Aux côtés de Quentin Deranque, le 12 février à Lyon, des militants néofascistes, identitaires et hooligans

lundi 6 avril 2026.
 

En février dernier, Quentin Deranque meurt après un affrontement avec des militants antifascistes. StreetPress révèle les liens avec la mouvance radicale d’extrême droite de 13 des activistes présents avec lui ce jour-là.

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Un mois et demi après la mort de Quentin Deranque, l’enquête policière se poursuit. Soupçonnés notamment de lui avoir porté des coups fatals lors d’un violent affrontement survenu entre deux groupes, le 12 février, neuf militants antifascistes, actifs pour certains au sein de la Jeune Garde, sont toujours en détention provisoire. Les 24 et 25 mars, ce sont cette fois sept individus issus de l’extrême droite radicale, présents à Lyon (69) ce jour-là aux côtés du militant nationaliste-révolutionnaire de 23 ans, qui ont été interpellés, entendus et même perquisitionnés par la police, comme l’a révélé « Le Parisien ». D’après le quotidien, « les magistrats instructeurs et les enquêteurs lyonnais chargés de faire la lumière sur la mort de Quentin Deranque remettent aujourd’hui en question » le récit médiatique initial selon lequel les antifascistes auraient attaqué un groupe de dix-sept militants pacifiques venus en soutien de l’action de militantes fémonationalistes du collectif Némésis sur place pour protester contre la venue de Rima Hassan à Sciences Po Lyon.

Et c’est en tant que victimes que les compagnons de Quentin Deranque s’étaient présentés volontairement, les jours suivant les faits, aux policiers lyonnais pour témoigner et porter plainte. StreetPress a pu consulter les procès-verbaux des auditions de treize d’entre eux. Tous se déclarent victimes d’une agression à sens unique, ou presque, des militants antifascistes. Interrogés par les fonctionnaires de police, ils réfutent toute appartenance à un groupe militant ou, pour les plus évasifs, refusent de s’épancher sur la question.

Dans cette petite équipe où chacun dit avoir rameuté une connaissance, l’orientation est des plus radicales. Plusieurs sont membres du groupuscule néofasciste Jeunesse Lyon Populaire, dont l’organisation parente a été dissoute en juin 2025 pour « apologie de la collaboration avec le nazisme ». Sur les réseaux sociaux, ils multiplient comme Quentin Deranque les références à cette idéologie mortifère et l’un deux est même un habitué des saluts nazis. D’autres entretiennent des liens étroits avec Héritage, un groupe identitaire qui a succédé aux Remparts, dissous lui aussi en juin 2024. Ce petit monde se croise le samedi dans les travées du stade de l’Olympique lyonnais (OL) et le dimanche aux offices de l’église traditionaliste Saint-Georges, située dans le Vieux-Lyon.

Pour accéder aux portraits de 13 des militants néofascistes, cliquer sur l’adresse URL portée en source et ci-dessous.

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