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Néonazis/OGC Nice. Dans la nuit de ce jeudi 21 à ce vendredi 22 mai à Paris, en marge de la finale de la Coupe de France de football qui se tiendra ce soir entre le RC Lens et l’OGC Nice, près de deux cents néonazis niçois ont semé la terreur autour du canal Saint-Martin.
Ciblant des passants en raison de leur couleur de peau ou de leur apparence vestimentaire, ces nervis fascistes ont blessé six personnes, dont une au moins se trouve dans un état grave. Soixante-cinq de ces hooligans aux petits pieds, certains porteurs d’armes blanches, d’armes par destination et de gants coqués, ont été placés en garde à vue.
Ce déchaînement décomplexé de violence fasciste n’est pas une apparition spontanée, un fait divers. Il vient s’ajouter à la longue liste des ratonnades, agressions et expéditions violentes conduites par des milices d’extrême droite ces derniers mois sous la bienveillance complice des gouvernements macronistes et des médias de la bourgeoisie. Le soir du 9 mai, rappelons que le pouvoir macroniste a laissé se dérouler une procession fasciste digne d’une marche de SA, en région parisienne. Notre brève.
Il y a moins de deux semaines, pour la première fois depuis près de vingt ans, la Préfecture de police de Paris interdisait le défilé néonazi du 9 mai, initié par le Front national dans les années 90. C’était sans compter sur l’hypocrisie du ministère de l’Intérieur qui n’a rien fait pour finalement empêcher le rassemblement de se tenir. Hier soir à Paris, moins de deux semaines plus tard, près de deux cents supporters néonazis de l’OGC Nice semaient la terreur aux alentours du canal Saint-Martin.
Ainsi que l’a rappelé le député insoumis Thomas Portes, cet épisode « n’était pas une bataille rangée entre groupes de « supporters » mais bien une descente sur Paris d’une milice néonazie qui a ciblé des personnes en raison de leur couleur de peau ou de leur apparence vestimentaire ».
Des violences qui sont la conséquence concrète de la bienveillance et de la complicité entretenues depuis des années par les gouvernements macronistes successifs à l’endroit de la violence fasciste, entretenue et légitimée des médias de Bolloré à ceux du service public.
En 2027, Jean-Luc Mélenchon et les insoumis à l’Élysée feront de la lutte contre l’extrême droite une priorité. À l’heure où la moindre preuve de solidarité de classe ou de soutien au peuple palestinien génocidé est criminalisée, l’impunité dont jouissent des dizaines de milices fascistes et leurs groupuscules a assez duré. Leur dissolution s’impose.
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