Jordan Bardella & Maria Carolina Bourbon des Deux-Siciles : la grande évasion (fiscale)

dimanche 26 avril 2026.
 

lors d’une escapade « secrète » en Corse, le xénophobe Bardella a dévoilé sa version du conte de fées. Dans la tradition d’un Rassemblement national, dont les dirigeant·es sont définitivement accoutumés à la vie de château. À travers nombre de clichés poussiéreux, celui qui se présente en jeune homme du peuple, a officialisé sa relation avec Maria Carolina Bourbon des Deux-Siciles. Cette dernière, it-girl au sang bleu, est l’héritière d’un empire financier version old-money dont l’essor est garanti par des pratiques massives d’évasion fiscale.

Jordan Bardella a officialisé sa relation avec l’héritière d’un empire financier version old-money dont l’essor est garanti par… de l’évasion fiscale

Bourbon des Deux-Siciles, le nom est pompeux, mais au jeu des sept familles (confi dans l’entre-soi), il faut demander la mère. Camillia Crociani est la riche héritière d’un groupe qui a fait fortune dans l’industrie de défense, et dont les profits ont échappé à l’impôt via un savant mélange de trusts familiaux et de sociétés offshore. Dans les faits, à partir de 1987, la matriarche de la famille Crociani (la grand-mère de Maria Carolina), a construit une architecture concentrique et opaque de sociétés en cascade, comme l’a révélé le scandale des Paradise Papers.

L’Insoumission a consulté les documents en question, et annexe en bas de cet article une chronologie des faits. Depuis la fin des années 80, les actifs familiaux de la princesse ont circulé dans 7 trusts et sociétés off-shore entre Jersey, les Bahamas, les Seychelles et Maurice. En résumé, la jet-setteuse nouvellement amourachée de Jordan Bardella, dont la fortune est estimée à 622 millions d’euros, assure son train de vie à l’aide de la plus grande malversation financière de l’histoire moderne.

Car si le premier trust a été inauguré par sa grand-mère maternelle, Maria Carolina est à ce jour la bénéficiaire directe du montage financier. Jordan Bardella ne peut l’ignorer, le montage a déjà fait l’objet d’un jugement recensé ici.

Le patron du RN préfère le Capital et l’Ancien Régime

Il ne faut pas juger le cœur, il a ses raisons, en l’espèce probablement le pognon au service des ambitions. À la suite des repas avec les grands chantres du néolibéralisme, cette histoire de cœur a le mérite du grand dévoilement : l’arnaque sociale que représente le RN est totale. Les cibles de Bardella sont les assurés sociaux et non les évadés fiscaux, à l’égard de qui il semble… complaisant… a minima. Il faut rappeler que l’évasion fiscale coûte chaque année au pays l’équivalent du budget de l’Éducation nationale.

Grand patronnat, aristocratie déviante, le choix de Jordan Bardella c’est le Capital et l’Ancien Régime. C’est l’exact inverse de ce qui est mis, au titre des Insoumis, au cœur de la Nouvelle France : celle des travailleur-euses uberisés, des étudiant-es précarisé-es, des jeunes diplomé-es sans emploi, des agriculteur-ices à bout de souffle, des usineur-euses dans l’enfer des 3/8.

Dans ce contexte, la bataille qui verra une opposition au RN aristocratique en 2027 sera un affrontement de classe, mais aussi culturel. La mission est dorénavant de faire converger les réalités sociales fragiles et dispersées pour faire faire à la France le « grand bond en avant » et refuser l’imaginaire d’arriéré que défendront Bardella et sa princesse, dont les « bêtises » ne se limitent pas à faire « bouh » derrière les arbres.

Par Maël Brillant


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