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I – la position de LFI concernant l’aide militaire et budgétaire au gouvernement ukrainien.
Le mouvement La France Insoumise a-t-elle voté à l’Assemblée nationale ou au Parlement européen pour une aide budgétaire à l’Ukraine notamment pour l’achat d’armes ? Ou au contraire a-t-elle voté contre ou s’est-elle abstenu ?
La France insoumise a eu des positions variables selon les textes et les institutions, mais on peut résumer ainsi :
À l’Assemblée nationale française, LFI a souvent voté contre les résolutions soutenant la stratégie française d’aide militaire à l’Ukraine ;
Au Parlement européen, les eurodéputés liés à LFI ont parfois voté pour, parfois se sont abstenus, selon les textes précis (aide macro financière, soutien militaire, sanctions, etc.).
Voici les principaux votes documentés :
À l’Assemblée nationale (France)
1. Vote sur l’accord de sécurité France-Ukraine
Assemblée nationale Date : 12 mars 2024
Les députés parlementaire LFI ont voté contre la stratégie française de soutien à l’Ukraine, qui incluait l’aide militaire et les accords de sécurité avec Kiev.
Résultat global :
372 voix pour
99 contre
LFI et les communistes ont voté contre ; le RN s’est abstenu.
2. Résolution « renforçant le soutien à l’Ukraine » Assemblée nationale Date : 12 mars 2025
L’Assemblée a adopté une résolution appelant notamment :
À renforcer le soutien à l’Ukraine ;
À utiliser les avoirs russes gelés ;
À poursuivre l’aide européenne à Kiev.
Le groupe LFI a voté contre cette résolution.
Résultat :
288 pour
54 contre
132 abstentions
Selon les comptes rendus parlementaires, les voix « contre » provenaient principalement de LFI et d’une partie du groupe communiste.
3. Amendements spécifiques liés au soutien militaire Toujours lors du débat du 12 mars 2025 à l’Assemblée, plusieurs amendements ont été examinés.
Par exemple :
Certains amendements visant à durcir le soutien à l’Ukraine ont été rejetés ou combattus par LFI ;
LFI a aussi déposé certains amendements plus prudents sur l’escalade militaire.
Mais sur le vote final de la résolution de soutien à l’Ukraine, la position officielle du groupe LFI fut bien : contre.
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2. Les votes de La France Insoumise au Parlement européen pour l’aide financière et militaire à l’Ukraine.
Les votes de La France Insoumise au Parlement européen entre 2022 2026
Quels ont été les votes du groupe politique La France Insoumise au Parlement européen entre 2022 et 2026 concernant l’aide financière et militaire à l’Ukraine ?
Voici une synthèse structurée et documentée des votes des eurodéputés LFI au Parlement européen sur l’aide à l’Ukraine entre 2022 et 2026.
Les votes des eurodéputés LFI au Parlement européen sur l’aide à l’Ukraine (2022–2026) Composition de la délégation LFI Législature 2019–2024 (6 eurodéputés) : Manon Aubry, Anne-Sophie Pelletier, Emmanuel Maurel, Leïla Chaibi, Manuel Bompard, Younous Omarjee.
Législature 2024–2029 (9 eurodéputés) : En recueillant 9,89 % des suffrages aux européennes de 2024, LFI a décroché 9 sièges, contre 6 lors du précédent scrutin. Les élus incluent notamment Manon Aubry (tête de liste, co-présidente du groupe GUE/NGL) et Younous Omarjee (vice-président du Parlement). LFI siège au sein du groupe The Left / GUE-NGL (Gauche unitaire européenne).
Votes clés 1er mars 2022 — Résolution sur l’agression russe contre l’Ukraine Résolution adoptée après le discours de Zelensky, demandant la fourniture d’armes défensives, des sanctions sévères et le renforcement de l’OTAN aux frontières de l’UE. Vote global : 637 pour, 13 contre, 26 abstentions.
Les six eurodéputés LFI (Manon Aubry, Anne-Sophie Pelletier, Emmanuel Maurel, Leïla Chaibi, Manuel Bompard et Younous Omarjee) ont voté unanimement pour cette résolution. Manon Aubry a justifié ce vote en expliquant que six amendements avaient « considérablement amélioré le texte », notamment en ajoutant un appel à un cessez-le-feu immédiat et une plus grande implication des Nations Unies. D’autres délégations du même groupe GUE (Irlandais, Allemands de Die Linke, Espagnols) ont voté contre, refusant les volets militaires du texte.
Avant le 24 février 2022 (avant-guerre) — Vote sur la résolution concernant la souveraineté ukrainienne Sur une résolution soutenant l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine et demandant le retrait des forces russes, LFI a voté contre.
Votes clés — Aide financière et macroéconomique 16 février 2022 — Aide macro-financière à l’Ukraine (1,2 Md€) Vote GUE-NGL au sein du groupe (source : registre des votes) : le groupe comptait 39 membres, avec 4 pour, 11 contre et 24 abstentions. LFI était donc dans la minorité qui s’est abstenue ou a voté contre au sein de son groupe.
7 juillet 2022 — Aide macro-financière exceptionnelle à l’Ukraine (18 Md€) Au sein du groupe GUE (39 membres), le résultat fut 22 pour, 4 contre, 6 abstentions et 7 absents. Les eurodéputés LFI ont globalement voté pour, conformément à leur ligne de soutien à l’aide financière et humanitaire.
15 septembre 2022 — Aide macro-financière exceptionnelle renforcée + Fonds de provisionnement commun Au sein du groupe GUE (38 membres), le résultat fut 23 pour, 4 contre, 7 abstentions, 4 absents.
24 novembre 2022 — Instrument d’assistance macro financière+ pour l’Ukraine en 2023 Au sein du groupe GUE (38 membres) : 20 pour, 2 contre, 5 abstentions, 11 absents.
17 octobre 2023 — Facilité pour l’Ukraine (50 Md€, 2024-2027) — première lecture La position du Parlement sur cette facilité a été adoptée par 512 voix pour, 45 contre et 63 abstentions. Au sein du groupe GUE (37 membres) : 20 pour, 7 contre, 8 abstentions, 2 absents. Les eurodéputés LFI se sont majoritairement prononcés pour.
27 février 2024 — Facilité pour l’Ukraine (vote final, 50 Md€) Au sein du groupe GUE (37 membres) : 11 pour, 12 contre, 4 abstentions, 10 absents. Le groupe s’est cette fois davantage divisé, avec une bascule vers le contre ou l’abstention.
Votes clés — Résolutions militaires (escalade) 2 février 2023 — Résolution sur le sommet UE-Ukraine Au sein du groupe GUE (38 membres) : 15 pour, 10 contre, 6 abstentions, 7 absents. Résolution de soutien général à l’Ukraine, la délégation LFI était divisée.
19 septembre 2024 — Résolution : l’Ukraine devrait pouvoir frapper des cibles militaires en Russie Cette résolution, adoptée par 425 voix pour, 131 contre et 63 abstentions, demandait aux États membres de lever les restrictions sur l’utilisation des armes occidentales par l’Ukraine contre des cibles en Russie. LFI a voté contre cette résolution.
Février 2026 — Prêt de soutien à l’Ukraine (90 Md€, 2026-2027) Le Parlement européen a approuvé un ensemble de propositions destinées à soutenir l’Ukraine via un prêt de 90 milliards d’euros pour 2026 et 2027. La proposition principale a été adoptée par 458 voix pour, 140 contre et 44 abstentions. Le groupe GUE dans la nouvelle législature (incluant les 9 eurodéputés LFI) a voté en grande majorité contre.
Synthèse de la ligne politique LFI Domaine Position générale Condamnation de l’agression russe : Pour Aide humanitaire et financière : Pour (2022-2023), Plus divisé (2024+) Aide macro-financière : Pour majoritairement Facilité Ukraine 50 Md€ : Pour (oct. 2023) puis divisé (fév. 2024) Aide militaire / livraison d’armes : Contre ou abstention Frappes ukrainiennes en Russie : Contre Adhésion de l’Ukraine à l’UE : Contre Prêt 90 Md€ (2026) : Contre majoritairement La ligne officielle de Manon Aubry, exprimée fin 2023, était que « le devoir de l’Union européenne est de continuer le soutien financier, logistique, humanitaire et militaire à l’Ukraine », mais en pratique LFI a progressivement durci sa position contre les votes liés à l’escalade militaire et aux prêts massifs à partir de 2024. Le mouvement défend en parallèle « un cadre diplomatique permettant d’obtenir un cessez-le-feu, le retrait des troupes russes, et l’ouverture de négociations pour une paix durable », tout en se montrant critique de l’OTAN.
Note méthodologique : Le détail individuel des votes nominaux des 9 eurodéputés LFI n’est pas toujours disponible dans les sources accessibles. Les chiffres cités pour le groupe GUE/NGL incluent l’ensemble du groupe (environ 37 à 46 membres selon les législatures), dont LFI représente environ 6 puis 9 membres.
La position de Manon Aubry concernant l’aide à l’Ukraine
Quelle a été la position de Manon Aubry du mouvement La France Insoumise concernant l’aide militaire à l’Ukraine notamment depuis 2023. Était-elle pour la livraison d’armes offensives à l’Ukraine ?
La position de Manon Aubry et de LFI sur l’aide militaire à l’Ukraine est nuancée et a évolué, avec une distinction clé entre armes défensives et offensives. Voici un tableau d’ensemble :
Un soutien affiché à l’aide militaire "globale"...
Manon Aubry a affirmé publiquement : "Nous sommes pour une aide financière, militaire, logistique à l’Ukraine", se disant lassée des accusations d’ambiguïté envers LFI.
En juin 2024, elle a même appelé l’UE à tenir ses engagements : "On a livré moins du tiers des armes qui étaient promises de la part de l’Union européenne, donc commençons par cela", plaidant notamment pour la livraison de véhicules blindés et de systèmes de défense antiaériens.
...mais avec une ligne rouge sur les armes offensives
Aubry a clairement posé une limite : "À partir du moment où vous donnez non plus seulement des armes de défense, comme cela a été le cas au début du conflit, mais des armes d’attaque, vous êtes cobelligérant à un conflit."
Cette distinction défensif/offensif est au cœur de sa position. Elle a voté ou soutenu certaines aides, mais avec des réserves sur les armes à longue portée. Au Parlement européen, sur le volet d’un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, elle a choisi de s’abstenir car, si elle soutenait le renforcement des capacités de défense ukrainiennes, le texte permettait aussi de "renforcer les capacités de frappe à longue portée" — ce qu’elle ne pouvait approuver sans réserve.
Opposition à l’escalade et priorité à la diplomatie
La position constante de LFI, portée par Aubry, est qu’"il n’y a pas d’issue militaire sans fin à cette guerre" et qu’il faut "ouvrir des canaux diplomatiques". Elle s’est opposée fermement à toute idée d’envoi de troupes occidentales en Ukraine, jugeant cette option "irresponsable et inefficace".
En 2025, face aux annonces de nouvelles livraisons d’armes (obus, bombes planantes), elle a critiqué les priorités budgétaires : "Il y a de l’argent frais sonnant et trébuchant pour nos chars d’assaut mais pas pour nos hôpitaux."
Elle a aussi défendu l’idée d’un accord de paix "discuté par les deux parties prenantes, l’Ukraine et la Russie, et avec l’Union Européenne", sans exclure "une force de maintien de la paix sous l’égide des Nations Unies".
En résumé, Manon Aubry a soutenu une aide militaire défensive et logistique à l’Ukraine, tout en s’opposant aux armes offensives à longue portée (qu’elle assimile à une cobelligérance) et à toute escalade militaire directe. Sa ligne de fond reste la recherche d’une solution négociée, ce qui la distingue nettement des partis plus atlantistes qui soutiennent un soutien militaire complet et sans distinction à l’Ukraine.
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II – position de LFI concernant les sanctions économiques contre la Russie
Quelle a été la position de la France insoumise concernant les sanctions économiques contre la Russie La position de La France insoumise (LFI) concernant les sanctions économiques contre la Russie à la suite de l’invasion de l’Ukraine combine condamnation de l’agression russe et forte méfiance face à des sanctions économiques généralisées.
La ligne politique de LFI s’articule autour de trois grands principes : 1. Oui aux sanctions ciblées contre les oligarques Dès le début du conflit en 2022, Jean-Luc Mélenchon et les députés insoumis se sont prononcés en faveur de sanctions financières et patrimoniales ciblées contre le pouvoir russe. Saisie des avoirs : LFI soutient activement le gel et la saisie des biens des oligarques russes (villas, yachts, comptes bancaires) situés à l’étranger pour faire pression sur le régime de Vladimir Poutine. Gel des avoirs publics russes : S’ils soutiennent le gel de ces avoirs, ils émettent de grandes réserves quant à leur saisie/confiscation définitive pour les donner à l’Ukraine. L’eurodéputée Manon Aubry a par exemple qualifié cette idée de confiscation directe de « fausse bonne idée », craignant qu’elle ne crée un précédent juridique dangereux et qu’elle s’apparente sur le plan géopolitique à « entrer en guerre avec la Russie ».
2. Non aux sanctions généralisées (l’« effet boomerang ») LFI s’oppose aux sanctions économiques de grande ampleur qui touchent indistinctement la population russe ou qui nuisent directement aux économies européennes. L’énergie et l’embargo total : Le parti s’est montré très réticent face aux embargos stricts et immédiats sur le gaz et le pétrole russes. Jean-Luc Mélenchon a régulièrement dénoncé un « effet boomerang ». Selon cette analyse, l’arrêt brutal des importations d’énergie russe pénalise d’abord les ménages et les entreprises européennes (par l’explosion de l’inflation et des prix de l’électricité) tandis que la Russie parvient à réorienter ses ventes de matières premières vers d’autres puissances comme l’Inde ou la Chine.
L’impact sur le peuple : LFI défend une doctrine constante selon laquelle les sanctions internationales ne doivent pas affamer ou asphyxier les populations civiles, mais uniquement viser les dirigeants politiques et militaires. 3. Une diplomatie du « non-alignement » La position de LFI sur les sanctions découle de sa vision géopolitique globale, souvent qualifiée d’« altermondialiste » ou de « non-alignée » : Méfiance envers l’OTAN et les États-Unis : Le mouvement dénonce régulièrement ce qu’il considère comme un suivisme de l’Union européenne derrière les intérêts géopolitiques américains. Pour LFI, certaines sanctions et dynamiques d’escalade économique servent d’abord à renforcer la dépendance énergétique de l’Europe envers les États-Unis (notamment par l’achat de gaz de schiste américain).
Priorité à la désescalade et la négociation : LFI martèle que la solution finale au conflit ne pourra être que diplomatique. Ils craignent que des sanctions économiques totales ne ferment la porte à toute discussion et n’enferment le continent dans une logique de guerre de blocs.
Résumé des votes clés Au Parlement européen ou à l’Assemblée nationale, les parlementaires de La France insoumise ont généralement : La France insoumise Voté pour les résolutions condamnant l’agression militaire de la Russie et exigeant le respect des frontières de l’Ukraine.
Voté contre ou se sont abstenus sur certains paquets de sanctions globales ou résolutions assimilant la Russie à un « État parrain du terrorisme », estimant que cela bloquait toute issue diplomatique future, ou sur les traités de sécurité bilatéraux jugés trop bellicistes (comme l’accord de sécurité franco-ukrainien de 2024).
Pour approfondir le sujet et entendre les arguments en détail, vous pouvez regarder cette interview de Manon Aubry sur la saisie des avoirs russes. L’eurodéputée y explique de manière très précise pourquoi son groupe parlementaire considère que certaines mesures financières de représailles économiques contre la Russie présentent des risques de contournement et de déstabilisation du système financier européen.
Commentaires HD : Aucun car je me contente de relater des faits
Hervé Debonrivage
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