Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis/Pierrefitte : retour sur les premiers jours d’une radicalité insoumise en actes

mardi 21 avril 2026.
 

Depuis le lundi 23 mars, 18 fois plus de Françaises et de Français vivent dans une ville insoumise qu’avant les élections municipales. Avec seulement 10 ans d’existence, la France insoumise a réalisé une percée spectaculaire en offrant la possibilité à plusieurs millions de citoyens de pouvoir compter sur une gauche de rupture déterminée à les défendre dans plusieurs centaines de conseils et exécutifs municipaux.

Partout, les maires et conseils municipaux insoumis sont d’ores et déjà au travail pour mettre en place les programmes sur lesquels ils ont été élus. Des programmes pour rompre avec le capitalisme et ses ravages, pour répondre à l’urgence sociale, antifasciste et écologique, pour offrir la possibilité d’une vie meilleure à des millions de personnes.

C’est notamment le cas à Saint-Denis/Pierrefitte où le maire insoumis Bally Bagayoko, élu dès le premier tour le 15 mars dernier, illustre déjà la radicalité concrète portée partout dans le pays par le mouvement insoumis. Arrêté anti-expulsions, suppression de l’usage des LBD pour la Police municipale, mobilisation antiraciste intransigeante… Retour sur les premiers jours de mandat du maire LFI de Saint-Denis/Pierrefitte, Bally Bagayoko. Notre article.

La mairie de Saint-Denis/Pierrefitte interdit les expulsions locatives sans solution de relogement en dehors de la trêve hivernale

À Saint-Denis/Pierrefitte comme partout dans le pays, les listes conduites par la France insoumise aux élections municipales ont fait de la lutte pour le droit au logement une priorité programmatique. Conformément aux engagements de campagne pris par Bally Bagayoko devant ses électeurs, la ville de Saint-Denis/Pierrefitte a donc adopté, ce mercredi 1ᵉʳ avril, un arrêté portant interdiction des expulsions locatives sans solution de relogement en dehors de la période de trêve hivernale où cette interdiction est déjà garantie par la loi.

Une mesure d’humanité, saluée par les associations, qui proclame la supériorité du droit de toutes et tous à disposer d’un toit face à la glorification du sacrosaint droit de propriété et à la spéculation immobilière.

Bally Bagayoko lance un processus de désarmement de la Police municipale enclenché par l’interdiction de l’usage des LBD

Les programmes municipaux défendus par les candidates et candidats de la France insoumise ont tous porté l’impérieuse nécessité de la lutte contre les violences policières.

À l’échelle locale, les maires disposent de l’autorité sur les policiers municipaux. Le désarmement de la Police municipale a ainsi constitué un levier d’action prioritaire défendu par la France insoumise pour faire face aux violences systémiques de l’institution policière.

À Saint-Denis/Pierrefitte, alors que le maire PS sortant a concouru à une escalade sécuritaire qui ferait rougir le Rassemblement national, Bally Bagayoko a donc, là encore, respecté ses engagements de campagne. Ainsi, dès les premiers jours de son mandat, le maire insoumis a annoncé engager un processus de désarmement de la Police municipale. Il a été entamé par l’annonce de l’interdiction de l’usage des lanceurs de balles de défense (LBD), armes potentiellement létales ayant éborgné les Gilets jaunes et ne présentant d’autre effet que l’escalade de la violence.

Lutte populaire, médiatique et juridique contre le racisme et les discriminations La campagne municipale de Bally Bagayoko ainsi que celles de nombreux candidats de la France insoumise ont été marquées par un acharnement raciste quotidien. Depuis le premier jour de son élection, le maire élu de Saint-Denis doit en plus faire face à un racisme décomplexé exprimé jusque sur les plateaux des plus grands médias de l’oligarchie financière, horrifiée de voir qu’un maire insoumis et héritier de l’immigration ait pu être élu comme maire de la deuxième ville d’Île-de-France.

Ainsi de BFM TV à CNEWS, on traite Bally Bagayoko de « grand singe », de « chef de tribu », on relaie les pires insultes racistes de l’extrême droite.

Face à cet acharnement raciste, Bally Bagayoko a décidé de porter non seulement sur les plateaux de télévision mais devant les tribunaux la voix d’une France qui refuse le racisme et son impunité dans les médias bourgeois. Le maire insoumis a ainsi annoncé avoir d’ores et déjà porté plainte contre CNEWS, contre le pseudo-philosophe Michel Onfray, contre le psychologue Jean Doridot et contre plusieurs « journalistes » coupables ou complices de propos racistes à son encontre.

Au-delà de son cas personnel, Bally Bagayoko et la France insoumise ont impulsé un grand rassemblement pour protester contre le racisme et les discriminations samedi 4 avril à 14 heures devant la mairie de Saint-Denis/Pierrefitte. Un succès populaire immense, le plus grand rassemblement organisé à Saint-Denis depuis la Libération, des milliers de personnes, des dizaines d’associations, de syndicats, de collectifs citoyens et de partis politiques qui ont fait front, ensemble, contre l’offensive fasciste qui chaque jour s’étend.

Le succès massif de cet évènement a montré par le nombre le visage de la Nouvelle France et de son aspiration à une égalité réelle et à une dignité retrouvée. Ainsi que l’illustre ce rassemblement, la France insoumise, ses représentants élus, ses militants et ses électeurs prennent toute leur part dans la lutte pour l’union et l’unité populaire, pour un avenir en commun débarrassé des oppressions de toute nature.

« L’élection de Bally Bagayoko marque la bascule saine, et indispensable pour l’unité du peuple, qui s’opère dans l’Histoire de France. Tous les Français sont égaux en droits ! Ce peuple est le nôtre ! Ce pays est le nôtre ! Il n’y a qu’une France, toujours nouvelle, à chaque génération. » a notamment rappelé Jean-Luc Mélenchon à l’occasion du rassemblement.


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