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Face à la vague de transmissions d’entreprises et à la hausse des faillites, le député LFI Matthias Tavel a déposé mercredi 22 avril une proposition de loi pour lever les obstacles culturels, juridiques et financiers qui freinent encore la reprise d’entreprises par les salariés sous forme de coopérative.
Actuellement, les salariés qui reprennent leur entreprise ne peuvent pas bénéficier des prêts de transmission de Bpifrance, pourtant accessibles aux repreneurs traditionnels.
Et si les salariés s’appropriaient leur outil de travail ? Mercredi 22 avril, le député LFI de Loire-Atlantique, Matthias Tavel, a déposé une proposition de loi visant à « faciliter la reprise d’entreprises par leurs salariés sous forme de coopérative ». Le texte prévoit, notamment, la création d’un « droit de reprise » ainsi qu’un renforcement de l’accompagnement financier.
Un dirigeant sur quatre a aujourd’hui plus de 60 ans et près de 700 000 entreprises pourraient changer de main dans les dix prochaines années. Selon une étude de Bpifrance Le Lab, publiée en novembre 2025, 40 % des dirigeants envisagent de transmettre leur société dans les cinq ans.
D’ici à 2030, environ 370 000 entreprises pourraient ainsi être concernées, dont 310 000 TPE et 58 000 PME. La question se pose de savoir si les repreneurs seront des fonds d’investissement ou les salariés eux-mêmes…
Dans une économie où l’héritage représente désormais 60 % du patrimoine, contre 35 % dans les années 1970, la transmission d’entreprise apparaît ainsi comme un enjeu majeur pour une société plus démocratique dans les prochaines années.
D’autant que, lorsque la transmission est prévue dans plus d’un an, « 70 % des dirigeants n’ont pas entamé sa préparation », selon l’étude. « Pourquoi pas les salariés ? » lançait Matthias Tavel lors de la présentation publique de sa proposition de loi le 15 avril.
Léa Darnay, L’Humanité
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