El Niño est de retour !

mardi 26 mai 2026.
 

Un évènement lourd de conséquences pour l’année 2027. Tous les deux à sept ans se produit un réchauffement supérieur à la moyenne de la surface de l’eau de l’océan Pacifique, plus large étendue d’eau de notre planète. Il forme un courant marin tout le long de la côte pacifique des Amériques. Son nom : El Niño. Ainsi, au niveau de l’océan Pacifique équatorial, la température de l’eau, les vents et les précipitations sont bouleversés. Cela perturbe par effet domino en cascade toutes les conditions météo dans le monde entier, pendant plusieurs mois. Alors que son pendant, au contraire, La Niña, provoque une hausse des précipitations et des inondations, El Niño se caractérise par une forte hausse des températures et des sécheresses.

Ce phénomène existe depuis des millénaires et est enregistré depuis le début des archives climatiques. Mais le réchauffement climatique, déjà commencé et irréversible, modifie son intensité et sa fréquence. Alors apparaissent des “Super El Niño” : l’anomalie de température de la surface de l’océan n’est alors plus d’environ 0,8 °C supplémentaire mais dépasse les 2 °C. Les conséquences climatiques sont alors aggravées, se superposant au réchauffement de la planète en cours. Or, depuis les années 1980, l’Europe se réchauffe à un rythme deux fois supérieur à la moyenne mondiale.

Et d’après les experts climatologues et météorologues, El Niño sera de retour à l’été 2026. La particularité : il sera plus fort, plus intense que les fois précédentes. Mais l’atmosphère mettant du temps à réagir, l’impact réchauffant d’El Niño atteint son maximum environ un an après le début du phénomène. D’après les experts du climat, il faut alors s’attendre en 2027 à des phénomènes extrêmes partout dans le monde. Dès cet été 2026, les températures seront plus élevées que celles de l’an passé, déjà trop chaudes. Dans un an, les températures maximales pourraient être bien plus hautes que le précédent record de 2024, l’année la plus chaude jamais enregistrée. Cette année, nous avions dépassé le seuil de 1,5 °C de réchauffement établi dans l’Accord de Paris pour le maintien de conditions vivables.

En 2027, plus que jamais, il fera chaud. L’élection présidentielle sera celle de l’urgence climatique, et donc de l’urgence d’une planification écologique active.


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