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Tout est allé si vite ! Les 260 000 parrainages recueillis ont été si vite récoltés ! En fait quarante six fois plus vite qu’en 2022. On comprend mieux alors l’impact des deux émissions par lesquelles j’ai présenté ma candidature, TF1 et Brut. En rediffusion comme en extraits vidéo, au total pour les deux sources additionnées cela représente quarante-cinq millions trois cent trente mille vues. Soit quarante fois le tirage du plus gros conglomérat de presse écrite de notre pays. Davantage que la diffusion mensuelle de « Libération ». « La lettre au peuple de France » a déjà été distribuée à un million et demi d’exemplaires. Les extraits de mon petit discours devant la permanence de Manuel Bompard à Marseille aux côtés de Clémence Guetté ont été vus trois millions quatre cent mille fois. Le replay de l’émission sur LCI avec Amélie Carrouër et ses extraits ont été vus un million six cent mille fois.
Dans cette série de chiffres se dessine la réalité d’un monde médiatique coupé en deux couches : l’officialité audiovisuelle et imprimée d’un côté et le numérique de l’autre. Une compilation des douze premiers comptes personnels d’Insoumis donne un résultat spectaculaire et significatif. Cela représente vingt-cinq millions d’abonnés et quatre-vingt-quatorze millions de vues dans cette semaine de lancement de ma candidature.
Le plus encourageant ce furent ces dizaines de messages de syndicalistes et d’intellectuels, hommes et femmes de tous les horizons de la pensée en rupture de ban avec le désordre établi. Leurs mots d’amitié, le bref exposé de leurs motifs. La jeune génération encourageant « le vieux » ou ma mascotte en tortue. Et ces mille et une blagues, « mèmes » et visuels ! Tous, nous avons ressenti un sentiment étrange, une sorte de gratitude pour cet élan avec le goût aux lèvres d’une impression de seuil de victoire. Tous autour de moi qui organisent et animent ce lancement me disent qu’ils ont retrouvé en six jours l’ambiance de la veille de ce premier tour de 2022. Avant cette nuit où la suite de l’histoire nous fut confisquée par quatre cent mille voix bloquées dans de vaines candidatures de « gôche » bloquées à moins de 5 %.
Cette ambiance illustre une réussite. Il est bon que tous ceux qui l’ont rendue possible le sachent pour mesurer le fruit de leur travail collectif. Et pour que chacun sache bien pourquoi et où se mène la vraie bataille pour former une opinion populaire de combat. Que vaut alors la scène de l’officialité ? Que valent les multiples pseudopodes de la pieuvre médiatique dans la main des neuf milliardaires défendant leurs privilèges au prix de l’abrutissement collectif. Ce sont des baudruches, certes nocives et venimeuses. Mais isolées et apeurées comme la classe qu’elles représentent. Il suffisait de voir sa hargne rageuse cette semaine.
Dans le train du retour de Marseille, la semaine étant bouclée, j’ai savouré lire le dossier de presse concernant cette première semaine. La réplique de nos adversaires était naturellement aussi tortueuse que nous avons été « droit au but » nous-mêmes. Mais ce n’est ni la droite, ni l’extrême droite qui ont organisé et tenu la contre attaque. C’est la sphère médiatico-sondagière secondée par la vieille « gôche ». Les deux convergent en une tactique unique pour nous frapper : nous disqualifier au premier tour au nom du deuxième. Une attitude criminelle dont le résultat ne peut être que le renforcement du RN. Les pires jacasseurs étaient mobilisés, portant souvent au mot près, les mêmes éléments de langage. Savourons le propos du porte-parole du parti le plus divisé de France : « personne ne veut de lui, ni à gauche, ni dans le pays ». Il ne parle pas de lui ou de Faure mais de moi. Savoureux car il ne se rend pas compte de l’effet qu’il provoque. En écho, BFM, la chaîne de l’empire Saadé, affichait un écran très collector pendant que Clémence Guetté parlait. Là, Bardella obtiendrait 71,5 % des voix et moi 28,5 %. À conserver. Mais à méditer.
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