Syrie : Poutine veut imposer des lignes rouges à Israël Erdogan USA et Daesh (24 articles)

mercredi 30 novembre 2016.
 

24) Syrie : Les généraux US ne veulent ni la trêve, ni la paix

Le bombardement opéré par l’armée US appuyée par des avions australiens, britanniques et danois sur la base militaire de la montagne Al-Tharda, près de Deir ez-Zor a fait voler en éclats la trêve négociée par Kerry et Lavrov. Elle prouve que les généraux américains comme tous les faucons impérialistes US (dont Hilary Clinton) conservent deux objectifs prioritaires en Syrie : faire tomber Bachar El Assad et infliger une défaite militaire à la Russie pour réaffirmer leur suprématie sur le monde.

Deux questions résument la situation :

- Qui tenait cette base militaire depuis plusieurs années et a subi de très graves pertes ? une unité de l’armée syrienne.

- Qui voulait prendre cette base et l’a prise grâce à l’action des Américains et de leurs alliés ? l’Etat islamique.

- Reste une évidence habituelle : dans une situation aussi évidente de violation de la trêve par l’armée américaine elle-même, les médias français et occidentaux font retomber la responsabilité de la reprise de la guerre sur la Russie et l’armée syrienne : communication mensongère de guerre typique.

- Reste aussi un énorme problème : Défendre une position humaniste, progressiste, internationaliste en ce qui concerne cette guerre de Syrie particulièrement complexe. Au minimum, nous devons dire la vérité sur le rôle des USA et de leurs alliés tout en maintenant la perspective d’une solution politique qui ne peut être qu’un compromis et tout en dénonçant les violations des droits humains constitués par les bombardements sur les hôpitaux et les civils d’Alep.

Au moins soixante-deux soldats syriens sont morts et 100 ont été blessés samedi lorsque l’aviation américaine a bombardé une base sur la montagne Al-Tharda, près de Deir ez-Zor. Fait remarquable, le Commandement central américain n’a toujours pas présenté d’excuses, bien que ce bombardement ait permis à la milice Etat islamique (EI) d’attaquer la base et de la capturer peu après.

Ce massacre est un acte flagrant de guerre qui menace de faire dégénérer le conflit syrien en une guerre totale opposant l’OTAN à la Syrie et ses alliés, dont la Russie. Tout porte à croire que l’attaque, commise quelques jours après le début d’un cessez-le-feu américano-russe en Syrie ouvertement critiqué la semaine dernière par les généraux américains, a été délibérément commise par des factions du gouvernement américain hostiles à la trêve. Comment les États-Unis ont pu confondre une base militaire, occupée par l’armée syrienne depuis des années, avec un campement de l’Etat islamique (EI) ; ou, encore, pourquoi les satellites militaires sophistiqués et les drones du Pentagone n’ont pas fourni d’images précises de leur cible.

Le refus du Pentagone de présenter des excuses officielles est téméraire. Les troupes syriennes combattant l’opposition islamiste luttent à côté d’unités iraniennes, chinoises, et russes. Le Pentagone signale à ces pays, qui non seulement ont des forces puissantes en Syrie, mais, dans le cas de la Chine et de la Russie, possèdent leurs propres armes nucléaires, que leurs troupes peuvent à tout moment devenir des cibles des USA, car elles opèrent aux côtés des forces syriennes.

Les responsables syriens et russes ont dénoncé le bombardement, le qualifiant d’aide à l’EI ; Moscou a convoqué une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU pour exiger des explications. Les affirmations américaines selon lesquelles les chasseurs américains ne savaient pas qui ils bombardaient ne sont pas crédibles, elles et sont carrément contredites par d’autres rapports.

Un responsable anonyme de Centcom a dit au New York Times que leurs avions de surveillance avaient suivi les unités syriennes « « pendant plusieurs jours » avant le bombardement. « L’attaque a duré environ 20 minutes, pendant lesquelles les avions ont détruit des véhicules et abattu des dizaines de personnes en plein désert », a-t-il dit. « Peu après, un appel urgent est arrivé au centre de commandement militaire américain au Qatar … C’était un responsable russe qui a dit que les avions américains bombardaient les troupes syriennes et qu’il fallait cesser d’attaquer immédiatement ».

Toutefois, l’aviation américaine a continué à bombarder la base pendant plusieurs minutes avant de mettre fin à l’attaque, selon le responsable de Centcom. Cette attaque montre que Washington et ses alliés ne cherchent pas un cessez-le-feu, et la paix encore moins. Ils poursuivent la même stratégie en Syrie depuis 2011 : le changement de régime, mené par des milices islamistes comme l’EI ou Al Nosra contre le régime du président syrien Bachar al-Assad. La dernière attaque montre que, même après que l’EI a monté des attaques terroristes en Europe et aux États-Unis, une collaboration existe encore entre les Etats-Unis et les forces de l’EI.

Plus largement, les couches dominantes de la hiérarchie militaire américaine s’opposent à toute collaboration avec Moscou, de peur de compromettre leurs préparatifs pour une confrontation militaire avec la Russie, la deuxième puissance nucléaire mondiale.

En outre, les frappes correspondent à une intention clairement articulée par l’élite politique. Au mois d’août, l’ex-directeur de la CIA Michael Morell a proposé de bombarder la Syrie pour « effrayer Assad » et « faire payer un prix aux Russes ». Morell est un fervent partisan de la candidature présidentielle de la démocrate Hillary Clinton.

Ce bombardement, auquel des avions australiens, britanniques et danois ont participé à côté de l’US Air Force, a sapé le cessez-le-feu négocié à Genève par le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov.

Autant cette « bavure » est passée relativement discrète dans nos médias, autant le bombardement peu de temps après d’un convoi humanitaire fait la une de toute les chaine de télé, radio et journaux, qui accusent les russes de ce massacre … comme ils avaient accusés les même russes lors de la destruction du vol MH17 au dessus de l’Ukraine … Suite à cette attaque, John Kerry a exhorté la Russie à suspendre ses vols militaires au nord de la Syrie. Or, il est évident que cette mesure ne peut que bénéficier aux groupes terroristes qui sévissent dans la région.

Source : http://www.agoravox.fr/actualites/i...

Transmis par Bill.J.C .

« Puisque le commerce ignore les frontières nationales, et que le fabricant insiste pour avoir le monde comme marché, le drapeau de son pays doit le suivre, et les portes des nations qui lui sont fermées doivent être enfoncées. Les concessions obtenues par les financiers doivent être protégées par les ministres de l’Etat, même si la souveraineté des nations réticentes est violée dans le processus. Les colonies doivent être obtenues ou plantées afin que pas un coin du monde n’en réchappe ou reste inutilisé » …Woodrow Wilson, Président des Etats-Unis de 1913 à 1921

23) La Syrie appelle l’Onu à la rescousse face aux incursions militaires israéliennes soutenant le Front al-Nosra

"La Syrie appelle le Conseil de sécurité à prendre toutes les mesures nécessaires pour punir Israël et à l’obliger à stopper son agression et son soutien aux terroristes", peut-on lire dans la déclaration du ministère syrien des Affaires étrangères citée par l’agence SANA. La diplomatie syrienne a accusé Tel Aviv de soutenir des groupes armés en Syrie, y compris le Front Fatah al-Sham (ex-Front al-Nosra) et a qualifié les actions de l’aviation israélienne dans la région des hauteurs du Golan de "soutien au moral des terroristes.

L’armée syrienne a annoncé mardi avoir abattu un appareil israélien ainsi qu’un drone en Syrie après un raid israélien contre des positions de l’armée syrienne au niveau de Kouneitra, dans le sud de la Syrie. Lundi 12 septembre, l’armée de Damas a mené une opération militaire contre le groupe terroriste Front Fatah al-Sham dans la région des hauteurs du Golan, en territoire syrien, occupé et administré par Israël depuis la guerre des Six Jours en 1967. Lors des bombardements de l’armée de Bachar el-Assad contre les positions des terroristes, un projectile est tombé hors de la zone des combats. Pourtant, Israël a ordonné de mener mardi un raid contre des positions de l’armée syrienne à hauteur de Kouneitra dans le sud de la Syrie.

Source : https://fr.sputniknews.com/internat...

22) Israël occupe Quneitra (chef-lieu de governorat en Syrie) en lien avec des djihadistes

21) Daesh, la nouvelle armée secrète de l’OTAN ? les liens des USA, de la France et de l’UE avec l’Etat Islamique et Al-Qaida

Ca y est, les USA viennent de l’avouer, les armes qu’ils livrent en Syrie tombent dans les mains d’Al-Qaida et des Islamistes. Et c’est également probablement le cas des armes que livrent le gouvernement français. Y aura t’il un journaliste (courageux) pour poser la question à François Hollande ou à Laurent Fabius ?

Et l’on ne pourra pas dire que ces derniers n’ont pas été prévenus. Au-delà des interpellations publiques répétées du PRCF, c’est par exemple le député communiste du Nord Jean-Jacques Candelier qui interpellait le 28 mai 2013 le parlement via la présidente de la Commission Défense alors que l’Union Européenne venait de prendre la décision de lever l’embargo sur les armes à destination de la Syrie pour armer les « rebelles » :

Madame la Présidente, [Mme Patricia Adam présidente de la commission défense de l’Assemblée Nationale ndlr]

Les 27 se sont entendus hier pour lever I’embargo sur les armes à destination des rebelles syriens. L’Autriche, la Suède, les Pays-Bas ou la Belgique ont indiqué n’avoir aucune intention d’armer les rebelles. (…) En livrant des armes directement aux rebelles, non seulement la France alimenterait la guerre civile, mais elle répandrait des armes qui ne manqueraient pas d’atterrir entre les mains de groupes terroristes, comme ce fut le cas en Libye ou en Afghanistan auparavant.Par ailleurs, le droit international et humanitaire prohibe tout envoi de matériels qui « risquent de provoquer ou de prolonger des conflits armés ou d’aggraver des tensions ou des conflits existants dans le pays destinataire ».

Alors que nous apprenons par la presse qu’ »aucune arme ne devrait être livrée d,ici au 1er août »,quelle est l’analyse de la situation en Syrie ? Quelle est la stratégie de la France ?

Quelle est L’opportunité et la légalité d’équipements militaires létaux ? Comment se déroule actuellement l’assistance technique au bénéfice de la coalition nationale syrienne Je vous serais reconnaissant de bien vouloir organiser une audition spécifique du Gouvernement sur l’action de la France dans cette guerre civile.

Jean Jacques Candelier, Député PCF du Nord – Somain, 28 mai 2013

Devant l’évidence, l’état major des forces armées américaine par la voix de son commandant des forces américaines au moyen orient vient de reconnaitre que les « rebelles » « syriens » formés et équipés par les Etats-Unis ont remis au moins 25% de leurs armes au front Al-Nosra branche combattante d’Al-Qaïda en Syrie. Les Etats-Unis consacre un budget d’un demi-milliards de dollars à l’armement de troupes « rebelles » en Syrie. Rappelons que Laurent Fabius déclarait en décembre 2012 que « Le Front Al-Nosra fait du bon boulot »

Bien évidemment cela ne surprendra pas ceux qui suivent de près ce qui se passent en Syrie et en Irak, ni ceux qui lisent Initiative Communiste et www.initiative-communiste.fr médias du PRCF dénonçant de longue date l’utilisation de forces soit disant « islamistes » par l’impérialisme euro-atlantique pour déstabiliser le proche-orient et le moyen-orient et y répandre un chaos favorable à la domination américaine et européenne en faisant tomber les états dont les gouvernements n’étaient pas directement sous leur coupe. De l’Irak à la Lybie en passant par la Syrie.

Et chacun peut ainsi prendre conscience de la duplicité du double discours occidental, prétendant lutter d’un coté contre Daesh, Al-Qaïda ou le terrorisme et d’autre part le soutenant dans les faits et dans les actes. Chacun peut observer que ce sont bien les mêmes qui arment les terroristes en Syrie, et qui font ensuite voter des lois liberticides et occuper nos rues par des militaires soit disant pour prévenir les attentats que ces mêmes terroristes commettent en France ! Ce sont bien les même qui se lamentent sur la mise à sac de Palmyre par Daesh et ceux qui montent une coalition internationale soit disant pour combattre Daesh, coalition qui comprend en son sein des états qui sont des soutiens officieusement déclarés de Daesh !

Source site du PRCF

20) L’éradication de Daech n’est pas le but de guerre des USA

Pour accéder à cet article, cliquer sur l’adresse URL portée ci-dessus en bleu (titre 20).

19) 15 juin 2016 Un général israélien exprime ouvertement son soutien à Daech

http://news.antiwar.com/2016/06/21/...

Le general Herzi Halevy s’est exprimé à la conférence d’ Herzliya en faveur d’un soutien renforcé d’Israël au groupe Daech, afin de faire voler en éclat le gouvernement syrien, rapporte le journal israélien Maariv.

Est-ce encore un secret même si nos médias évitent d’aborder le sujet ?

"Nous ne voulons pas la défaite d’isis en Syrie. Ses pertes actuelles, placent Israel dans une position difficile", a déclaré ce dirigeant des services secrets israéliens.

"Israël a toujours dit préférer Daech au gouvernement syrien, et il n’est pas question qu’il soit défait", a-t-il souligné

Si Daech est vaincu, les grandes puissances quitteront la Syrie et Israel qui a toujours soutenu Daech sera isolé, a encore expliqué Halévy sous-entendant la nécessité d’un soutien renforcé et direct d’israël au mouvement terroriste.

18) Point rapide au 26 avril 2016 (par Hyacinthe, co-rédacteur du site)

Ce 18 octobre 2015, j’avais rédigé un petit texte intitulé "La Syrie... enjeu mondial considérable depuis l’intervention russe" que notre lecteur peut redécouvrir en 1 ci-dessous.

Je notais en particulier que "l’offensive politique et militaire russe contrarie considérablement l’écheveau complexe tressé par les Occidentaux s’appuyant sur l’Arabie saoudite qui elle-même aide les djihadistes et salafistes, s’appuyant sur Israël qui évite d’affaiblir Daesh selon le principe que l’ennemi de notre ennemi (El-Assad) est notre ami, s’appuyant sur la Turquie en sympathie pour la même raison avec Daesh contre les Kurdes en Syrie mais sur les Kurdes contre Daesh en Irak."

Bien des évènements ont confirmé depuis cette analyse. L’attitude actuelle de la Turquie, d’Israël et de l’Arabie (rappelée ci-dessous par plusieurs liens et articles) en témoigne. Quant à l’engagement russe, il présentait un aspect décisif pour Poutine ; face aux agressives interventions militaires atlantistes, il avait besoin d’affirmer sa capacité à soutenir des alliés (Bachar El-Assad en l’occurrence). Plusieurs forces du Moyen Orient appelaient cette intervention de leurs voeux tant Washington, Tel Aviv, Ankara et Ryad cherchaient manifestement à les éradiquer. C’est le cas du Hezbollah (et de ses alliés comme le Parti Communiste Libanais), des Kurdes du PKK, de l’Iran...

Six mois plus tard, les objectifs de l’engagement russe sont largement remplis :

- du point de vue militaire avec la contre-offensive de l’armée syrienne qui a largement consolidé l’axe Deraa Damas Homs Hama Lattaquié et repris en particulier Palmyre à l’Etat islamique

- du point de vue diplomatique avec la recherche d’une solution politique entre Bachar El Assad, le PYD (Kurdes syriens) et les opposants intérieurs de la CCND (Comité de Coordination nationale pour le Changement Dmocratique) aux dépens des islamistes comme Mohammed Allouche (chef du groupe armé salafiste Jaich al-Islam) appuyés par les Etats-Unis et leurs alliés.

- du point de vue de la légalité internationale quant au maintien de la reconnaissance de l’Etat syrien par l’ONU, quant à la protection aérienne de l’aide humanitaire envoyée par l’ONU pour certaines grands villes assiégées par Daesh depuis six mois.

Je voudrais conclure ce petit point d’étape en rappelant :

- que je suis parfaitement conscient du "mépris des droits de l’homme" par le régime de Bagdad.

- que quelques forces progressistes issues de mobilisations citoyennes se retrouvent aujourd’hui face à l’armée de ce régime

- que Moscou cherche aussi au Moyen Orient à prouver la qualité de son matériel militaire pour mieux le vendre (la Russie est le second exportateur mondial après les Etats Unis).

Cependant, dans cette guerre qui a déjà occasionné 300000 morts, cinq millions d’exilés, des souffrances terribles pour toute la population, la moindre des choses pour nous, c’est de réfléchir rationnellement à une réalité complexe dans laquelle l’éradication de Daesh et le soutien aux Kurdes restent des objectifs majeurs dans l’immédiat.

Par ailleurs,

Hyacinthe

17) Netanyahu rappelle ses lignes rouges à Poutine

Les responsables et les diplomates israéliens multiplient leurs visites en Russie, acteur clé au Moyen-Orient. Pour eux, Moscou est capable de changer la donne dans la région, comme au lendemain de son intervention directe dans le conflit syrien, au moment où l’attention américaine portée pour la région s’affaiblit.

Lors de sa rencontre jeudi avec le président russe Vladimir Poutine, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a cherché à s’assurer des garanties aux intérêts d’Israël dans tout prochain accord prévu sur la Syrie.

Malgré les liens solides entre Moscou et ses alliés syrien et iranien, Tel Aviv tente d’effectuer une percée quelque part afin de garantir ses intérêts.

A cet effet, Netanyahu était direct dans ses propos. Il a rappelé devant Poutine les lignes rouges israéliennes à ne pas franchir dans tout accord sur la Syrie.

« Je suis venu ici avec un objectif : renforcer la coordination sécuritaire entre nos deux pays pour empêcher des erreurs, des malentendus et des affrontements superflus (...) Israël a défini des lignes claires pour sa sécurité. Nous agissons au maximum de nos capacités pour empêcher le transfert d’armes sophistiquées d’Iran et de Syrie au Hezbollah libanais. Nous agissons pour empêcher l’émergence d’un front terroriste supplémentaire sur le plateau du Golan", a souligné Netanyahu.

Et d’assurer qu’Israël restera attaché à ses lignes rouges définies, et que le Golan demeurera à jamais sous la souveraineté israélienne...

Source de cet extrait : L’Orient Le Jour 24 avril

16) Les forces russes en Syrie auraient tiré sur des avions de l’armée israélienne

Les forces russes présentes en Syrie ont tiré à deux reprises au moins sur des avions militaires israéliens, ce qui a incité le Premier ministre Benjamin Netanyahu à chercher à renforcer la coordination militaire avec Moscou, rapporte vendredi 22 avril le Yedioth Ahronoth.

La chaîne de télévision israélienne Channel 10 TV rapporte par ailleurs qu’un avion russe s’est approché d’un appareil israélien au large des côtes syriennes.

Selon Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, les informations de la presse israéliennes sont "dans ce cas précis, très éloignées de la réalité".

Benjamin Netanyahu a toutefois déclaré à des journalistes que l’armée israélienne "avait rencontré des problèmes" dans la conduite de ses opérations en Syrie, sans entrer dans les détails, expliquant qu’il avait été nécessaire d’aborder cette question avec la Russie afin que ces "frictions" dégénèrent...

Source de cet extrait : L’Orient Le Jour 24 avril

15) Israël admet avoir attaqué "des dizaines de convois d’armes" en Syrie destinés au Hezbollah

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a admis lundi pour la première fois qu’Israël avait attaqué des dizaines de convois d’armes en Syrie qui étaient destinés au Hezbollah, ennemi juré de l’Etat hébreu.

C’est la première fois que le chef du gouvernement israélien déclare publiquement et aussi clairement qu’Israël a mené ces attaques en Syrie, pays voisin avec lequel l’Etat hébreu est toujours officiellement en guerre. En décembre, il avait déclaré qu’Israël faisait "tout ce qu’il faut pour éviter des livraisons d’armes particulièrement létales de Syrie vers le Liban", sans donner davantage de détails. De nombreux raids contre des convois d’armes destinés au Hezbollah ont été imputés, notamment par les médias libanais et syriens, à l’Etat hébreu mais les autorités israéliennes s’abstiennent en général de tout commentaire sur ces raids.

"Nous agissons quand nous devons agir, y compris ici, de l’autre côté de la frontière, avec des dizaines de frappes destinées à empêcher le Hezbollah d’obtenir des armes pouvant changer le rapport de force", a déclaré M. Netanyahu lors d’une visite aux troupes sur la partie du Golan syrien occupée par Israël, selon ses services.

Source de cet extrait : L’Orient Le Jour 24 avril

14) Sous protection d’avions de combat russes, l’ONU a pu fournir de l’aide humanitaire en Syrie (18 avril 2016)

Les chasseurs russes Su-30 ont assuré un corridor de sécurité pour la livraison de fret humanitaire d’urgence de l’ONU à la ville syrienne de Deir ez-Zor, assiégée par les djihadistes de Daesh.

L’aide humanitaire a été fournie le 17 avril dans le cadre du Programme alimentaire mondial pour près de 200 000 habitants de la ville. Ils avaient besoin, notamment, de vivres, de médicaments, d’essence et d’autres produits de première nécessité.

D’après le ministère de la Défense russe, cette livraison est la première d’une série prévue pour la ville de Deir ez-Zor, la Russie participera à l’envoi d’aide humanitaire à une fréquence quotidienne.

Depuis mai 2015, la ville de Deir ez-Zor est assiégée par Daesh. Le 16 avril, l’armée syrienne a fait reculer les djihadistes qui tentaient d’attaquer l’aéroport de la ville, un point stratégique pour toute la région.

Tandis que l’ONU a commencé à fournir de l’aide à la population de Deir ez-Zor à la fin du mois de février, la Russie avait déjà effectué plusieurs livraisons humanitaires en janvier.

13) Un membre du clan Kennedy révèle la vraie cause de la guerre en Syrie

12) Le Monde félicite Poutine et soutient la Russie

11) Malgré l’armée turque, les Kurdes syriens avancent face aux islamistes

10) La Turquie va-t-elle engager son armée à Alep en Syrie ?

9) Israël reconnaît intervenir en Syrie contre Bachar-el-Assad

8) Résolution de l’ONU sur la Syrie Un premier pas qui doit être soutenu par la France->25873]

7) La Russie installe de puissants missiles pour interdire l’espace aérien syrien aux faucons de l’OTAN !

La Russie a décidé de déployer des missiles sol-air S-400 en Syrie en réaction à la chute mardi de son bombardier Su-24 abattu par un chasseur turc dans l’espace aérien syrien.

La Russie déploiera un système antiaérien S-400 en Syrie Les avions de l’Otan devront obtenir le feu vert de Moscou pour survoler la Syrie suite au déploiement des missiles sol-air russes S-400 Triumph dans ce pays, a rapporté la chaîne de télévision américaine CNN. Les missiles S-400 ont une portée suffisante pour couvrir l’ensemble de la Syrie ce qui signifie un contrôle total de l’espace aérien de ce pays par Moscou, note le correspondant de la CNN Matthew Chance.

Le radar du système S-400 est capable de viser simultanément 300 cibles, et possède une capacité antimissile. 72 missiles peuvent y être chargés simultanément.

L’Etat-major général russe a annoncé mercredi matin sa décision de déployer des missiles sol-air S-400 à la base militaire de Hmeimim, en Syrie, après la chute mardi de son bombardier Su-24 abattu par un chasseur turc dans l’espace aérien syrien. Il a en outre envoyé le croiseur lance-missiles Moskva, équipé de systèmes antiaériens près de la province de Lattaquié, dans le nord-ouest de la Syrie, et a annoncé que ses bombardiers voleraient désormais sous la protection de chasseurs. Ankara et Moscou connaissent de fortes tensions au lendemain de la destruction de l’avion russe. Mais le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a annoncé mercredi que la Russie n’avait pas l’intention de faire la guerre à la Turquie suite à cet incident.

Source : http://fr.sputniknews.com/internati...

6) Ses avions interceptés ! ISRAËL PRIS AU PIEGE AU LIBAN ET EN SYRIE !

En marge de l’offensive contre l’Etat Islamique, la Russie s’oppose à une attaque d’Israël au Liban ! Les avions russes ont intercepté des avions Israéliens qui ont renoncé et se sont enfui !

En dépit des médias occidentaux qui jamais n’informent fréquemment sur ces activités d’Israël, l’armée Syrienne avait averti que ces nombreuses attaques israéliennes se réalisent au prétexte de lutter contre des groupes extrémistes !

Récemment, le journal "As safir" libanais a également informé qu’un vol d’avions Israéliens au-dessus du Liban et de la Syrie avait été intercepté par une escadre d’avions russes !

. Le succès des opérations russes contre l’état islamique en Syrie pourrait être un facteur déterminant pour bloquer définitivement les attaques aériennes d’Israël contre la Syrie !

Source TELESUR

5) Paris et Washington préfèrent Al Qaïda à la Russie !

Y aurait-il de bons djihadistes pour combattre Assad ?

C’est ce qu’on peut se demander quand on entend les États-Unis dénoncer les bombardements russes qui ne visent pas seulement Daesch mais aussi d’autres groupes comme l’Armée de la conquête dont la principale composante est al-Nosra, filiale syrienne d’al-Qaida. Il est vrai que ce dernier groupe est soutenu activement par « nos » alliés, l’Arabie saoudite et le Qatar.

L’Europe et l’Amérique du Nord préfèrent s’inquiéter de l’influence grandissante de la Russie : ce pays est-il donc voué à rester notre ennemi ? Qu’il ne soit pas un modèle de démocratie, chacun en convient mais à l’heure où le Proche-Orient est gangréné par le terrorisme djihadiste, à l’heure où la « coalition » occidentale a démontré l’inefficacité totale de ses bombardements, il serait temps de constater les succès de l’offensive russe. La coordination avec des troupes au sol, celles du régime d’Assad et du Hezbollah explique évidemment ces avancées.

Du côté occidental, on a tablé sur des résistants modérés : un choix raisonnable, à condition qu’ils constituent une force réelle sur le terrain. Hélas, il y a longtemps que l’on a vu disparaître cette sorte de combattants sous l’effet d’une radicalisation inexorable. A la fin de septembre, un contingent d’hommes formés et armés par les États-Unis n’a-t-il pas remis une partie de leurs armes à al-Nosra ? Il est inquiétant d’entendre les États-Unis menacer le gouvernement irakien de ne plus l’aider s’il demande à la Russie des frappes aériennes sur son territoire.

Si on peut répugner à s’allier avec Assad, il faut être réaliste : dans la situation présente, une « grande alliance » est aujourd’hui nécessaire contre la nébuleuse djihadiste (et pas seulement l’EI) qui infecte la Syrie et l’Irak et menace de s’étendre ; elle comprendra inévitablement la Russie et les États-Unis, l’Iran et le Hezbollah et... le régime de Damas. Dans ce cas, on peut s’attendre à un règlement politique qui, d’une manière ou d’une autre, marginalise Assad. Au contraire, si l’Occident fait de la Russie un ennemi au même titre qu’Assad, la Syrie pourrait s’enfoncer encore longtemps dans le chaos.

Non à la nouvelle guerre froide !

Martine S., PG

4) La détection d’avions israéliens dans le ciel syrien et l’avertissement russe à Israël confirmés

L’armée russe a prévenu les forces de l’air israéliennes de ne pas voler dans l’espace aérien russe le long de la frontière entre la Syrie et le Liban après que des avions israéliens ont été détectés par les radars russes, a indiqué un rapport libanais publié vendredi...

Des diplomates libanais ont indiqué que l’avertissement russe a été donné deux semaines après que des radars de l’armée russe ont détecté des avions de chasses israéliens s’approchant de l’espace aérien contrôlé par la Russie sur le long de la frontière entre la Syrie et le Liban.

“Des avions russes ont immédiatement bloqué le chemin des jets israéliens alors qu’ils volaient au-dessus de la région d’Akkar dans le nord du Liban. Les Russes ont averti qu’une entrée dans l’espace aérien syrien serait un prétexte pour ouvrir le feu", a déclaré la source diplomatique.

Source : http://www.i24news.tv/fr/actu/inter...

3) Des soldats iraniens sur le sol syrien aux côtés de l’armée du régime et de la Russie (L’Express)

La province d’Alep est quasi-entièrement aux mains du Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, et ses alliés islamistes djihadistes du groupe Etat islamique (EI). Une offensive, pour le moment victorieuse mais difficile, les affronte...

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), les forces coalisées de l’armée, des milices pro-régime, du Hezbollah libanais et des combattants iraniens et irakiens ont pris en 24 heures cinq villages et des collines de la province septentrionale d’Alep et se trouvaient aux portes de la localité clé d’Al-Hader. "La prise de cette localité, à 25 kilomètres au sud de la ville d’Alep (chef-lieu de la province éponyme), permettrait de sécuriser une ligne d’approvisionnement de l’armée entre la province d’Alep et celle de Hama", plus au sud, a expliqué le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

2) Volonté israélienne d’affronter la Russie ?

Lors de son allocution à l’ONU, le Président Poutine n’a pas mentionné Israël. Toutefois, plus tard, lors de sa conférence de presse, les choses ont pris une tournure inhabituelle. Le Président Poutine y a annoncé une relation de partage de renseignements avec le haut commandement militaire d’Israël, reposant sur ce qu’il a souligné être l’intérêt national d’Israël dans la sécurité de la Syrie.

Il a dit ensuite une chose surprenante. Nous devons encore discuter du problème des attaques aériennes d’Israël (sur la Syrie).

Avec la demande officielle du Président Assad, en conformité avec le droit international, de l’aide militaire de la Russie, la déclaration de Poutine prend une toute autre signification, surtout parce que les Russes vont déployer des défenses aériennes de pointe au-dessus de la Syrie grâce à la supériorité de leurs avions de chasse.

La liberté de mouvement d’Israël, qui attaque continuellement l’armée syrienne pour soutenir les forces de l’ISIS (Daech), que l’on sait à présent renforcées par au moins 800 commandos israéliens spécialement formés, pourrait bien être terminée.

La déclaration de Poutine, de s’occuper d’Israël et de ses attaques aériennes hors-la-loi en Syrie, a été passée sous silence par la presse mondiale. Le ton de Poutine, comme une réflexion après coup, était loin d’être bienveillante ou innocente.

L’une des raisons de l’Ouest d’avoir choisi de faire comme si rien de pareil n’avait été prononcé, est simple. Imaginez le président Obama se présentant devant le peuple américain au sujet de la menace russe à Israël :

« La Russie menace Israël de représailles pour son soutien hors-la-loi à l’organisation terroriste ISIS et pour son recours à des armes et munitions US afin de l’aider à conquérir le Moyen-Orient. Les USA ne peuvent autoriser pareille ingérence russe et doivent continuer à soutenir non seulement l’État d’Israël, mais aussi les deux organisations terroristes ISIS et al Nusra, au Moyen-Orient et dans le monde, comme nous le faisons depuis des décennies. »

Une telle déclaration du président Obama est impossible ; aussi la CIA a fait circuler à tous les médias occidentaux la nécessité de passer la déclaration de Poutine sous silence.

Les USA également en difficulté en Turquie, Ukraine, Moyen Orient

Obama est sous le choc de sa déconvenue récente à propos de l’échec de son projet de formation de « rebelles modérés » dirigé en Turquie par le Pentagone. Comme l’a indiqué la presse mondiale, la deuxième fournée de diplômés s’est jointe aux terroristes avec leurs armes US modernes.

Or, il y a un micmac derrière cela, une affaire que nul n’a abordée.

Selon des initiés du Pentagone, les opérations de l’ISIS et de ses organisations sœurs sont guidées à l’extérieur par le Pentagone lui-même. Voici comment il m’a expliqué ça :

Vous savez que la direction du Pentagone est constituée presque exclusivement de chrétiens sionistes de la « fin des temps ». Le leadership militaire des USA estime qu’il est nécessaire que l’ISIS conquière non seulement la Syrie et l’Irak, mais aussi la Jordanie. C’est seulement quand l’ISIS prendra le contrôle de suffisamment de sites bibliques, comme Palmyre et le Second Temple de Salomon à Tadmoor, que les prophéties sur la Fin des Temps pourront se réaliser. C’est pour ça que les bombardements n’ont pas d’effet, c’est pour ça que les opérations de ravitaillement de l’ISIS sont appuyées par des largages aériens US, c’est pour ça que l’ISIS a le plein accès au renseignement US et c’est pour ça qu’Israël se sert de son armée de l’air et maintient des troupes sur le sol syrien pour aider l’ISIS.

Les forces aériennes russes opérant en Syrie ne sont pas là pour juste arrêter l’ISIS, mais pour mettre un terme aux opérations des voyous du Pentagone qui soutiennent et ravitaillent l’ISIS, et instaurer une couverture aérienne au-dessus de la région pour empêcher Israël d’utiliser massivement ses forces aériennes sous le drapeau noir de l’État islamique.

Dans les opérations de combat contre la multitude de groupes terroristes implantés en Syrie par l’OTAN lui-même, l’impact réel des forces aériennes russes aidées des forces aériennes syriennes existantes, ne sera pas ébruité. La démarche russe suit bien la politique, car la guerre en Syrie devrait être également contre la Russie ; une répétition des impératifs de la guerre froide de l’Ouest ; une extension de l’agression occidentale contre l’Ukraine.

La folie de l’Ouest est bien sûr double : tentative de s’emparer de la base navale russe en Crimée, grâce à une « révolution colorée » de voyous néo-nazis rémunérés par la CIA ; tentative de prendre la seule autre base régionale russe, à Tartous en Syrie, en créant et un groupe terroriste bidon, l’ISIS, et en lui conférant les pleins pouvoirs. Bien qu’initialement financé et fondé par les Américains, ce groupe est formé par les Israéliens, soutenus par les Turcs et financé par l’Arabie. L’ISIS pourrait bien dépasser ses maîtres et apporter aux USA et en Europe occidentale un règne de terreur bien plus authentique que les attentats d’initiés mis en scène en 2001.

Au moment où les opérations russes ont commencé à l’intérieur de la Syrie, des opérations de propagande du Pentagone étaient en cours depuis des semaines, ce qui en fait d’étranges prophéties auto-réalisatrices. Les manigances des zèbres de la fin des temps dans l’armée US, et leur rêve d’anéantissement nucléaire, se heurteront à une chose inattendue : Une force capable de les réprimer.

Les USA n’aiment pas quand quelqu’un les fait reculer, en particulier quand c’est Israël, une nation qui s’est désormais rendue inexcusable et se trouve complètement seule à cause de la décennie de maladresses de Netanyahu.

La Russie pourrait bien considérer Israël comme le « ventre mou » de l’empire mondial US, bien que de nombreux experts bien informés se demandent qui est serviteur et qui est maître dans ce tandem.

Revenons donc à notre hypothèse de départ, avec la Russie plaçant ses défenses aériennes de pointe et sa supériorité aérienne, non seulement sur la frontière d’Israël, mais couvrant bien visiblement l’État sioniste, contrecarrant son soutien à l’ISIS, déjouant les opérations conjointes de l’ISIS et d’Israël, pointées comme un couteau sur Damas.

Israêl dans l’embrouillamini syrien

Ce qui suit a été reconnu tacitement :

– Israël fournit un appui aérien rapproché aux opérations terroristes à l’intérieur de la Syrie.

– Les forces terrestres israéliennes opèrent en Syrie et en Irak depuis le début, même bien avant 2011 avec la base israélienne établie depuis longtemps pour les opérations à Mossoul, facilement transformée pour servir leurs partenaires de l’ISIS.

– Les unités israéliennes jouent à faire coucou dans le Golan et en dehors, et transitant par le sud de la Jordanie depuis la Galilée, sont désormais bien retranchées sur le sol syrien, où elles reçoivent ouvertement soutien et ravitaillement aériens sous couvert d’un black-out médiatique.

Le joker sera naturellement Erdogan. Dirigeant la Turquie à la manière d’un tyran depuis juin 2015, la guerre génocide d’Erdogan contre les Kurdes renvoie aux campagnes turques contre les Arméniens, un siècle plus tôt.

La guerre au point mort d’Erdogan contre l’ISIS, 13.000 sorties effectuées contre les Kurdes, beaucoup en Turquie même et « zéro » contre l’ISIS depuis le 1er octobre 2015, ne sont pas passées inaperçues en dépit du musellement des médias par Erdogan.

Ses appels à l’OTAN, pour qu’elle l’aide à maintenir sa dictature, ajoutent une tonalité d’incrédulité à la cacophonie de l’embrouillement et de l’intox.

Pendant que nous écrivions ces lignes, Moshe Yalon, ministre de la Guerre israélien, a dit à la Russie qu’il projette de poursuivre ses opérations aériennes en Syrie pour le compte de l’ISIS, et pour aider les troupes israéliennes sur le sol syrien.

Depuis ces dernières années, la Syrie collectionne des prisonniers vivants, venant d’Israël, de Saoudie et d’autre part, capturés par les forces spéciales (Spetznaz) syriennes. La complicité israélienne dans les attaques au gaz Sarin est étayée par des preuves considérables, aussi bien que ses opérations de ravitaillement et d’évacuation médicale, non seulement en Syrie, mais aussi en Irak. Des tentatives d’évacuation médicales israéliennes ont été signalées jusqu’à Kirkouk.

Nous en venons donc à ce fait accablant : La volonté israélienne d’affronter la Russie repose sur l’hypothèse que les voyous extrémistes du Pentagone sont prêts à organiser une confrontation nucléaire avec la Russie, grâce à ce qu’ils admettent être un moyen illégal et traître de contrôle, consistant à détourner le potentiel nucléaire US.

Est-ce le pari d’un individu sain d’esprit en Israël ? Devrons-nous attendre et voir pour le savoir ?

NEO, Gordon Duff, 13 octobre 2015

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1) La Syrie... enjeu mondial considérable depuis l’intervention russe

Aujourd’hui, les échos de la presse française et internationale nous donnent raison d’avoir pointé l’importance de l’intervention militaire russe en Syrie.

Ainsi, l’AFP a donné l’information suivante au 19 octobre : "Près de 3.000 combattants pro-régime sont engagés dans les combats d’Alep, dont des centaines d’Iraniens et de miliciens libanais du Hezbollah ainsi que des Irakiens"

D’après un responsable américain, ce serait près de 2.000 Iraniens ou combattants soutenus par l’Iran, comme ceux du Hezbollah ou de groupes irakiens, qui participent à cette offensive près d’Alep dans "un effort coordonné" entre l’Iran, la Russie et le régime syrien.

Cette offensive politique et militaire russe contrarie considérablement l’écheveau complexe tressé par les Occidentaux s’appuyant sur l’Arabie saoudite qui elle-même aide les djihadistes et salafistes, s’appuyant sur Israël qui évite d’affaiblir Daesh selon le principe que l’ennemi de notre ennemi (El-Assad) est notre ami, s’appuyant sur la Turquie en sympathie pour la même raison avec Daesh contre les Kurdes en Syrie mais sur les Kurdes contre Daesh en Irak.

Toute personne informée sait que les services secrets occidentaux ont joué un rôle majeur dans la naissance de Daesh (ISIS). Sur la base de plusieurs documents secrets, Edward Snowden l’avait confirmé :

L’Etat islamique, création des services secrets occidentaux ?

Toute personne informée sait qu’Israel soutient fortement Daech en Syrie (1700 blessés soignés en Israël, armes, attaques aériennes, 800 commandos d’élite sur le terrain). L’intervention militaire russe bouleverse les rapports de force dans ce proche-Orient complexe.

Le Figaro résume bien le constat "Des avions de transport au contenu mystérieux, des préfabriqués pouvant accueillir plusieurs centaines de soldats, des militaires trahissant leur présence par des selfies, des blindés et deux navires de débarquement… Si le renforcement militaire russe en Syrie ne fait aucun doute pour le renseignement américain, les intentions de Moscou restent opaques aux yeux des Occidentaux". Il est vrai que la Russie n’était plus intervenue hors des limites de l’ex-URSS depuis une trentaine d’années et que la voilà de retour au Moyen-Orient où elle a pesé politiquement lourd pendant longtemps.

L’annonce par Vladimir Poutine d’une surveillance du ciel syrien par la Russie pour interdire les bombardements israéliens en soutien à Daesh présente donc une importance historique planétaire.

Dans le même temps, le site israélien debka, connu il est vrai pour son sensationnalisme mais souvent bien informé, annonce l’arrivée en Syrie de 3000 soldats iraniens et 2000 soldats cubains face à Daesh. Cette information vient d’être validée par les médias des Etats atlantistes en ce qui concerne les Iraniens (voir C ci-dessous) ; elle n’est pas moins improbable que les bombardements aériens russes en Syrie dont nous savons la réalité (lien ci-dessous). D’autant plus que la présence d’un millier de militaires chinois, aux côtés des Russes paraît confirmée.

http://www.debka.com/article/24950/...

Pour conclure, avançons quatre pistes sur la crise syrienne :

- Les USA, Israël et l’OTAN veulent faire tomber Bachar-el Assad qui contrarie leurs projets (politiques, militaires et pétroliers) au Moyen-Orient. L’intervention russe ne va pas les en dissuader, seulement les obliger à une communication plus fine en direction des opinions occidentales.

- Le djihadisme est indispensable aux USA et Israël pour battre l’armée syrienne de Bachar-el Assad. Il joue par ailleurs son avenir planétaire dans cette guerre. Il est représenté en Syrie, d’une part par l’Etat Islamique longtemps aidé par la Turquie et l’Arabie saoudite, d’autre part par le front Al-Nosra ( affilié à al-Qaïda) soutenu par les USA, Israël et les pays occidentaux.

- La nature impitoyable de la guerre syrienne ne peut que radicaliser Daesch. Aucune bête n’étant plus dangereuse que blessée, si des attentats risquent d’être commis contre la Russie, les chiites libanais ou la France, c’est à coup sûr dans le mois qui vient et les mois qui viennent.

- Quelle position prendre dans une situation aussi complexe ? Au moins contribuer à soutenir l’importance d’une solution politique pour oeuvrer à la paix et à la protection des populations. Au moins soutenir les forces progressistes locales comme les Kurdes du Rojava et certaines forces "rebelles". Au moins, aider nos concitoyens à comprendre la situation sans nous ranger dans un seul camp, c’est à dire en ne niant ni le caractère dictatorial et policier du régime de Bachar el-Assad, ni les liens entre l’OTAN et les djihadistes.

Hyacinthe, 19 octobre 2015


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