"On a la prétention de faire aujourd’hui ce que les citoyens attendent, que la gauche soit porteuse d’une alternative sur le fond" René Revol 3 juillet 2007

dimanche 22 juillet 2018.
 

Les 30 juin et 1er juillet 2007, l’association PRS a réuni sa Convention nationale. Un texte d’orientation a été adopté :

LA GAUCHE D’APRES : Résolution votée par la Convention Nationale de PRS des 30 juin et 1er juillet 2007

Quel bilan des animateurs de PRS tirent-ils de cette convention ? Ci-dessous, le point de vue de René Revol.

Pourquoi était-ce important pour vous d’être présent à cette convention nationale de PRS ?

Dans l’Herault on a participé à la fondation de PRS depuis son origine avec des militants qui venaient du parti socialiste et des militants qui n’en venaient pas et, pour nous c’était un pari. On pensait qu’il y avait la possibilité de régénérer la gauche, d’une manière totale, parce qu’on sentait qu’après le 21 avril il y avait une crise qui appelait à de nouveaux actes fondateurs. C’est comme ça qu’on a vu la naissance de PRS. Au départ c’était donc un pari.

Mais depuis on a bâti des choses une à une dans la bataille, et notamment à travers la bataille du non, et on attendait de cette convention qu’elle soit à la hauteur de ce qui est en train de se passer dans le pays avec ce soulèvement social, politique, civique fondamental et qu’il y ait quelque chose qui nous ouvre des perspectives. Je suis particulièrement content de cette convention parce qu’elle a permis de fusionner nos expériences et ouvre des perspectives à la hauteur des événements.

Qu’est ce que vous retenez comme idées ou moments les plus forts de cette convention ?

Il y a les temps forts visibles et les temps forts invisibles de cette convention.

Le temps fort visible c’est le meeting de Marie-George Buffet et Jean-Luc Mélenchon. Tous les deux ont dit la même chose. On peut voir une personnalité socialiste et une personnalité communiste dont les qualités morales, politiques, humaines sont incontestables, se mettre ensemble à la tribune pour dire à toute la gauche : maintenant vous pouvez vous entendre sur une position attendu par la majorité populaire du pays. Et autour d’eux, on pouvait voir le responsable de la LCR, d’Alternative Citoyenne, des militants de partout avec les militants de la convention.

La partie moins visible a occupé tous nos travaux. Au lieu de verser dans l’événementiel, de causer de ce qui se passe comme souvent dans les réunions politiques, on a fait un vrai travail de fond sur notre manifeste. Parce qu’on la prétention de faire aujourd’hui ce que les citoyens attendent, que la gauche soit porteuse d’une alternative sur le fond, pas simplement de belles phrases ou de belles gueules. Ça c’est fondamental. Et c’est un travail collectif, c’est pour ça que c’est moins visible, c’est plus laborieux, c’est plus difficile. Mais si on fait une association, si on s’organise depuis une cinquantaine de départements pour venir ici c’est pour faire ce travail invisible. Et il a été fructueux. Et ça va à mon avis déboucher sur ce que j’appelle les dix propositions incontournables que nous allons soumettre à toute la gauche. Et nous ne choisirons pas les gens en fonction d’une image ou de je ne sais quoi, mais en fonction de leur fidélité à ces 10 propositions. On a par exemple travaillé ici sur le droit au logement. Nous disons que le droit au logement doit être comme le droit à l’éducation.

L’éducation est obligatoire en France de 6 ans à 16 ans. Tout enfant de 6 ans à 16 ans doit être scolarisé, l’Etat est obligé de le faire et donc de sortir les moyens pour cela. De la même manière pour le droit au logement on va faire que toute personne en France ait droit à un logement. Ça c’est fondateur, ça suppose de renverser la logique du système. Mais au lieu de la renverser de manière idéologique on la renverse de manière pratique, en partant des besoins de la population, ça c’est important.


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