Les additifs alimentaires présents dans ces produits courants augmentent le risque de cancer selon trois nouvelles études

mardi 26 mai 2026.
 

Ce 21 mai 2026, c’est l’INSERM qui tire la sonnette d’alarme, via la publication de trois nouvelles études. Ces dernières montrent "des associations entre la consommation de ces additifs et un risque accru de cancer, de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires et d’hypertension".

Depuis plusieurs années, scientifiques et médecins alertent face aux méfaits santé des aliments ultra-transformés.

Des additifs qui représentent de nombreux risques pour la santé

Publiées respectivement dans le Diabetes Care, l’European Journal of Epidemiology et l’European Heart Journal, les recherches ont été menées par une équipe de chercheurs et de chercheuses de l’Inserm, d’INRAE, de l’Université Sorbonne Paris Nord, de l’Université Paris Cité et du Cnam, au sein de l’Équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Cress-Eren).

Leur but était d’étudier la consommation d’additifs colorants alimentaires (compris entre E100 et E199), de conservateurs (entre E200 et E299) et d’additifs conservateurs antioxydants (entre E300 et E399) et la santé des participants de la cohorte française NutriNet-Santé (plus de 100 000 personnes), précise le communiqué de presse.

Résultat : "deux de ces publications montrent pour la première fois des associations entre la consommation d’additifs colorants alimentaires et le risque accru de diabète de type 2 et de cancer. La troisième publication montre une association entre la consommation de conservateurs, additifs prolongeant la durée de vie des aliments qui les contiennent, et le risque d’hypertension et de maladies cardiovasculaires", explicite l’écrit.

Diabète de type 2 : une hausse du risque de 38%

Plus précisément : "les colorants alimentaires pris dans leur globalité étaient associés à une augmentation de 38 % du risque de diabète de type 2 chez les plus forts consommateurs, comparé aux plus faiblement exposés", les conservateurs "étaient associés à une augmentation de 24 % du risque d’hypertension chez les plus forts consommateurs comparé aux plus faiblement exposés" et les conservateurs non-antioxydants "à une augmentation de 29 % du risque d’hypertension et de 16 % du risque de maladies cardiovasculaires". Si les chercheur.ses évoquent une exposition aux additifs "généralisée", elle est toutefois "évitable" selon eux.

"Cette expertise scientifique doit donc permettre une ’réévaluation de la sécurité de ces additifs, pour éventuellement en interdire certains’, en particulier les colorants qui ne ’sont là que pour rendre le produit plus attractif’, ou ’diminuer les doses autorisées’", résume 20 Minutes, citant Mathilde Touvier, directrice de recherche à l’Inserm.

Gwendoline Beauchet


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