Syrie : Poutine impose des lignes rouges à Israël Erdogan et Daesh (21 articles)

dimanche 24 juillet 2016.
 

21) Israël occupe Quneitra (chef-lieu de governorat en Syrie) en lien avec des djihadistes

20) L’éradication de Daech n’est pas le but de guerre des USA

Pour accéder à cet article, cliquer sur l’adresse URL portée ci-dessus en bleu (titre 20).

19) 15 juin 2016 Un général israélien exprime ouvertement son soutien à Daech

http://news.antiwar.com/2016/06/21/...

Le general Herzi Halevy s’est exprimé à la conférence d’ Herzliya en faveur d’un soutien renforcé d’Israël au groupe Daech, afin de faire voler en éclat le gouvernement syrien, rapporte le journal israélien Maariv.

Est-ce encore un secret même si nos médias évitent d’aborder le sujet ?

"Nous ne voulons pas la défaite d’isis en Syrie. Ses pertes actuelles, placent Israel dans une position difficile", a déclaré ce dirigeant des services secrets israéliens.

"Israël a toujours dit préférer Daech au gouvernement syrien, et il n’est pas question qu’il soit défait", a-t-il souligné

Si Daech est vaincu, les grandes puissances quitteront la Syrie et Israel qui a toujours soutenu Daech sera isolé, a encore expliqué Halévy sous-entendant la nécessité d’un soutien renforcé et direct d’israël au mouvement terroriste.

18) Point rapide au 26 avril 2016 (par Hyacinthe, co-rédacteur du site)

Ce 18 octobre 2015, j’avais rédigé un petit texte intitulé "La Syrie... enjeu mondial considérable depuis l’intervention russe" que notre lecteur peut redécouvrir en 1 ci-dessous.

Je notais en particulier que "l’offensive politique et militaire russe contrarie considérablement l’écheveau complexe tressé par les Occidentaux s’appuyant sur l’Arabie saoudite qui elle-même aide les djihadistes et salafistes, s’appuyant sur Israël qui évite d’affaiblir Daesh selon le principe que l’ennemi de notre ennemi (El-Assad) est notre ami, s’appuyant sur la Turquie en sympathie pour la même raison avec Daesh contre les Kurdes en Syrie mais sur les Kurdes contre Daesh en Irak."

Bien des évènements ont confirmé depuis cette analyse. L’attitude actuelle de la Turquie, d’Israël et de l’Arabie (rappelée ci-dessous par plusieurs liens et articles) en témoigne. Quant à l’engagement russe, il présentait un aspect décisif pour Poutine ; face aux agressives interventions militaires atlantistes, il avait besoin d’affirmer sa capacité à soutenir des alliés (Bachar El-Assad en l’occurrence). Plusieurs forces du Moyen Orient appelaient cette intervention de leurs voeux tant Washington, Tel Aviv, Ankara et Ryad cherchaient manifestement à les éradiquer. C’est le cas du Hezbollah (et de ses alliés comme le Parti Communiste Libanais), des Kurdes du PKK, de l’Iran...

Six mois plus tard, les objectifs de l’engagement russe sont largement remplis :

- du point de vue militaire avec la contre-offensive de l’armée syrienne qui a largement consolidé l’axe Deraa Damas Homs Hama Lattaquié et repris en particulier Palmyre à l’Etat islamique

- du point de vue diplomatique avec la recherche d’une solution politique entre Bachar El Assad, le PYD (Kurdes syriens) et les opposants intérieurs de la CCND (Comité de Coordination nationale pour le Changement Dmocratique) aux dépens des islamistes comme Mohammed Allouche (chef du groupe armé salafiste Jaich al-Islam) appuyés par les Etats-Unis et leurs alliés.

- du point de vue de la légalité internationale quant au maintien de la reconnaissance de l’Etat syrien par l’ONU, quant à la protection aérienne de l’aide humanitaire envoyée par l’ONU pour certaines grands villes assiégées par Daesh depuis six mois.

Je voudrais conclure ce petit point d’étape en rappelant :

- que je suis parfaitement conscient du "mépris des droits de l’homme" par le régime de Bagdad.

- que quelques forces progressistes issues de mobilisations citoyennes se retrouvent aujourd’hui face à l’armée de ce régime

- que Moscou cherche aussi au Moyen Orient à prouver la qualité de son matériel militaire pour mieux le vendre (la Russie est le second exportateur mondial après les Etats Unis).

Cependant, dans cette guerre qui a déjà occasionné 300000 morts, cinq millions d’exilés, des souffrances terribles pour toute la population, la moindre des choses pour nous, c’est de réfléchir rationnellement à une réalité complexe dans laquelle l’éradication de Daesh et le soutien aux Kurdes restent des objectifs majeurs dans l’immédiat.

Par ailleurs,

Hyacinthe

17) Netanyahu rappelle ses lignes rouges à Poutine

Les responsables et les diplomates israéliens multiplient leurs visites en Russie, acteur clé au Moyen-Orient. Pour eux, Moscou est capable de changer la donne dans la région, comme au lendemain de son intervention directe dans le conflit syrien, au moment où l’attention américaine portée pour la région s’affaiblit.

Lors de sa rencontre jeudi avec le président russe Vladimir Poutine, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a cherché à s’assurer des garanties aux intérêts d’Israël dans tout prochain accord prévu sur la Syrie.

Malgré les liens solides entre Moscou et ses alliés syrien et iranien, Tel Aviv tente d’effectuer une percée quelque part afin de garantir ses intérêts.

A cet effet, Netanyahu était direct dans ses propos. Il a rappelé devant Poutine les lignes rouges israéliennes à ne pas franchir dans tout accord sur la Syrie.

« Je suis venu ici avec un objectif : renforcer la coordination sécuritaire entre nos deux pays pour empêcher des erreurs, des malentendus et des affrontements superflus (...) Israël a défini des lignes claires pour sa sécurité. Nous agissons au maximum de nos capacités pour empêcher le transfert d’armes sophistiquées d’Iran et de Syrie au Hezbollah libanais. Nous agissons pour empêcher l’émergence d’un front terroriste supplémentaire sur le plateau du Golan", a souligné Netanyahu.

Et d’assurer qu’Israël restera attaché à ses lignes rouges définies, et que le Golan demeurera à jamais sous la souveraineté israélienne...

Source de cet extrait : L’Orient Le Jour 24 avril

16) Les forces russes en Syrie auraient tiré sur des avions de l’armée israélienne

Les forces russes présentes en Syrie ont tiré à deux reprises au moins sur des avions militaires israéliens, ce qui a incité le Premier ministre Benjamin Netanyahu à chercher à renforcer la coordination militaire avec Moscou, rapporte vendredi 22 avril le Yedioth Ahronoth.

La chaîne de télévision israélienne Channel 10 TV rapporte par ailleurs qu’un avion russe s’est approché d’un appareil israélien au large des côtes syriennes.

Selon Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, les informations de la presse israéliennes sont "dans ce cas précis, très éloignées de la réalité".

Benjamin Netanyahu a toutefois déclaré à des journalistes que l’armée israélienne "avait rencontré des problèmes" dans la conduite de ses opérations en Syrie, sans entrer dans les détails, expliquant qu’il avait été nécessaire d’aborder cette question avec la Russie afin que ces "frictions" dégénèrent...

Source de cet extrait : L’Orient Le Jour 24 avril

15) Israël admet avoir attaqué "des dizaines de convois d’armes" en Syrie destinés au Hezbollah

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a admis lundi pour la première fois qu’Israël avait attaqué des dizaines de convois d’armes en Syrie qui étaient destinés au Hezbollah, ennemi juré de l’Etat hébreu.

C’est la première fois que le chef du gouvernement israélien déclare publiquement et aussi clairement qu’Israël a mené ces attaques en Syrie, pays voisin avec lequel l’Etat hébreu est toujours officiellement en guerre. En décembre, il avait déclaré qu’Israël faisait "tout ce qu’il faut pour éviter des livraisons d’armes particulièrement létales de Syrie vers le Liban", sans donner davantage de détails. De nombreux raids contre des convois d’armes destinés au Hezbollah ont été imputés, notamment par les médias libanais et syriens, à l’Etat hébreu mais les autorités israéliennes s’abstiennent en général de tout commentaire sur ces raids.

"Nous agissons quand nous devons agir, y compris ici, de l’autre côté de la frontière, avec des dizaines de frappes destinées à empêcher le Hezbollah d’obtenir des armes pouvant changer le rapport de force", a déclaré M. Netanyahu lors d’une visite aux troupes sur la partie du Golan syrien occupée par Israël, selon ses services.

Source de cet extrait : L’Orient Le Jour 24 avril

14) Sous protection d’avions de combat russes, l’ONU a pu fournir de l’aide humanitaire en Syrie (18 avril 2016)

Les chasseurs russes Su-30 ont assuré un corridor de sécurité pour la livraison de fret humanitaire d’urgence de l’ONU à la ville syrienne de Deir ez-Zor, assiégée par les djihadistes de Daesh.

L’aide humanitaire a été fournie le 17 avril dans le cadre du Programme alimentaire mondial pour près de 200 000 habitants de la ville. Ils avaient besoin, notamment, de vivres, de médicaments, d’essence et d’autres produits de première nécessité.

D’après le ministère de la Défense russe, cette livraison est la première d’une série prévue pour la ville de Deir ez-Zor, la Russie participera à l’envoi d’aide humanitaire à une fréquence quotidienne.

Depuis mai 2015, la ville de Deir ez-Zor est assiégée par Daesh. Le 16 avril, l’armée syrienne a fait reculer les djihadistes qui tentaient d’attaquer l’aéroport de la ville, un point stratégique pour toute la région.

Tandis que l’ONU a commencé à fournir de l’aide à la population de Deir ez-Zor à la fin du mois de février, la Russie avait déjà effectué plusieurs livraisons humanitaires en janvier.

13) Un membre du clan Kennedy révèle la vraie cause de la guerre en Syrie

12) Le Monde félicite Poutine et soutient la Russie

11) Malgré l’armée turque, les Kurdes syriens avancent face aux islamistes

10) La Turquie va-t-elle engager son armée à Alep en Syrie ?

9) Israël reconnaît intervenir en Syrie contre Bachar-el-Assad

8) Résolution de l’ONU sur la Syrie Un premier pas qui doit être soutenu par la France->25873]

7) La Russie installe de puissants missiles pour interdire l’espace aérien syrien aux faucons de l’OTAN !

La Russie a décidé de déployer des missiles sol-air S-400 en Syrie en réaction à la chute mardi de son bombardier Su-24 abattu par un chasseur turc dans l’espace aérien syrien.

La Russie déploiera un système antiaérien S-400 en Syrie Les avions de l’Otan devront obtenir le feu vert de Moscou pour survoler la Syrie suite au déploiement des missiles sol-air russes S-400 Triumph dans ce pays, a rapporté la chaîne de télévision américaine CNN. Les missiles S-400 ont une portée suffisante pour couvrir l’ensemble de la Syrie ce qui signifie un contrôle total de l’espace aérien de ce pays par Moscou, note le correspondant de la CNN Matthew Chance.

Le radar du système S-400 est capable de viser simultanément 300 cibles, et possède une capacité antimissile. 72 missiles peuvent y être chargés simultanément.

L’Etat-major général russe a annoncé mercredi matin sa décision de déployer des missiles sol-air S-400 à la base militaire de Hmeimim, en Syrie, après la chute mardi de son bombardier Su-24 abattu par un chasseur turc dans l’espace aérien syrien. Il a en outre envoyé le croiseur lance-missiles Moskva, équipé de systèmes antiaériens près de la province de Lattaquié, dans le nord-ouest de la Syrie, et a annoncé que ses bombardiers voleraient désormais sous la protection de chasseurs. Ankara et Moscou connaissent de fortes tensions au lendemain de la destruction de l’avion russe. Mais le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a annoncé mercredi que la Russie n’avait pas l’intention de faire la guerre à la Turquie suite à cet incident.

Source : http://fr.sputniknews.com/internati...

6) Ses avions interceptés ! ISRAËL PRIS AU PIEGE AU LIBAN ET EN SYRIE !

En marge de l’offensive contre l’Etat Islamique, la Russie s’oppose à une attaque d’Israël au Liban ! Les avions russes ont intercepté des avions Israéliens qui ont renoncé et se sont enfui !

En dépit des médias occidentaux qui jamais n’informent fréquemment sur ces activités d’Israël, l’armée Syrienne avait averti que ces nombreuses attaques israéliennes se réalisent au prétexte de lutter contre des groupes extrémistes !

Récemment, le journal "As safir" libanais a également informé qu’un vol d’avions Israéliens au-dessus du Liban et de la Syrie avait été intercepté par une escadre d’avions russes !

. Le succès des opérations russes contre l’état islamique en Syrie pourrait être un facteur déterminant pour bloquer définitivement les attaques aériennes d’Israël contre la Syrie !

Source TELESUR

5) Paris et Washington préfèrent Al Qaïda à la Russie !

Y aurait-il de bons djihadistes pour combattre Assad ?

C’est ce qu’on peut se demander quand on entend les États-Unis dénoncer les bombardements russes qui ne visent pas seulement Daesch mais aussi d’autres groupes comme l’Armée de la conquête dont la principale composante est al-Nosra, filiale syrienne d’al-Qaida. Il est vrai que ce dernier groupe est soutenu activement par « nos » alliés, l’Arabie saoudite et le Qatar.

L’Europe et l’Amérique du Nord préfèrent s’inquiéter de l’influence grandissante de la Russie : ce pays est-il donc voué à rester notre ennemi ? Qu’il ne soit pas un modèle de démocratie, chacun en convient mais à l’heure où le Proche-Orient est gangréné par le terrorisme djihadiste, à l’heure où la « coalition » occidentale a démontré l’inefficacité totale de ses bombardements, il serait temps de constater les succès de l’offensive russe. La coordination avec des troupes au sol, celles du régime d’Assad et du Hezbollah explique évidemment ces avancées.

Du côté occidental, on a tablé sur des résistants modérés : un choix raisonnable, à condition qu’ils constituent une force réelle sur le terrain. Hélas, il y a longtemps que l’on a vu disparaître cette sorte de combattants sous l’effet d’une radicalisation inexorable. A la fin de septembre, un contingent d’hommes formés et armés par les États-Unis n’a-t-il pas remis une partie de leurs armes à al-Nosra ? Il est inquiétant d’entendre les États-Unis menacer le gouvernement irakien de ne plus l’aider s’il demande à la Russie des frappes aériennes sur son territoire.

Si on peut répugner à s’allier avec Assad, il faut être réaliste : dans la situation présente, une « grande alliance » est aujourd’hui nécessaire contre la nébuleuse djihadiste (et pas seulement l’EI) qui infecte la Syrie et l’Irak et menace de s’étendre ; elle comprendra inévitablement la Russie et les États-Unis, l’Iran et le Hezbollah et... le régime de Damas. Dans ce cas, on peut s’attendre à un règlement politique qui, d’une manière ou d’une autre, marginalise Assad. Au contraire, si l’Occident fait de la Russie un ennemi au même titre qu’Assad, la Syrie pourrait s’enfoncer encore longtemps dans le chaos.

Non à la nouvelle guerre froide !

Martine S., PG

4) La détection d’avions israéliens dans le ciel syrien et l’avertissement russe à Israël confirmés

L’armée russe a prévenu les forces de l’air israéliennes de ne pas voler dans l’espace aérien russe le long de la frontière entre la Syrie et le Liban après que des avions israéliens ont été détectés par les radars russes, a indiqué un rapport libanais publié vendredi...

Des diplomates libanais ont indiqué que l’avertissement russe a été donné deux semaines après que des radars de l’armée russe ont détecté des avions de chasses israéliens s’approchant de l’espace aérien contrôlé par la Russie sur le long de la frontière entre la Syrie et le Liban.

“Des avions russes ont immédiatement bloqué le chemin des jets israéliens alors qu’ils volaient au-dessus de la région d’Akkar dans le nord du Liban. Les Russes ont averti qu’une entrée dans l’espace aérien syrien serait un prétexte pour ouvrir le feu", a déclaré la source diplomatique.

Source : http://www.i24news.tv/fr/actu/inter...

3) Des soldats iraniens sur le sol syrien aux côtés de l’armée du régime et de la Russie (L’Express)

La province d’Alep est quasi-entièrement aux mains du Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, et ses alliés islamistes djihadistes du groupe Etat islamique (EI). Une offensive, pour le moment victorieuse mais difficile, les affronte...

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), les forces coalisées de l’armée, des milices pro-régime, du Hezbollah libanais et des combattants iraniens et irakiens ont pris en 24 heures cinq villages et des collines de la province septentrionale d’Alep et se trouvaient aux portes de la localité clé d’Al-Hader. "La prise de cette localité, à 25 kilomètres au sud de la ville d’Alep (chef-lieu de la province éponyme), permettrait de sécuriser une ligne d’approvisionnement de l’armée entre la province d’Alep et celle de Hama", plus au sud, a expliqué le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

2) Volonté israélienne d’affronter la Russie ?

Lors de son allocution à l’ONU, le Président Poutine n’a pas mentionné Israël. Toutefois, plus tard, lors de sa conférence de presse, les choses ont pris une tournure inhabituelle. Le Président Poutine y a annoncé une relation de partage de renseignements avec le haut commandement militaire d’Israël, reposant sur ce qu’il a souligné être l’intérêt national d’Israël dans la sécurité de la Syrie.

Il a dit ensuite une chose surprenante. Nous devons encore discuter du problème des attaques aériennes d’Israël (sur la Syrie).

Avec la demande officielle du Président Assad, en conformité avec le droit international, de l’aide militaire de la Russie, la déclaration de Poutine prend une toute autre signification, surtout parce que les Russes vont déployer des défenses aériennes de pointe au-dessus de la Syrie grâce à la supériorité de leurs avions de chasse.

La liberté de mouvement d’Israël, qui attaque continuellement l’armée syrienne pour soutenir les forces de l’ISIS (Daech), que l’on sait à présent renforcées par au moins 800 commandos israéliens spécialement formés, pourrait bien être terminée.

La déclaration de Poutine, de s’occuper d’Israël et de ses attaques aériennes hors-la-loi en Syrie, a été passée sous silence par la presse mondiale. Le ton de Poutine, comme une réflexion après coup, était loin d’être bienveillante ou innocente.

L’une des raisons de l’Ouest d’avoir choisi de faire comme si rien de pareil n’avait été prononcé, est simple. Imaginez le président Obama se présentant devant le peuple américain au sujet de la menace russe à Israël :

« La Russie menace Israël de représailles pour son soutien hors-la-loi à l’organisation terroriste ISIS et pour son recours à des armes et munitions US afin de l’aider à conquérir le Moyen-Orient. Les USA ne peuvent autoriser pareille ingérence russe et doivent continuer à soutenir non seulement l’État d’Israël, mais aussi les deux organisations terroristes ISIS et al Nusra, au Moyen-Orient et dans le monde, comme nous le faisons depuis des décennies. »

Une telle déclaration du président Obama est impossible ; aussi la CIA a fait circuler à tous les médias occidentaux la nécessité de passer la déclaration de Poutine sous silence.

Les USA également en difficulté en Turquie, Ukraine, Moyen Orient

Obama est sous le choc de sa déconvenue récente à propos de l’échec de son projet de formation de « rebelles modérés » dirigé en Turquie par le Pentagone. Comme l’a indiqué la presse mondiale, la deuxième fournée de diplômés s’est jointe aux terroristes avec leurs armes US modernes.

Or, il y a un micmac derrière cela, une affaire que nul n’a abordée.

Selon des initiés du Pentagone, les opérations de l’ISIS et de ses organisations sœurs sont guidées à l’extérieur par le Pentagone lui-même. Voici comment il m’a expliqué ça :

Vous savez que la direction du Pentagone est constituée presque exclusivement de chrétiens sionistes de la « fin des temps ». Le leadership militaire des USA estime qu’il est nécessaire que l’ISIS conquière non seulement la Syrie et l’Irak, mais aussi la Jordanie. C’est seulement quand l’ISIS prendra le contrôle de suffisamment de sites bibliques, comme Palmyre et le Second Temple de Salomon à Tadmoor, que les prophéties sur la Fin des Temps pourront se réaliser. C’est pour ça que les bombardements n’ont pas d’effet, c’est pour ça que les opérations de ravitaillement de l’ISIS sont appuyées par des largages aériens US, c’est pour ça que l’ISIS a le plein accès au renseignement US et c’est pour ça qu’Israël se sert de son armée de l’air et maintient des troupes sur le sol syrien pour aider l’ISIS.

Les forces aériennes russes opérant en Syrie ne sont pas là pour juste arrêter l’ISIS, mais pour mettre un terme aux opérations des voyous du Pentagone qui soutiennent et ravitaillent l’ISIS, et instaurer une couverture aérienne au-dessus de la région pour empêcher Israël d’utiliser massivement ses forces aériennes sous le drapeau noir de l’État islamique.

Dans les opérations de combat contre la multitude de groupes terroristes implantés en Syrie par l’OTAN lui-même, l’impact réel des forces aériennes russes aidées des forces aériennes syriennes existantes, ne sera pas ébruité. La démarche russe suit bien la politique, car la guerre en Syrie devrait être également contre la Russie ; une répétition des impératifs de la guerre froide de l’Ouest ; une extension de l’agression occidentale contre l’Ukraine.

La folie de l’Ouest est bien sûr double : tentative de s’emparer de la base navale russe en Crimée, grâce à une « révolution colorée » de voyous néo-nazis rémunérés par la CIA ; tentative de prendre la seule autre base régionale russe, à Tartous en Syrie, en créant et un groupe terroriste bidon, l’ISIS, et en lui conférant les pleins pouvoirs. Bien qu’initialement financé et fondé par les Américains, ce groupe est formé par les Israéliens, soutenus par les Turcs et financé par l’Arabie. L’ISIS pourrait bien dépasser ses maîtres et apporter aux USA et en Europe occidentale un règne de terreur bien plus authentique que les attentats d’initiés mis en scène en 2001.

Au moment où les opérations russes ont commencé à l’intérieur de la Syrie, des opérations de propagande du Pentagone étaient en cours depuis des semaines, ce qui en fait d’étranges prophéties auto-réalisatrices. Les manigances des zèbres de la fin des temps dans l’armée US, et leur rêve d’anéantissement nucléaire, se heurteront à une chose inattendue : Une force capable de les réprimer.

Les USA n’aiment pas quand quelqu’un les fait reculer, en particulier quand c’est Israël, une nation qui s’est désormais rendue inexcusable et se trouve complètement seule à cause de la décennie de maladresses de Netanyahu.

La Russie pourrait bien considérer Israël comme le « ventre mou » de l’empire mondial US, bien que de nombreux experts bien informés se demandent qui est serviteur et qui est maître dans ce tandem.

Revenons donc à notre hypothèse de départ, avec la Russie plaçant ses défenses aériennes de pointe et sa supériorité aérienne, non seulement sur la frontière d’Israël, mais couvrant bien visiblement l’État sioniste, contrecarrant son soutien à l’ISIS, déjouant les opérations conjointes de l’ISIS et d’Israël, pointées comme un couteau sur Damas.

Israêl dans l’embrouillamini syrien

Ce qui suit a été reconnu tacitement :

– Israël fournit un appui aérien rapproché aux opérations terroristes à l’intérieur de la Syrie.

– Les forces terrestres israéliennes opèrent en Syrie et en Irak depuis le début, même bien avant 2011 avec la base israélienne établie depuis longtemps pour les opérations à Mossoul, facilement transformée pour servir leurs partenaires de l’ISIS.

– Les unités israéliennes jouent à faire coucou dans le Golan et en dehors, et transitant par le sud de la Jordanie depuis la Galilée, sont désormais bien retranchées sur le sol syrien, où elles reçoivent ouvertement soutien et ravitaillement aériens sous couvert d’un black-out médiatique.

Le joker sera naturellement Erdogan. Dirigeant la Turquie à la manière d’un tyran depuis juin 2015, la guerre génocide d’Erdogan contre les Kurdes renvoie aux campagnes turques contre les Arméniens, un siècle plus tôt.

La guerre au point mort d’Erdogan contre l’ISIS, 13.000 sorties effectuées contre les Kurdes, beaucoup en Turquie même et « zéro » contre l’ISIS depuis le 1er octobre 2015, ne sont pas passées inaperçues en dépit du musellement des médias par Erdogan.

Ses appels à l’OTAN, pour qu’elle l’aide à maintenir sa dictature, ajoutent une tonalité d’incrédulité à la cacophonie de l’embrouillement et de l’intox.

Pendant que nous écrivions ces lignes, Moshe Yalon, ministre de la Guerre israélien, a dit à la Russie qu’il projette de poursuivre ses opérations aériennes en Syrie pour le compte de l’ISIS, et pour aider les troupes israéliennes sur le sol syrien.

Depuis ces dernières années, la Syrie collectionne des prisonniers vivants, venant d’Israël, de Saoudie et d’autre part, capturés par les forces spéciales (Spetznaz) syriennes. La complicité israélienne dans les attaques au gaz Sarin est étayée par des preuves considérables, aussi bien que ses opérations de ravitaillement et d’évacuation médicale, non seulement en Syrie, mais aussi en Irak. Des tentatives d’évacuation médicales israéliennes ont été signalées jusqu’à Kirkouk.

Nous en venons donc à ce fait accablant : La volonté israélienne d’affronter la Russie repose sur l’hypothèse que les voyous extrémistes du Pentagone sont prêts à organiser une confrontation nucléaire avec la Russie, grâce à ce qu’ils admettent être un moyen illégal et traître de contrôle, consistant à détourner le potentiel nucléaire US.

Est-ce le pari d’un individu sain d’esprit en Israël ? Devrons-nous attendre et voir pour le savoir ?

NEO, Gordon Duff, 13 octobre 2015

https://translate.google.fr/transla...

1) La Syrie... enjeu mondial considérable depuis l’intervention russe

Aujourd’hui, les échos de la presse française et internationale nous donnent raison d’avoir pointé l’importance de l’intervention militaire russe en Syrie.

Ainsi, l’AFP a donné l’information suivante au 19 octobre : "Près de 3.000 combattants pro-régime sont engagés dans les combats d’Alep, dont des centaines d’Iraniens et de miliciens libanais du Hezbollah ainsi que des Irakiens"

D’après un responsable américain, ce serait près de 2.000 Iraniens ou combattants soutenus par l’Iran, comme ceux du Hezbollah ou de groupes irakiens, qui participent à cette offensive près d’Alep dans "un effort coordonné" entre l’Iran, la Russie et le régime syrien.

Cette offensive politique et militaire russe contrarie considérablement l’écheveau complexe tressé par les Occidentaux s’appuyant sur l’Arabie saoudite qui elle-même aide les djihadistes et salafistes, s’appuyant sur Israël qui évite d’affaiblir Daesh selon le principe que l’ennemi de notre ennemi (El-Assad) est notre ami, s’appuyant sur la Turquie en sympathie pour la même raison avec Daesh contre les Kurdes en Syrie mais sur les Kurdes contre Daesh en Irak.

Toute personne informée sait que les services secrets occidentaux ont joué un rôle majeur dans la naissance de Daesh (ISIS). Sur la base de plusieurs documents secrets, Edward Snowden l’avait confirmé :

L’Etat islamique, création des services secrets occidentaux ?

Toute personne informée sait qu’Israel soutient fortement Daech en Syrie (1700 blessés soignés en Israël, armes, attaques aériennes, 800 commandos d’élite sur le terrain). L’intervention militaire russe bouleverse les rapports de force dans ce proche-Orient complexe.

Le Figaro résume bien le constat "Des avions de transport au contenu mystérieux, des préfabriqués pouvant accueillir plusieurs centaines de soldats, des militaires trahissant leur présence par des selfies, des blindés et deux navires de débarquement… Si le renforcement militaire russe en Syrie ne fait aucun doute pour le renseignement américain, les intentions de Moscou restent opaques aux yeux des Occidentaux". Il est vrai que la Russie n’était plus intervenue hors des limites de l’ex-URSS depuis une trentaine d’années et que la voilà de retour au Moyen-Orient où elle a pesé politiquement lourd pendant longtemps.

L’annonce par Vladimir Poutine d’une surveillance du ciel syrien par la Russie pour interdire les bombardements israéliens en soutien à Daesh présente donc une importance historique planétaire.

Dans le même temps, le site israélien debka, connu il est vrai pour son sensationnalisme mais souvent bien informé, annonce l’arrivée en Syrie de 3000 soldats iraniens et 2000 soldats cubains face à Daesh. Cette information vient d’être validée par les médias des Etats atlantistes en ce qui concerne les Iraniens (voir C ci-dessous) ; elle n’est pas moins improbable que les bombardements aériens russes en Syrie dont nous savons la réalité (lien ci-dessous). D’autant plus que la présence d’un millier de militaires chinois, aux côtés des Russes paraît confirmée.

http://www.debka.com/article/24950/...

Parmi les trois textes ci-dessous :

- le premier (titre B) constate le soutien apporté par les pays atlantistes au groupe armé Al-Nosra, membre d’Al-Qaïda et financé par l’Arabie saoudite, face à la Russie.

- le deuxième (titre C) rapporte l’information à présent certaine de l’avertissement russe prévenant que tout avion israélien dans l’espace aérien russe en Syrie (à la demande du gouvernement de Damas) "serait un prétexte pour ouvrir le feu".

- le troisième émanant de L’Express (titre D) confirme la présence de soldats iraniens ou organisés par l’Iran face aux islamistes sunnites en Syrie.

- le quatrième (titré E) émane d’un site russe. En l’absence d’information dans les médias français et occidentaux nous le mettons en ligne tout en demandant une certaine prudence à nos lecteurs sur certains points.

Cette évolution de la situation en Syrie place Daesh au pied du mur. Aucune bête n’étant plus dangereuse que blessée, si des attentats risquent d’être commis contre la Russie, les chiites libanais ou la France, c’est à coup sûr dans le mois qui vient.

Hyacinthe, 19 octobre 2015


Signatures: 0
Répondre à cet article

Forum

Date Nom Message