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Des militant·es des mouvements sociaux et citoyens, non-membres de La France insoumise, appellent à soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon, seule candidature crédible de rupture avec le système, et à s’organiser pour permettre une implication collective, autonome et populaire dans la campagne.
Dans moins d’un an aura lieu l’élection présidentielle française. Le risque d’une victoire du Rassemblement national – et plus largement d’un basculement autoritaire, raciste, et ultralibéral du pays dans un contexte déjà marqué en France par la fascisation – est bien réel. Cette menace s’inscrit dans une situation internationale dangereuse : progression des extrêmes droites, militarisation, agressions impérialistes et guerres, durcissement des politiques migratoires, destruction écologique et aggravation des inégalités sociales.
Face à ces dangers, nous, militant·es, citoyen·nes, membres de collectifs, associations et mouvements sociaux, artistes, pensons qu’il est urgent de construire un horizon politique de rupture réelle avec les politiques qui nourrissent l’extrême droite : austérité, abandon des quartiers populaires, criminalisation des mouvements sociaux, racisme structurel, islamophobie, négrophobie, antitsiganisme, violences policières, destruction des services publics, alignements impérialistes et renoncements écologiques. Dans le contexte de la campagne pour les élections présidentielles de 2027, cet espoir s’incarne aujourd’hui en la candidature proposée par la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon.
Sur le même sujet : Jean-Luc Mélenchon : « Nous sommes les plus forts à gauche » Un retour à une gauche d’accompagnement du système ne peut pas répondre à la gravité de cette situation. Gagner durablement contre l’extrême droite suppose de rompre clairement avec les politiques libérales, colonialistes et autoritaires qui ont produit le désespoir social et la défiance populaire sur lesquels elle prospère. C’est notamment pour cette raison que nous considérons que la dynamique portée par la candidature proposée par la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon est la seule susceptible d’ouvrir un espace de confrontation crédible avec le bloc néolibéral et l’extrême droite.
Moment historique
La campagne électorale qui commence, pour être victorieuse et conduire à une véritable rupture, doit être à la hauteur du moment historique. Elle doit assumer plus fortement une rupture claire avec les héritages colonialistes et les ambiguïtés de certaines traditions de gauche, défendre sans hésitation les combats antiracistes et anti-impérialistes, porter une politique ambitieuse de redistribution sociale et de justice écologique, et construire une pratique démocratique plus ouverte aux mouvements sociaux, aux syndicats, aux collectifs de terrain et aux habitant·es des quartiers populaires.
Nous pensons que le danger du moment nous oblige à dépasser certaines habitudes, à inventer des formes nouvelles d’engagement.
La campagne ne peut être seulement électorale et médiatique. Elle doit être profondément ancrée dans les luttes sociales, écologistes, féministes, antiracistes, antivalidistes, anti-impérialistes, anticolonialistes et dans le monde du travail. Les habitant·es des quartiers populaires doivent être pleinement acteurs et actrices de cette construction politique.
Nous ne sommes pas membres de la France insoumise et nous connaissons les réticences que peuvent susciter les séquences électorales chez certain·es militant·es et collectifs. Mais nous pensons que le danger du moment nous oblige à dépasser certaines habitudes, à inventer des formes nouvelles d’engagement. C’est pourquoi nous proposons d’organiser un espace permettant une implication collective autonome, exigeante, démocratique et respectueuse de nos différences, pour aller vers la victoire et une véritable rupture avec ce système !
Nous vous proposons de :
Signer et faire signer largement cette tribune collective, être tenu·e informé·e et participer aux discussions et initiatives à venir sur https://www.rupture2027.fr
Nous retrouver le samedi 26 septembre à 15 heures à Montreuil (lieu à définir) pour réfléchir ensemble à la campagne que nous voulons mener
Nasteho Aden, militante
Philippe Bazin, photographe documentaire
Amara Benamara, militant écologiste
Laurence de Cock, historienne
Alexis Cukier, militant syndical, écologiste et internationaliste, Egalités
Mimosa Effe, militante au collectif Les Inverti.e.s
Annie Ernaux, écrivaine
David Even, vidéaste
Patrick Farbiaz, militant écologiste, membre de la Fondation Copernic
Davide Gallo Lassere, représentant syndical CGT
Franck Gaudichaud, militant internationaliste
Michelle Garcia, militante antiraciste et anticoloniale (Campagne BDS France)
Isabelle Garo, philosophe
Farid Ghehioueche, président de la Coalition européenne pour des politiques drogues justes et efficaces (ENCOD)
Lena Grigoriadou, Gilets jaunes
Marjorie Keters, co-animatrice du Réseau Eco-syndicaliste
Anne-Marie Lallement, cinéaste et écrivaine
Mathilde Larrere, historienne
Fabien Marcot, Egalités
Arya Meroni, journaliste, membre de la rédaction de Problematik et militante au collectif Les Inverti.e.s.
Béatrice Orès, militante antiraciste et antisioniste (UJFP)
Ugo Palheta, sociologue
Bonita Papastathi, monteuse de cinéma
Frédéric Sechaud, militant syndical de classe dans l’ESR
Omar Slaouti, militant antiraciste, membre du collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri
Nadine Slyper, militante antiraciste et antifasciste (CARAF)
Usul, vidéaste et chroniqueur
Christiane Vollaire, philosophe
Nassera Zaïdi, militante antiraciste, engagée pour la justice sociale et la mémoire des crimes coloniaux
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