Ségolène Royal et présidentielles 2007 : Il neigeait...

vendredi 24 mai 2019.
 

28 janvier 2007

Il neigeait. On était vaincu par sa conquête

Pour la première fois Ségo baissait la tête...

Impôts, Québec, Corse, mêlés aux flocons blancs

Pleuvaient : les adhérents, surpris d’être tremblants,

Marchaient pensifs, la glace à leur moustache grise.

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Il neigeait, il neigeait toujours ! La froide bise

Sifflait ; sur le verglas de positions saugrenues

Le parti dérapait et l’on allait pieds nus.

Sortira-t-on jamais de ce funeste empire ?

Deux ennemis : Sarko, Le Pen. Le Nord est pire.

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Nous avions perdu la boussole qui, vengeresse,

Faisait avec le ciel tomber la neige épaisse.

Sombres jours. Les sondages baissaient lentement

Malgré des débats participatifs fumants

Malgré les renforts Baylet puis Chevènement.

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Pensifs, deux cent mille socialistes à présent

Fixaient l’horizon blanc des cinquante pour cent.

Toutes les nuits, qui vive ! Alerte ! Assauts ! Attaques !

Julien Dray disputait sa montre aux cosaques.

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Ségolin sans arrêt renvoyait des claques.

Enfin, Ségo soutenait le squatt des MACAQ

Avant de s’envoler pour les riantes Antilles

Embaumant la France d’un parfum de vanille.

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Il neigeait. L’âpre hiver fondait en avalanche

Après la plaine blanche une autre page blanche :

Trente cinq heures, retraites, "charges", le drapeau

Flottait, au son du pipeau, au coeur du troupeau.

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Tenons, pourtant, stoïques, sous le vent et la neige

Montrant face à la droite, l’ardeur d’un cortège.

Avec Royal, Buffet, Bové, Besancenot,

Nous ne manquons pas de candidats au créneau.

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Nous militons pour gagner les présidentielles

Malgré les sondages et même malgré le ciel.

Quitte à seulement faire travail de fourmi

Poursuivons le combat entamé à Firmi.

Jacques Serieys le 28 janvier 2007

(d’après le poème de Victor Hugo : La retraite de Russie)


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