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La représentante de la manifestation du Comité du 9-Mai raffole du Führer, d’après les informations de « Mediapart ». La préfecture de police vient d’interdire l’événement, avec le risque d’être désavouée par le tribunal administratif, comme les années précédentes.
Les années se suivent et se ressemblent. Comme en 2024 et en 2025, la préfecture de police de Paris a annoncé mardi 5 mai l’interdiction de défilé du Comité du 9-Mai (C9M), réunion annuelle des mouvements néofascistes français et européens.
Dans son arrêté d’interdiction, le préfet de police, Patrice Faure, pointe le « contexte politique tendu » trois mois après la mort du néofasciste Quentin Deranque à Lyon, à qui le défilé 2026 est dédié. Il prévient aussi d’un « risque sérieux d’affrontements violents » avec des contre-manifestant·es, un week-end antifasciste étant organisé à Paris en protestation.
En 2025, le défilé, annulé par la préfecture puis autorisé par le tribunal administratif, avait une fois encore été l’occasion pour des centaines de militant·es d’extrême droite, parfois venu·es de loin, de parader impunément dans les rues parisiennes.
Le visage très souvent masqué, arborant parfois des tatouages nazis, ces manifestant·es s’étaient réuni·es dans la cour de l’immeuble où avait chuté mortellement Sébastien Deyzieu, militant nationaliste qui fuyait la police en 1994.
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