements respectifs aux dernières élections municipales n’empêchent en rien cette domination du “match présidentiel”.

Xavier Bertrand s’installe comme 3eme homme.

Avec 16% des intentions de vote (+4 points depuis juin), le président de la région Hauts de France connaît une véritable dynamique.

Il “décroche” désormais François Baroin (14%) lequel pâtit sans doute des incertitudes liées à sa candidature et domine nettement Valérie Pécresse (11%), Bruno Retailleau et Rachida Dati (8% chacun).

Dans certaines configurations, Xavier Bertrand parvient même à approcher les 20%. Dans le détail, il obtient ses meilleurs scores dans l’électorat âgé au sein duquel il devance parfois Emmanuel Macron et parmi les catégories sociales supérieures.

Un troisième 21 avril pour la Gauche ?

En effet, quel que soit le scénario et même si elle parvient à se mettre en tête sur une candidature unique en 2022, la gauche n’apparaît aujourd’hui en mesure d’éviter une nouvelle élimination au soir du premier tour.

Capitalisant sur ses 2 candidatures, Jean-Luc Mélenchon, émerge systématiquement en tête à gauche mais demeure loin de son étiage du 23 avril 2017 (19.56%).

Crédité de 6% à 8%, Yannick Jadot obtiendrait un score encore jamais vu pour un candidat écologiste mais très loin des espérances d’EELV visant à imposer un leadership à gauche.

Enfin, cette enquête révèle les difficultés d’incarnation pour le PS. Les anciens candidats S. Royal comme F. Hollande recueillent respectivement 5% et 7% et sont dépassés par Anne Hidalgo. Avec 9% des intentions de vote, la Maire de Paris, testée pour la première fois apparaît comme la meilleure mais ne franchirait pas la barre des 10%.

En candidature unitaire Mélenchon en pole position de la gauche avec 15%

Plus largement, l’échec d’un candidat de gauche unique – configuration testée avec Mélenchon (15%), Jadot (13%) ou Hidalgo (13%) – à se qualifier pour le second tour, se révèle symptomatique des difficultés de la gauche à apparaitre, faute d’une incarnation crédible, comme une alternative au duo Macron – Le Pen.

5) Point d’étape au 15 novembre 2020

L’élection présidentielle se déroulera en avril 2022, donc dans 18 mois. Bien des événements peuvent provoquer bien des changements.

Nous pouvons déjà noter de grandes évolutions au cours des deux derniers mois.

- Emmanuel Macron se maintient pour le moment à un niveau de popularité (48% d’opinions favorables) qui peut lui permettre d’envisager une chance de victoire en 2022. A 18 mois de l’élection, Nicolas Sarkozy ne bénéficiait que de 35% d’opinions favorables et François Hollande de 31%. Ceci dit, les sondages Elabe et Harris de juillet 2020 situaient les intentions de vote en sa faveur à 30% au premier tour. Aucun institut ne maintient aujourd’hui une projection aussi haute.

- Selon les instituts de sondage, Xavier Bertrand, actuel président du Conseil régional des Hauts de France, bénéficierait pour la droite traditionnelle d’intentions de vote (16% à 19%) supérieures aux basses eaux des "Républicains" depuis 2017.

- Nicolas Dupont-Aignan conserverait globalement son électorat de 2017 avec des intentions de vote entre 5% et 8%

- Ce tableau des forces de droite doit être complété par le haut niveau de la fille Le Pen (entre 24% et 28%). Dans un contexte de crises exacerbées, le risque majeur de la voir s’imposer ne doit pas être écarté.

Face au trio conservateur qui fait actuellement la course en tête (Macron, Le Pen, Bertrand ou un autre candidat LR comme Pécresse), quel candidat progressiste peut susciter une adhésion citoyenne à un projet positif pour le pays afin de briguer la victoire au second tour ??

- > Yannick Jadot ne paraît pas en mesure d’assumer la fonction de président de la république ; aussi, les intentions de vote en sa faveur ne se maintiennent pas à la hauteur de la vague verte des municipales

- > Fabien Roussel pour le PCF et Nathalie Artaud pour LO ne dépassent pas la planche d’appel de 1 à 1,5%. Philippe Poutou pour le NPA réussirait un peu mieux. Cependant, que vont peser ces scores devant le danger d’un second septennat Macron ou d’une victoire de Marine Le Pen ? Dans quel état seraient le mouvement syndical et la gauche en 2027 ???

- > Pour le Parti Socialiste, Olivier Faure n’est plus mis en avant comme candidat potentiel. Il est remplacé par Anne Hidalgo qui obtiendrait un score honorable ( 13%) si... elle était candidate unique de la gauche !!! Cette nouvelle mouture du "vote utile" ne tiendra pas longtemps vu que le seul vote utile logiquement aujourd’hui va vers le candidat le mieux placé à gauche, c’est à dire celui soutenu par La France Insoumise.

- > Reste donc Jean-Luc Mélenchon. En concurrence avec un candidat pour chaque courant de gauche, il reste en moyenne à 12%, 12,5%, ce qui est déjà beaucoup. Comme candidat commun de la gauche, il monte à 15%, soit plus que tout autre candidat mais peu au dessus de son score personnel.

C’est donc qu’actuellement, l’aspiration à l’unité pour gagner en 2022 est forte à gauche et parmi tous ceux qui subissent la crise actuelle mais qu’elle ne s’incarne pas encore clairement dans un projet unitaire et une figure. La proposition faite par Jean-Luc Mélenchon à toutes les forces de gauche de discuter programme va dans le bon sens ; reste à voir qui répondra à cette proposition.

Il faut soutenir cette ouverture surtout pour qu’apparaisse un pôle unitaire progressiste défendant un bouclier social face au développement de la précarité et de la pauvreté, un bouclier économique, écologique et sanitaire. D’ici 2022, les élections régionales et départementales doivent se tenir en juin 2021 ; il serait inconcevable de ne pas discuter de programmes communs et de listes communes ; des partis pourraient ainsi bénéficier d’élus en compensation de leur désistement unitaire pour la présidentielle.

Jacques Serieys

4) 10 novembre 2020 : Mélenchon s’envole : +7 points

Jean-Luc Mélenchon s’envole dans les sondages. C’est l’enseignement du dernier tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio.

Le leader des insoumis, qui vient de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2022, fait un bond de 7 points ce mois-ci pour atteindre 59% d’opinion favorable à gauche. Le tribun performe notamment chez les jeunes (+10) et les ouvriers (+11). Un sondage qui vient confirmer le succès de la plateforme noussommespour.fr : 100 000 parrainages citoyens pour Jean-Luc Mélenchon en moins de 24 heures.

+ 10 points chez les jeunes, + 11 points chez les ouvriers : les attaques semblent renforcer Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon conduit à séduire la jeunesse. Le leader des insoumis, arrivé en tête chez les 18-24 ans en 2017 (30%), fait un bon de plus de 10 points chez les jeunes ce mois-ci. Le tribun séduit également chez les ouvriers avec un bon de 11 points. Mais ce n’est pas tout. Jean-Luc Mélenchon fait un bond global de 7 points dans ce tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio.

Enseignement intéressant de ce sondage : les attaques en « islamo-gauchisme » n’ont servi à rien. Ce sondage a en effet été réalisé les 4 et 5 novembre, après la campagne de dénigrement des adversaires macronistes et lepénistes et leurs procès en « islamo-gauchisme » contre le leader des insoumis. Il semblerait même qu’elles aient eu l’effet inverse, renforçant Jean-Luc Mélenchon. Une dynamique sondagière qui s’est en effet retrouvée quelques jours plus tard sur le site « noussommespour.fr ».

Par Pierre Joigneaux https://linsoumission.fr/2020/11/10...

3) 17 octobre 2020 : le sondage qui tombe à pic pour Jean-Luc Mélenchon

Source : https://www.lopinion.fr/edition/pol...

Le chef de file de LFI apparaît dans une enquête Ifop comme le moins mal placé pour faire gagner une gauche rassemblée. Une aubaine en pleine préparation de sa candidature

Jean-Luc Mélenchon obtiendrait 15 % des suffrages s’il était le candidat commun de la gauche au premier tour de l’élection présidentielle face à Emmanuel Macron (26 %), Marine Le Pen (24 %) et Xavier Bertrand (19 %) , selon un sondage Ifop-Fiducial pour le Journal du dimanche et Sud Radio publié dimanche. C’est plus que les deux autres candidats communs testés, l’écologiste Yannick Jadot et la socialiste Anne Hidalgo (13 %).

A La France insoumise (LFI), on appelle cela un « horoscope favorable ». Comprenez, des intentions de vote prometteuses. Il est vrai que Jean-Luc Mélenchon aime appliquer aux sondages le même traitement qu’il réserve à l’astrologie : « Quand c’est bon, j’y crois. Sinon, non », s’amusait-il déjà en 2017, quelques semaines seulement avant le premier tour de l’élection présidentielle. Alors, à dix-huit longs mois de la prochaine échéance, l’étude qui vient d’être réalisée par l’Ifop pour le Journal du dimanche devrait en toute logique être rangée au rayon divination. Les soutiens du chef de file de LFI l’ont pourtant largement relayée ce week-end.

Raphaël Proust

2) 5 octobre 2020 : Mélenchon systématiquement en tête à gauche

« Le climat électoral à 18 mois de l’élection présidentielle de 2022″, sondage Ifop pour le JDD paru le 5 octobre 2020, constitue le premier sondage d’ampleur pour 2022. Onze scénarios de premier tour ont été testés. Et un homme est systématiquement en tête à gauche : Jean-Luc Mélenchon. Que ce soit dans une configuration avec plusieurs candidats ou avec une candidature « union de la gauche », le leader des insoumis est à chaque fois en tête. Et assez largement.

Jadot (7%), Hidalgo (9%), Hollande (7%), Royal (5%), Roussel (1%), ternes résultats pour la « gauche »…

Le premier sondage d’ampleur pour les élections présidentielles de 2022 dégage une tendance assez nette. Avec onze scénarios testés, différents cas de figure ont été étudiés. Le premier volet du sondage concerne les candidatures à droite : Xavier Bertrand y devance d’une courte tête Xavier Baroin. Les deux volets suivants étudient les hypothèses de « candidatures socialistes » et d’une « candidature unique de la gauche ». Trois candidats « socialistes » sont testés : Anne Hidalgo, François Holland et Ségolène Royal. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les copies sont mauvaises. Aucune de ces trois hypothèses n’atteint la barre des 10%.

Anne Hidalgo (9%), François Hollande (7%) et Ségolène Royal (5%) sont testés comme « le candidat ou la candidate socialiste » face à d’autres candidats de gauche dont les scores ne sont pas plus rassurants : Nathalie Arthaud pour LO (1%), Philipe Poutou pour le NPA (2%), Fabien Roussel pour le PCF (1%) et Yannick Jadot (7%) pour EELV. Toute la Gauche occupée par les Romains… Toute ? Non. Un irréductible Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur : Jean-Luc Mélenchon.

Jean-Luc Mélenchon grand gagnant à gauche

Dans les onze scénarios testés par l’Ifop, le leader des insoumis est en effet systématiquement en tête à gauche. Que ce soit avec des candidatures socialistes et vertes face à lui, ou dans un costume de candidat unique de la gauche, Jean-Luc Mélenchon dépasse systématiquement la barre des 10% et atteint même 15%. Le tribun tire son épingle du jeu, notamment chez les jeunes. Le leader des insoumis oscille en effet entre 22 et 27% chez les moins de 24 ans. Le député de Marseille séduit également les chômeurs ou encore les fonctionnaires.

Jean-Luc Mélenchon séduit également les sympathisants écolos, comme le révélait un précédent sondage : +8 points pour Jean-Luc Mélenchon chez les sympathisants EELV, -8 points pour Yannick Jadot chez ses propres sympathisants. Le leader des insoumis est en effet dans une belle dynamique. Il était la semaine passée dans le Doubs pour constater les effets du changement climatique et mettre en lumière la question cruciale de l’eau que le tribun porte haut et fort en cette rentrée politique. Jean-Luc Mélenchon était aussi ce lundi 5 octobre au perchoir de l’Assemblée nationale pour dénoncer avec éclats l’utilisation des néonicotinoïdes. Infatigable.

Par Pierre Joigneaux. https://linsoumission.fr/2020/10/05...

1) Sondages de juin 2020 : Jean-Luc Mélenchon en tête des candidats de gauche, devancé par Macron et Le Pen, à égalité avec LR

J’ai hésité à commencer cet article au vu des tendances peu enthousiasmantes relevées par les instituts IFOP, Elabe et Harris.

- > Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont donnés qualifiés pour le 2ème tour avec une avance sur le 3ème largement supérieure à celle constatée en 2017.

- > Les candidats potentiels pour LR (Baroin, Bertrad, Pécresse) atteindraient entre 11% et 13%, c’st à dire bien plus que dans différentes études depuis 2017.

- > Yannick Jadot pour les écologistes (8% à 10%) profiterait de la vague verte déjà constatée lors des municipales.

A Gauche,

-> Philippe Poutou et Nathalie Artaud obtiendraient à eux deux environ 3% avec une avance pour le candidat du NPA

- > Fabien Roussel pour le PCF obtiendrait un score inférieur à celui réalisé par la liste de son parti aux européennes

- > Olivier Faure pour le PS ferait moins que Benoit Hamon, guère mieux que Poutou.

- > Le seul point positif apparaît grâce à l’électorat potentiel de Jean-Luc Mélenchon (11% à 13%), supérieur à celui pronostiqué à même époque en 2015. La campagne permanente de dénigrement, de manoeuvres et d’intimidations ne paraît pas avoir affaibli son socle électoral. Voilà une prouesse qui donne du baume au coeur pour l’évenir.

Jacques Serieys


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