Le déploiement de forces armées américaines en Pologne signale-t-il le retour de la guerre froide ?

mardi 24 janvier 2017.
 

Lorsque Jean-Luc Mélenchon indique que la question de la guerre et de la paix devrait être traitée pendant la campagne électorale, il vise juste.

Pour être bien informé de ce genre d’événement , il est nécessaire de diversifier ses sources.

Un tel déploiement militaire des forces américaines en Pologne en ce mois de janvier 2017 n’est pas une nouveauté.

Rappelons que début juin 2016, l’OTAN avait déjà déployé 30 000 soldats en Pologne.

Pour plus de détails, voir l’article : L’OTAN déploie l’opération « Anaconda » en Pologne

Depuis lundi, plus de 30 000 soldats de l’Alliance atlantique s’entraînent à contenir la menace venue de l’est

Source : 24 heures. Genève.. Le 8 juin 2016 http://www.24heures.ch/monde/europe...

D’autre part, rappelons l’installation de bases de missiles en Pologne et en Roumanie par les forces militaires américaines en mai 2016 ayant provoqué une protestation du président de la Russie Pour plus de détails voir article : Poutine réagit aux bases américaines en Roumanie et en Pologne

Source : V Post 30/05/2016 http://visegradpost.com/fr/2016/05/... (Cet article indique, entre autres, que la réplique de la Russie a été un test de missile anti satellite. Ce type d’armes serait capable de détruire les systèmes de communication satellitaires US.)

Voici maintenant quelques articles donnant des visions différentes de ce déploiement militaire de janvier 2017.

Premier article : Le Monde

Des soldats américains déployés en Pologne en réponse à l’activité militaire russe dans la région

Source : Le Monde fr avec AFP. Le 13.01.2017 http://www.lemonde.fr/europe/articl...

Des chars américains ont franchi la frontière polono-allemande jeudi dans le cadre d’un des plus vastes déploiements militaires des Etats-Unis en Europe depuis la fin de la guerre froide.

Des soldats américains sont arrivés jeudi 12 janvier en Pologne dans le cadre de l’opération « Atlantic Resolve ».

Face à l’activité militaire de la Russie en Europe de l’Est, le président Barack Obama a décidé de déployer une brigade américaine en Pologne. « Dans le cadre de l’opération “Atlantic Resolve” il y a des forces américaines qui reviennent en Europe, et c’est une réponse à ce que fait la Russie », a fait savoir vendredi 13 janvier la secrétaire générale déléguée de l’OTAN, Rose Gottemoeller.

Ce déploiement de 3 500 soldats, 87 chars et 144 véhicules blindés Bradley est une réponse « proportionnée et mesurée », selon la responsable américaine.

« Une menace contre nous »

Ainsi, des chars américains ont-ils franchi jeudi la frontière polono-allemande dans le cadre d’un des plus vastes déploiements militaires des Etats-Unis en Europe depuis le fin de la guerre froide.

Cette unité, qui tournera également en Lituanie, en Lettonie, en Estonie, en Hongrie, en Roumanie et en Bulgarie, a provoqué la colère de la Russie. « Nous considérons cela comme une menace contre nous », a répliqué jeudi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov

Fin du texte

Deuxième article : Zone militaire

Source : Zone militaire. Opex

http://www.opex360.com/2017/01/07/l...

Le déploiement en Pologne d’une brigade blindée américaine a commencé Posté dans Forces terrestres, Otan par Laurent Lagneau Le 07-01-2017 En savoir plus sur http://www.opex360.com/2017/01/07/l...

En mai 2013, avec la dissolution de la 172nd Infantry Brigade Combat Team, l’US Army ne disposait plus d’unité blindée en permanence sur le Vieux Continent.

Puis, avec l’intensification des activités militaires russes dans l’est et le nord de l’Europe, consécutive à l’annexion de la Crimée, l’Otan a pris des mesures de réassurance au bénéfice de la Pologne et des États baltes, qui s’estiment menacés par Moscou.

C’est au titre de ces dernières que les États-Unis ont annoncé, en mars 2016, leur intention de déployer, par rotation, une brigade blindée en Europe orientale, dans le cadre de leur opération « Atlantic Resolve ». Les premiers véhicules de cette unité, en l’occurrence la 3rd Armored Brigade Combat Team, sont arrivés le 6 janvier en Allemagne, à bord du navire roulier « Resolve ». Deux autres chargements sont attendus dans les prochains jours.

En tout, et avec un soutien logistique apporté par la Bundeswehr, 2.500 véhicules, dont des chars M-1 Abrams, vont transiter par le port allemand de Bremerhaven avant de rejoindre, principalement en train, la Pologne, où sera installé le quartier général de cette brigade, qui compte 4.000 hommes.

Le budget 2017 du Pentagone prévoit une enveloppe de 3,4 milliards de dollars (contre 789 millions en 2016) pour financer la participation américaine aux mesures de réassurance décidées par l’Otan. Ces dernières ont consisté, jusqu’à présent, à prépositionner du matériel, à créer des centres logistiques ainsi que des centres de commandement, à déployer davantage d’avions de combat dans les pays baltes et à augmenter la présence navale en mer Noire et en mer Baltique.

Côté russe, le déploiement annoncé de cette brigade blindée américaine a été anticipé, avec la création de nouvelles divisions dans l’ouest de la Russie. « L’Otan continue d’accroître son potentiel militaire en Europe, y compris à proximité directe de nos frontières. Cette situation ne peut que nous inquiéter. Nous devons réagir », avait alors expliqué Sergueï Choïgou, le ministre russe de la Défense.

En savoir plus sur http://www.opex360.com/2017/01/07/l...

Fin du texte

Troisième article : Forces américaines en Pologne : une démarche aux antipodes de l’isolationnisme prôné par Trump

Source : RT en français https://francais.rt.com/opinions/32...

Source : RTL France 13 janv. 2017 (presse russe francophone)

« Pourquoi devrions-nous être crispés vis-à-vis de la Russie et se satisfaire d’un jeu d’influence américain unilatéraliste », s’interroge le géopoliticien Pascal Le Pautremat au sujet du déploiement des forces américaines en Pologne.

Pascal Le Pautremat est géopoliticien, docteur en histoire contemporaine, diplômé de l’université de Nantes.

Plus d’informations sur ce spécialiste de géopolitique sur Wikipédia ici.

RT France : Quel est le but du déploiement des forces militaires américaines en Pologne ?

Pascal Le Pautremat (P. L. P.) : Je pense qu’il y a plusieurs explications possibles. La première, c’est parce que Barack Obama achève son deuxième mandat présidentiel et qu’il voulait marquer encore un peu plus son influence, ses convictions. L’autre, c’est que ce déploiement vient rassurer ou répondre à des attentes un peu fébriles et nerveuses, anxieuses des pays d’Europe orientale qui sont à proximité géographique de la Russie. Ce sont effectivement des pays qui auront toujours une crainte de l’éventuel jeu d’influence, ou prise en main, renforcé de la Russie sur leur propre jeu politique.

C’est plus une annonce ou la volonté de montrer que l’OTAN reste totalement partie prenante en Europe

RT France  : 4 000 soldats suffiront-ils en cas d’agression fantasmée de la Russie ?

P. L. P. : On parle de 2 000 à 4 000 hommes mais c’est le début. 7 000 hommes sont annoncés au total, avec des matériels lourds, des équipements d’artillerie et des blindés. Oui, il y aura un repositionnement, un arc d’influence qui va de la Pologne aux pays baltes... Puis, un déploiement aussi en Bulgarie et en Roumanie. Je pense que c’est plus une annonce ou la volonté de montrer que l’OTAN reste totalement partie prenante en Europe, en Europe de l’Est. Quant à la conduite des secteurs sécuritaires dans les mois qui viennent, c’est plutôt dans cette logique-là que cela s’inscrit.

RT France : S’agit-il d’un nouvelle épisode de la « guerre froide » ?

P. L. P. : Quand on écoute un certain nombre de généraux américains, et notamment tous ceux qui s’occupent de l’Europe Command, il y a un satisfecit qu’on connaît très bien qui nous donne un arrière-goût de mauvais souvenirs de la guerre froide. Je trouve que c’est regrettable, parce qu’aujourd’hui, on a besoin ici ou là, de part et d’autre, en Russie ou aux Etats-Unis, et encore plus en Europe, de personnes qui sont dans l’apaisement, dans la discussion, dans l’action commune.

Et c’est dramatique de voir que pour des raisons de lobbying économique et militaire (dans le contexte militaro-industriel qui se satisfait de cette situation qui se gèle parce que cela lui permet de vendre du matériel militaire), dans cette logique stressante et stressée de crise patiente, qu’on ait justement des hommes politiques qui tourneront la page de la guerre froide.

La Russie n’est pas notre ennemi. Au contraire, c’est un grand pays partenaire. On a beaucoup de choses à faire. Et pourquoi d’ailleurs devrions-nous être tout le temps crispés vis-à-vis de la Russie et nous satisfaire d’un jeu d’influence américain assez unilatéraliste ?

On voit très bien que le nouveau président américain Donald Trump n’a cessé d’enchaîner dans sa campagne électorale sa volonté de relancer un certain isolationnisme, d’enrêner avec la doctrine Monroe

RT France : Il y eu aujourd’hui des protestations en Allemagne et en Pologne contre le déploiement des forces américaines. Comment l’Europe doit-elle se sentir face à l’arrivée d’un tel nombre de militaires américains ? Quelle devrait être la réaction des Européens ?

P. L. P. : Si vraiment l’Europe était fidèle à ses principes fondamentaux, elle devrait plutôt justement s’affirmer en disant : « Nous sommes bien conscients que vous Américains, vous avez une vision du monde très particulière, mais que votre démarche finalement est aux antipodes de ce que vous annoncez aujourd’hui, puisque vous parlez de revenir à l’isolationnisme. »

Il devrait y avoir dans les instances fédérales européennes des hommes qui ont une vraie culture générale de l’histoire, prendre conscience qu’on joue avec le feu et que, en fait, on agite, je dirais, des esprits un peu vindicatifs. On rend nerveux certains observateurs en Russie, que ce soit au Kremlin, dans les maillages de la sécurité nationale ou au sein de l’armée russe. Ce déploiement de forces évidemment ne peut que susciter bien des interrogations, sinon quelques inquiétudes. Et, en tout cas, des reproches, voire même des critiques très claires sur le champ diplomatique.

Les Européens devraient plutôt être dans une logique de partenariat équilibré, en disant : « Nous ne fermons pas la porte à des rapprochements économiques avec la Russie », comme l’on ne doit pas fermer la porte à des activités commerciales et économiques – mais équilibrées – avec les Etats-Unis.

Fin du texte

Autre article de RT : Kremlin : le débarquement de véhicules blindés américains en Pologne est une menace pour Moscou. Le 12 janv. 2017, https://francais.rt.com/internation...

Quatrième article : Les forces de l’OTAN menacent la Russie (World socialist Web site)

Par Johannes Stern 3 janvier 2017 et initialement en anglais le 31 décembre 2016.

Source : World socialist Web site. Le Comité international de la Quatrième Internationale (CIQI) https://www.wsws.org/fr/articles/20...

L’armée américaine et la Bundeswehr allemande envoient des milliers de soldats en Europe de l’Est

Un déploiement massif de troupes américaines et de l’OTAN en Pologne et dans les pays baltes est en cours. Selon une déclaration du Centre de presse et d’information de la Bundeswehr (les forces armées allemandes) le 30 décembre : « dans le cadre de l’opération OTAN “Atlantic Resolve”, trois navires de transport américains sont attendus à Bremerhaven la première semaine de janvier ».

La déclaration a noté qu’au début de novembre : « les soldats de la 3e Brigade de la 4e Division d’infanterie américaine ont commencé à charger les navires avec des véhicules et des conteneurs ». Dans l’ensemble, « plus de 2500 pièces de cargaison (des camions, des véhicules de combat, remorques, et conteneurs) [ont été] initialement expédiées vers l’Allemagne, puis transportées vers la Pologne et d’autres pays d’Europe centrale et orientale ». Le matériel doit « arriver dans la période du 6 au 8 janvier par transport maritime à Bremerhaven et sera ensuite transporté vers la Pologne par rail et des convois militaires d’ici le 20 janvier ».

Plus tôt ce mois-ci, le quotidien allemand Kieler Nachrichten a qualifié l’accumulation des armes d’« opération la plus importante de redéploiement de l’armée américaine en Allemagne depuis 1990 ». Plus de 2000 chars, obusiers, jeeps et camions sont déployés dans le cadre des exercices de l’OTAN en Europe de l’Est qui vont continuer pendant neuf mois.

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Fin du texte

Cinquième article : Stratégies et intérêts : les relations des Etats-Unis avec les pays d’Europe centrale et orientale (Diploweb)

Par Ronald Hatto, Maître de conférences à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris

Source : Diploweb http://www.diploweb.com/forum/hatto...

Le but de l’article est de démontrer, dans une première partie, que l’influence américaine en Europe centrale et orientale repose sur des éléments matériels (diplomatie, économie, capacités militaires et haute technologie) et sur des éléments immatériels (produits culturels et image positive) et, dans une deuxième partie, que l’histoire du 20ème siècle a eu un impact important et durable sur les perceptions des élites et des décideurs des Etats d’Europe centrale et orientale.

Les deux Guerres mondiales ainsi que les difficultés des Européens pendant la guerre en ex-Yougoslavie de 1991 à 1995 ont forgé une image plutôt négative des grandes puissances européennes, qu’elles aient été tenues responsables d’un abandon comme la France et la Grande Bretagne en 1938 ou coupables d’agression ou d’occupation comme l’Allemagne ou l’Union soviétique (URSS). Dans ce jeu de mémoire, seuls les Etats-Unis s’en sortent à peu près intacts. Cela permet de comprendre pourquoi les anciens pays communistes ressentent le besoin de garder les Américains en Europe.

1. La stratégie intégrale des Etats-Unis en Europe centrale et orientale

L’objectif de cette première partie est, en premier lieu, de souligner que la volonté des Etats-Unis de se redéployer à l’est du continent européen n’est pas nouvelle. Elle date en fait du début des années 1990. En deuxième lieu, il s’agira de présenter les moyens mis en œuvre pour que se redéploiement puisse s’effectuer dans les meilleurs conditions.

1.1 Une stratégie globale et ancienne

Avec la fin de la Guerre Froide les Etats-Unis ont été propulsés au rang de seule superpuissance. S’il est vrai que la puissance militaire n’occupe plus la place prépondérante qu’elle pouvait occuper jusqu’à la fin de la Guerre froide, il n’en reste pas moins qu’elle continue de jouer un rôle important dans le fonctionnement des relations internationales. Cette importance concerne d’ailleurs l’économie mondiale puisque la puissance militaire américaine sert, entre autre chose, à assurer la sécurité des points de passage et nœuds stratégiques comme les détroits (Bab el Mandeb, Ormuz, Malacca, etc.) ou les canaux (Panama, Suez) dont dépend l’approvisionnement des Etats occidentaux en hydrocarbures. Pour l’instant, seuls les Etats-Unis détiennent les moyens de projeter des forces considérables à très grande distance de leurs bases. Le gouvernement américain a d’ailleurs divisé le monde en différents commandements militaires afin de lui permettre de gérer efficacement les crises qui pourraient éclater et qui risqueraient d’affecter ces approvisionnements. Il a également cherché à réviser sa stratégie de déploiement militaire autour du globe.

Le sénateur Robert Dole, qui était le leader de la majorité républicaine au Sénat pendant les années 1990, a mis en évidence cinq réalités globales qui affectaient les intérêts américains[1]. Il faut noter que ces réalités n’ont que peu changé depuis le milieu de la décennie 1990.

La première réalité concernait l’âge d’or du capitalisme et la montée en puissance de nouveaux rivaux commerciaux comme la Chine.

Deuxième réalité, le nouvel ordre énergétique mondial et son impact possible sur la souveraineté des Etats.

Troisième réalité, la multiplication des armes de destruction massive avec les programmes nucléaires de la Corée du nord ou de l’Iran. Selon R. Dole, les actions militaires préventives ne devraient pas être exclues dans les cas de prolifération nucléaire.

Quatrième réalité, la montée des extrémismes religieux et ethniques.

Cinquième et dernière réalité, la rivalité avec la Russie.

Ainsi, pour comprendre le redéploiement militaire américain en Europe centrale et orientale et plus spécifiquement autour de la mer Noire, il faut tenir compte de plusieurs facteurs historiques, politiques et stratégiques.

– En premier lieu, la volonté d’adapter les forces américaines aux nouvelles exigences de la scène internationale n’est pas récente. En effet, un document daté de janvier 1993 soulignait déjà l’importance de repositionner les forces américaines et d’assouplir les modes de déploiement pour leur garantir une plus grande flexibilité en cas de crise régionale[2]. A cette époque, il était question des concepts de présence avancée (Forward Presence) et de réponse aux crises (Crisis Response). Ainsi, déjà en 1993, il était question de pré-positionnement de matériel afin de faciliter le renforcement des forces projetées dans les zones de crise et de diminuer le nombre de troupes déployées.

– En deuxième lieu, le redéploiement américain en Europe centrale et orientale vise à rapprocher les troupes américaines des « arcs d’instabilité » (Moyen Orient, Caucase, Asie centrale) et, surtout, des ressources énergétiques et de leurs voies d’acheminement. Plusieurs oléoducs et gazoducs se trouvent situés dans la zone de la mer Noire, sans parler du Bosphore qui voit transiter des quantités importantes de pétrole. Il est donc logique que le gouvernement américain cherche à se rapprocher d’une zone stratégique en termes d’approvisionnement énergétique.

– En troisième lieu, le déplacement des troupes américaines de l’ouest vers l’est de l’Europe permet non seulement à Washington de déplacer le « centre de gravité » de l’Alliance atlantique, pour le rapprocher du « centre d’activité » que constituent les arcs d’instabilité identifiés plus haut, mais également de s’assurer le concours d’alliés plus dociles et plus loyaux.

– Quatrième et dernier point concernant le redéploiement militaire américain en Europe centrale et orientale, celui-ci vise à assurer la primauté américaine sur l’ordre international. Cela s’effectue, d’une part, en repoussant la Russie à l’intérieur de ses frontières, en cherchant à « démocratiser » un maximum d’Etats voisins et à faire en sorte que leurs relations avec Moscou deviennent tendues. La Géorgie est un exemple de cette stratégie. D’autre part, la stratégie de primauté américaine vise à éviter une intégration trop poussée de l’UE. Le but n’est pas d’empêcher l’intégration mais plutôt de s’assurer qu’un certain degré de division persiste entre ses membres. Ainsi, lorsque Donald Rumsfeld a établi une différence entre la « nouvelle Europe », jeune et dynamique, et la « vieille Europe », repue et satisfaite, le gouvernement américain a réussi à créer une tension qui divise les Etats européens entre atlantistes et européanistes.

1.2 Quels nouveaux moyens stratégiques ?

Lire la suite en cliquant sur le lien source ci-dessus.


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