« Cassez-vous les bougnoules » : un policier en garde à vue pour avoir agressé des bénévoles en maraude

mercredi 8 juillet 2026.
 

L’association Li’llah a porté plainte après que ses membres ont été agressés verbalement et physiquement mercredi 24 juin lors d’une maraude dans le centre de Paris par des policiers hors service, révèle « Le Parisien ». L’un d’eux a été placé en garde à vue.

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Dans sa plainte, l’association précise que l’un des agresseurs aurait donné plusieurs coups à l’aide d’une barre de fer, après avoir présenté sa carte de police.

Une maraude transformée en jours d’ITT. Mercredi 24 juin, l’association Li’llah venant en aide aux sans-abri a porté plainte pour agression physique et verbale raciste et islamophobe par des policiers hors service, nous apprend Le Parisien.

Le parquet de Paris a confirmé l’interpellation et le placement en garde à vue de l’un d’eux vendredi 26 juin. Il a depuis été libéré afin « de poursuivre le recueil des témoignages, ainsi que des vidéos circulant sur les réseaux sociaux et leur exploitation », rapporte Le Parisien.

Des coups de barre de fer

Les membres de l’association expliquent « avoir été invectivés depuis la fenêtre d’un appartement, par un homme leur criant qu’ils n’avaient rien à faire ici. Plusieurs hommes (sont) descendus, (ont) fait état de leur fonction de policier, et une altercation (a) éclaté », toujours selon le quotidien francilien.

Les policiers auraient alors donné « plusieurs coups à (ses) bénévoles », avant d’« arrache (r) le voile » de l’une d’eux en criant : Cassez-vous les bougnoules ! ». Dans sa plainte, l’association précise que l’un des agresseurs aurait donné plusieurs coups à l’aide d’une barre de fer, après avoir présenté sa carte de police. Une version corroborée par des images amateurs diffusées sur les réseaux sociaux ainsi que par la vidéosurveillance.

Une enquête préliminaire a été ouverte, sans possible saisine de l’IGPN, les policiers n’étant pas en service. Du côté des bénévoles, trois d’entre eux ont été transportés à l’hôpital et se sont vus octroyer des jours d’ITT en raison de « traces de blessures au cou, aux genoux ».


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