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Il y avait déjà la négation du résultat des élections de 2024, la reconduite de trois premiers ministres sur la même ligne pourtant rejetée par l’Assemblée nationale. Ce n’était pas rien.
Puis sont venus les abus de pouvoir de toutes sortes et les faillites d’autorités mettant en cause les libertés publiques. C’est ce traquenard à Lyon suivi sans aucune réaction minute par minute par la police sans aucune action pour l’empêcher. Et alors même que chaque détail était connu et même photographié par le renseignement le ministre fit mine de croire à la version qu’il laissa colporter du pauvre jeune homme catholique traditionnaliste passant par hasard et pris en chasse par le commando de l’extrême gauche. Puis se déchaina la mise en cause d’un député insoumis, Raphaël Arnault, pourtant absent sur les lieux des faits et tout à fait visible dans l’hémicycle de l’Assemblée au même moment. C’était là quelque chose qui ressemblait beaucoup à une sorte d’opération coordonnée au sommet de l’État et bien insérée dans le calendrier des municipales.
Puis arriva une nouvelle présentation de la proposition de loi Yadan assimilant au racisme la critique de la politique d’un pays étranger pourtant génocidaire. Ce fut une tentative pour imposer par surprise un nouvel agenda parlementaire et faire voter à la hussarde le texte. La manœuvre a révulsé tout l’hémicycle, présidente de l’assemblée inclue ! Il faut dire qu’en plus du reste déjà inacceptable, Yadan avait annoncé à des amis par mails la date du débat encore inconnue alors. On mesure le côté sûr de soi et maîtresse de tout de la députée des Français de l’étranger. Ce texte fait l’objet d’une contre pétition qui rassemble largement l’opinion démocratique du pays y compris chez les plus ambigus de la période récente. Au lendemain du vote de la loi en Israël sur la peine de mort réservée aux palestiniens il existe désormais un immense dégout pour tout ce qui concerne l’accompagnement des persécutions anti palestiniennes. La loi Yadan fait donc littéralement exploser de l’intérieur certains groupes de l’assemblée. Le groupe insoumis, sous l’efficace conduite de Mathilde Panot, a permis que la modification de l’ordre du jour ne se fasse pas. Pendant ce temps, d’autres pensaient que tout irait comme prévu. La cabale contre Rima Hassan a-t-elle pris son élan dans cette confusion, avec la certitude que la loi Yadan serait adoptée à l’heure de la garde à vue ? Cela coïncide avec les horaires.
Il est vrai que Rima Hassan est une proie obsessionnelle pour les réseaux de Netanyahu en France. Ils sont très actifs comme l’a prouvé la révélation de l’activité anti LFI de l’agence de propagande israélienne Elnet pendant les élections municipales comme signalé par le service de renseignement de notre Etat. Bien sûr, le gouvernement n’a rien fait. La justice non plus. L’un et l’autre tolère, on se demande pourquoi, les activités d’infiltration des émirats arabes-unis. Rima Hassan est tout ce que ce type de gens haïssent. Leurs dénonciations à répétition, leur interprétation de la présence judiciaire leur ont permis de faire ouvrir 16 procédures contre Rima Hassan sur simples dénonciations des amis de Netanyahu. Heureusement 13 ont été classées sans suite depuis. Mais trois sont renvoyées en correctionnelle. Personne ne semble se soucier de l’effet de harcèlement. N’importe où ailleurs dans le monde cela provoquerait des tollés. Ici en France on dirait que la justice est devenue un distributeur automatique, sans souci de la vocation d’apaisement inclus dans sa mission au service de la société. Ainsi quand elle a encouragé par une relaxe pour une injure portée contre nous LFI et reconnue comme telle par elle. Elle a ainsi adressé ainsi un signal d’autorisation depuis largement utilisé contre nous pour nous insulter. J’avais prévenu mes amis : porter plainte même dans un cas aussi « évident » (l’auteur nous avait traité de « con », « dégénéré », « mains au cul » et « passionnément antisémite ») c’est s’exposer à ce type de jugement complaisant pour le communautarisme de nos adversaires. Car eux mènent de leur côté une activité hautement concertée qui ne renonce à aucune pression sur qui que ce soit. Raison pour laquelle nous n’avons pas fait appel et ne nous adresserons plus jamais au recours « justice » puisqu’elle n’existe plus pour nous.
Hier encore Rima à du subir 15 heures de garde à vue. C’est la troisième fois qu’elle passe plus de dix heures d’interrogatoire par les intellectuels des commissariats qui semblent lire une longue liste prévue d’avance de questions sans qu’aucun juge n’y trouve à dire et encore moins à redire. Cette fois-là encore, une fuite mensongère sur un usage de drogue donna lieu à un flot de bandeaux télé et visuels de presse écrite. 12 fois de suite sur BFM ! Aucune fuite n’est jamais poursuivie on le sait alors qu’il s’agit d’un délit. Il est vrai qu’il faudrait dire si son origine est dans la police ou dans la justice. En tous cas BFM, la télé de l’armateur, est désormais bien repérée pour le relais de la fachosphère qu’elle effectue. Aussitôt Manuel Bompard face à la cabale mensongère, a exigé des enquêtes administratives diligentées par Laurent Nunez et Gérald Darmanin “pour déterminer comment il est possible qu’une garde à vue soit suivie en direct sur la base de fuites propageant de fausses informations.”. Le coordinateur national de LFI s’est rendu devant la rédaction de BFM et sa réaction mérite d’être connue de mes lecteurs qui l’auraient manquée.
Harcèlement judiciaire, garde à vue au mépris de l’immunité parlementaire, policiers tantôt bavards tantôt inactifs devant un traquenard de Nemesis comme à Lyon, tout cela commence à sentir très fort le retour des méthodes de barbouzes d’une autre époque. Le pompon, ce fut l’interdiction la veille de la 40e édition d’une rencontre annuelle des musulmans pour des raisons extérieures à elle. À la demande des Émirats Arabes Unis dans le cadre de leur infiltration en France contre les Frères musulmans ? Non ! La cause : il serait menacé par l’extrême droite ! Heureusement, la mesure a été aussitôt annulée par la justice. Mais les médias ont tous, sur tous les sujets, fidèlement relayés tout sans recul. Là-dessus, la justice renvoie Rima Hassan et son tweet en correctionnelle en juillet, le jour de la décision rendue dans le procès fait à madame Le Pen. À la date du 16 septembre, arriveront les deux autres pour être bien certain de leur effet pour ouvrir l’année de la présidentielle. Alarme média et fausses fuites : la méthode a été inaugurée pour les municipales à Marseille comme on le sait. Aucune suite évidemment. Voilà la France que nous sommes devenus sous Macron : une barbouziére à ciel ouvert. Il est prévisible que la prochaine présidentielle sera un bain de boue.
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