L’insécurité en France de 2016 à 2026. Etude d’ensemble.

lundi 20 avril 2026.
 

Avertissement : Nous ne traitons pas ici de « l’insécurité sociale » qui constitue une problématique fondamentale et qui mérite une étude spéciale. Nous avons déjà traité dans des articles antérieurs différents aspects de cette thématique, notamment le problème du chômage.

I – Atteintes contre les biens et les personnes

1 – les atteintes aux biens

Depuis 2016, l’état de l’insécurité en France, tel qu’il ressort des statistiques officielles du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), présente une évolution contrastée où les atteintes aux biens ont globalement reculé tandis que les violences physiques et sexuelles ont fortement progressé, souvent en lien avec une meilleure propension des victimes à déposer plainte. Les données enregistrées par la police et la gendarmerie nationales, qui portent sur les faits déclarés, offrent une photographie partielle de la réalité, car le taux de dépôt de plainte varie fortement selon le type d’infraction, restant faible pour les violences sexuelles ou physiques.

Sur la période 2016-2025, les atteintes aux biens, et en particulier les cambriolages, ont connu une tendance à la baisse sur le long terme malgré un rebond temporaire après la crise sanitaire. Les cambriolages de logements, qui constituaient l’un des indicateurs les plus suivis, se sont établis à 212 000 faits en 2025, soit une diminution de 3 % par rapport à 2024 et de 14 % depuis 2016. Cette orientation à la baisse s’inscrit dans un mouvement plus large des vols de véhicules, qui ont reculé de 9 % en 2025 pour atteindre 125 200 faits, et de 24 % sur l’ensemble de la période depuis 2016, revenant ainsi à des niveaux proches de ceux observés pendant les années de restrictions sanitaires. Les vols dans les véhicules et les vols d’accessoires sur véhicules ont suivi une dynamique similaire, avec des baisses respectives de 9 % et 1 % en 2025, confirmant un reflux des atteintes matérielles les plus courantes.

Les vols en général ont affiché des évolutions plus nuancées : les vols avec armes ont diminué de 7 % en 2025, tandis que les vols violents sans arme et les vols sans violence ont légèrement augmenté de 2 % chacun. Les destructions et dégradations volontaires, catégorie qui inclut notamment les incendies de véhicules souvent évoqués dans les contextes d’insécurité urbaine ou de violences collectives, ont progressé modestement de 2 % en 2025, sans rupture majeure par rapport à la décennie précédente où elles restaient globalement stables ou en légère hausse. Ces indicateurs soulignent que, si les atteintes aux biens ont globalement reculé depuis 2016, certains phénomènes comme les dégradations restent sensibles aux contextes locaux ou événementiels.

2 – les atteintes aux personnes

En matière d’agressions physiques, les chiffres révèlent une hausse soutenue qui contraste avec le reflux des atteintes aux biens. En 2025, les services de police et de gendarmerie ont enregistré 473 000 victimes de violences physiques, soit une augmentation de 5 % par rapport à 2024 et une progression moyenne de 6 % par an depuis 2016. Cette hausse concerne à la fois les violences intrafamiliales et celles commises hors cadre familial, avec une accentuation particulière envers les mineurs (+10 % en 2025).

Les homicides, quant à eux, ont affiché une relative stabilité, avec 982 victimes en 2025 contre une légère hausse de 1 % sur l’année précédente, tandis que les tentatives d’homicide ont continué à augmenter, reflétant une forme de brutalisation des violences interpersonnelles observée sur la décennie.

Parmi ces homicides, les féminicides, c’est-à-dire les meurtres de femmes par leur conjoint ou ex-conjoint, font l’objet d’un suivi spécifique par la Délégation aux victimes du ministère de l’Intérieur. Sur la période 2016-2025, ces faits ont fluctué autour de 100 à 140 cas par an selon les années, avec une moyenne annuelle en baisse sur le très long terme (environ 109 femmes tuées dans le couple sur la période 2020-2024). Cependant, une hausse a été constatée récemment : 107 féminicides conjugaux directs en 2024 contre 96 en 2023, et un total élargi à 1 283 victimes incluant tentatives et féminicides indirects (comme les suicides liés au harcèlement). Les premiers éléments pour 2025 indiquent une vigilance accrue, les collectifs et les rapports officiels soulignant une persistance de ce phénomène malgré les dispositifs de prévention mis en place.

Les viols et violences sexuelles constituent l’un des domaines où la progression des plaintes est la plus marquée depuis 2016. Les violences sexuelles sont passées de 51 900 victimes enregistrées en 2016 à 132 300 en 2025, soit plus du double, avec une hausse moyenne annuelle de 11 % et une augmentation de 8 % sur la dernière année. Les viols et tentatives de viol ont particulièrement progressé (+9 % en 2025), atteignant environ 50 400 victimes, dont plus de la moitié sont mineures. Cette évolution s’explique en grande partie par une libération de la parole des victimes depuis le mouvement #MeToo et une sensibilisation accrue, même si le taux de dépôt de plainte reste faible (estimé à 6 % pour les violences sexuelles). Les agressions sexuelles et les autres formes de violences sexistes ont suivi la même courbe ascendante, confirmant une visibilité accrue de ces infractions au fil de la décennie.

Au bilan, entre 2016 et 2025, la France a vu les indicateurs d’atteintes aux biens s’améliorer sensiblement, tandis que les violences physiques, homicides et surtout sexuelles ont enregistré une hausse continue, traduisant à la fois une évolution sociétale dans le signalement des faits et une réalité préoccupante de certaines formes de délinquance. Pour 2026, les premiers chiffres consolidés ne sont pas encore disponibles au moment de ce bilan, mais les tendances des années récentes invitent à une surveillance attentive, les données provisoires du SSMSI soulignant une situation toujours contrastée entre reflux des vols et persistance des violences interpersonnelles. Ces statistiques, bien qu’essentielles, doivent être complétées par les enquêtes de victimation pour appréhender pleinement le sentiment d’insécurité et la réalité des faits non déclarés.

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II – la délinquance raciste

Entre 2016 et 2025 (les données complètes pour 2026 ne sont pas encore disponibles en mars 2026), le nombre de crimes et délits à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux enregistrés en France par les services de police et de gendarmerie a connu une hausse globale marquée. Le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) du ministère de l’Intérieur publie chaque année des statistiques sur les « atteintes à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux ». Ces infractions incluent : Crimes et délits (les plus graves : violences, menaces, discriminations, provocations à la haine, etc., jugés en correctionnelle ou aux assises). Contraventions (principalement des injures ou diffamations publiques racistes, moins graves).

Le terme « délits racistes » correspond globalement à ces infractions motivées par l’origine, l’ethnie, la nation, une prétendue race ou la religion (y compris l’antisémitisme et l’islamophobie). Les « crimes racistes » en font partie (catégorie « crimes ou délits » dans les stats officielles).

Chiffres clés récents (crimes et délits) 2025 : 9 700 crimes ou délits (+5 % par rapport à 2024).

2024 : 9 350 (+11 % par rapport à 2023). 2023 : environ 8 428 (+32 % par rapport à 2022, forte accélération en fin d’année liée aux tensions au Proche-Orient).

Hausse moyenne annuelle des crimes et délits sur la période 2016-2025 : +7 % par an.

la-croix.com +1

Les chiffres étaient nettement plus bas en début de période (autour de 5 000 à 6 000 dans les années 2016-2020, avec des variations et une baisse temporaire en 2020 liée à la pandémie). La tendance à la hausse est continue depuis 2016, avec des pics en 2023-2024.

Chiffres globaux (toutes infractions) En 2025 : plus de 16 400 infractions au total (9 700 crimes/délits + 6 700 contraventions, en baisse de 6 %).

En 2024 : plus de 16 000 infractions.

La grande majorité des faits (environ 59 % des délits et quasi-totalité des contraventions) sont des injures, provocations ou diffamations publiques. Les violences physiques ou atteintes à la vie restent minoritaires mais progressent aussi dans certaines années.

Évolution globale (2016 → 2025) Tendance forte à la hausse : multiplication par près de 2 des crimes et délits sur 9 ans (hausse moyenne +7 %/an). Facteurs expliquant l’augmentation : meilleure prise en compte par les forces de l’ordre, plus grande propension des victimes à porter plainte, et contextes géopolitiques (ex. : post-7 octobre 2023).

Sous-déclaration importante : selon l’enquête de victimation VRS du SSMSI, seulement 3,5 % des victimes d’atteintes racistes portent plainte. Plus de 1,7 million de personnes de 18 ans et plus déclaraient avoir subi au moins une atteinte en 2023 (dernière donnée disponible).

Pour 2026 : aucun chiffre officiel n’existe encore (les données annuelles sont publiées en mars de l’année suivante). La tendance observée depuis 2016 suggère une poursuite probable de la hausse, mais à un rythme variable selon le contexte. Sources officielles : rapports SSMSI « Info Rapide » (publiés chaque année sur interieur.gouv.fr/Interstats). Ces statistiques portent sur les faits constatés (plaintes et procédures enregistrées), pas sur les condamnations.

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III – Délinquance financière.

État des lieux de l’évolution de la fraude financière, fiscale et sociale en France (2016-2026)

Voici un bilan synthétique et factuel basé sur les données officielles disponibles (rapports TRACFIN, DGFiP, Cour des comptes, HCFiPS, ministère de la Justice) jusqu’en 2024-2025, avec des tendances projetées pour 2025-2026. Les montants sont en milliards d’euros (€ Md) approximatifs. Les évolutions reflètent à la fois une meilleure détection (outils numériques, croisements de données, signalements) et une criminalité qui s’adapte (complexification via crypto, plateformes, sociétés éphémères). Aucune estimation officielle globale et robuste n’existe pour la fraude totale (écart fiscal), ce que regrette régulièrement la Cour des comptes.

1 – Fraude financière et blanchiment d’argent (secteur bancaire et financier, détournement de fonds, etc.)

Le secteur financier (banques, assurances, établissements de paiement) reste le principal contributeur aux signalements. L’activité de TRACFIN (service de renseignement financier de Bercy) a explosé, signe d’une vigilance accrue plutôt que d’une explosion de la fraude elle-même.

Déclarations de soupçon (DS) reçues par TRACFIN :2016 : 65 000 informations (hausse de +43 % vs 2015).

2017-2018 : 71 000 puis 79 000.

2020 : 116 000.

2021 : 165 000 (+43 %).

2022 : 163 000 DS.

2023 : 190 653 (+15 %).

2024 : 215 410 (+13 % ; dont 197 000 du secteur financier, soit 93 % du total).

2025 (1er semestre) : +22,5 % pour le secteur financier (tendance haussière confirmée).

Montants détectés : Environ 20 Md€ de fraudes en 2024 (vs 17,5 Md€ en 2023), via les circuits financiers (blanchiment de fraude fiscale, travail dissimulé, escroqueries, etc.).

Les « sociétés » (éphémères) et cryptoactifs sont des vecteurs émergents.

Condamnations judiciaires (blanchiment) : Personnes poursuivies : stable autour de 5 000-5 125 par an (2022-2024).

Condamnées pour blanchiment simple/aggravé : 2 450 (2022) → 2 530 (2023) → 2 920 (2024). Hausse de +15 % des jugements en 2024. Blanchiment de fraude fiscale : faible (ex. 67 condamnations en 2024). Le blanchiment autonome ou lié à d’autres infractions (stupéfiants, escroquerie) domine.

Tendance 2016-2026 : Multiplication par 5-6 des signalements depuis 2015-2016, grâce à la mobilisation du secteur bancaire (93 % des DS). La qualité des déclarations reste inégale, mais le volume permet plus de transmissions à la justice. Pour 2025-2026, la hausse se poursuit (crypto, flux transfrontaliers). Le détournement de fonds (abus de biens sociaux, etc.) est inclus dans ces flux, souvent via le secteur financier.

2 – Fraude fiscale (revenu, TVA, URSSAF/cotisations sociales)

Les résultats du contrôle fiscal (DGFiP) mesurent les fraudes détectées et redressées. Ils fluctuent mais restent élevés. L’écart fiscal (fraude non détectée) n’est pas chiffré officiellement de manière globale ; estimations non officielles tournent autour de 80-100 Md€/an (syndicats, parlementaires).

Résultats du contrôle fiscal (droits rectifiés + pénalités, en Md€) : Année Droits nets rappelés Total droits rectifiés Résultats totaux (avec pénalités) 2015 : 14,5 – 16, 1 – 21,2

2016 : 13,6 –15,3 – 19,5

2017 : 12,2 –14,0 –17,9

2018 : 11,3 –12,9 –16,2

2019 : 9,7 –11,5 –13,9

2020 : 6,9 –8,9 –10,2

2021 : 11,1 –13,3 – 15,7

2022 :12,0 – 15,0 –17,6

2023 :12,6 – 15,9 – 18,5

2024 : 14,0 – 17,4 – 20,1

Par impôt (droits nets rappelés, Md€, 2024) : IS (4,1) – TVA (2,4) – droits d’enregistrement (3,6) – IR (1,95). La TVA représente une part significative des redressements ( 2 Md€/an récemment).

URSSAF (travail dissimulé/cotisations) : Redressements en forte hausse : 0,8 Md€ (2022)

1,2 Md€ (2023) → 1,6 Md€ (2024, +35 %).

economie.gouv.fr

Condamnations pénales : 650-700 personnes/an condamnées pour fraude fiscale (stable ; 80 % avec peine de prison, dont 17 % ferme). Transmissions au parquet en forte hausse (935 en 2018 → 2 176 en 2024) grâce à la fin du « verrou de Bercy ».

Tendance 2016-2026 : Baisse des résultats jusqu’en 2020 (effets COVID + stratégie ciblée), puis remontée grâce au numérique (croisement de données en masse). Pour la TVA, l’écart fiscal est estimé par la DGFiP entre 6 et 10 Md€ (4-5 % de la TVA collectée). L’INSEE évoque 20-25 Md€. Pas d’estimation officielle pour l’IR/IS avant 2027 (recommandation Cour des comptes). En 2025-2026, la facturation électronique (reportée) et DAC8 (crypto) devraient renforcer la détection.

3 – Fraude sociale (bénéficiaires de prestations : RSA, allocations, etc.)

Estimation macroéconomique du Haut Conseil du financement de la protection sociale (HCFiPS) : 14 Md€ en 2025 (vs 13 Md€ précédemment). Les taux de fraude sont globalement stables (« phénomène maîtrisé ») ; la hausse provient surtout d’effets de base (hausse des dépenses) et de périmètre.

Répartition 2024/2025 : 52 % branche recouvrement (travail dissimulé/cotisations éludées, surtout employeurs/micro-entrepreneurs).  36 % branche famille (prestations bénéficiaires : RSA 1,5 Md€, prime d’activité, aides au logement, AAH).  12 % branche maladie (prestations + professionnels de santé). Total prestations bénéficiaires : environ 4-6 Md€ (le reste est fraude aux cotisations par les entreprises).

Détecté et recouvré : >2 Md€ détectés en 2024 (+25-35 % selon branches) ; 681 M€ recouvrés + 500 M€ évités (faible rendement 35 % des montants détectés). CAF : détections en hausse de 20 % en 2024 (450 M€ pour allocations familiales).

Tendance 2016-2026 : Estimations antérieures (2019-2023) étaient plus basses ( 6-8 Md€ dans certains rapports anciens) ; le chiffrage s’est affiné. Prévalence stable malgré hausse des contrôles (30 millions/an par les CAF). Pour 2025-2026, la déclaration de ressources préremplie et l’IA devraient limiter la fraude aux prestations, mais le travail dissimulé via plateformes reste un point dur.

Synthèse et perspectives 2026Détection globale en hausse : Signalements TRACFIN ×5-6 depuis 2016 ; redressements fiscaux 20 Md€/an ; fraude sociale détectée >2 Md€. Meilleure coopération (banques, DGFiP, URSSAF, CAF) et outils numériques expliquent cela. Fraude réelle : Difficile à quantifier précisément. Fraude fiscale (80-100 Md€ estimés non officiels) >> fraude sociale (14 Md€) >> blanchiment détecté (20 Md€). La fraude aux prestations bénéficiaires représente une minorité de la fraude sociale (le gros est du côté des employeurs). 2025-2026 : Poursuite de la hausse des signalements et redressements (TRACFIN +22 % au S1 2025 ; facturation électronique ; DAC8 crypto). Les taux de fraude sociale restent stables. L’efficacité repose sur la qualité des contrôles et le recouvrement (encore perfectible).

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IV – la cyber délinquance

Évolution du nombre de cyberattaques Les chiffres les plus représentatifs des « cyberattaques » (intrusions, ransomwares, interférences sur systèmes informatiques) sont les ASTAD (Atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données), enregistrées par la police et la gendarmerie. Il s’agit du « haut du spectre » des infractions numériques (hacking, chiffrement, etc.).

2016 : 10 400 ASTAD. 2023 : 17 800 ASTAD (hausse moyenne de +8 % par an entre 2016 et 2023).

2024 : 17 100 ASTAD.

2025 : 17 600 ASTAD (+4 % par rapport à 2024).

Bilan 2016-2025 : Le nombre d’ASTAD a augmenté d’environ +70 % sur la période, avec une croissance régulière jusqu’en 2023 puis une stabilisation (légères fluctuations annuelles).

Les infractions liées au numérique au sens large (escroqueries en ligne, etc.) ont plus que doublé (160 600 en 2016 → 453 200 en 2025).

Les incidents graves.

L’ANSSI (agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) suit les incidents graves (compromissions avérées, souvent chez les opérateurs d’importance vitale, collectivités, santé, etc.)

:2022 : 831 incidents

2023 : 1 112 incidents

2024 : 1361 incidents

2025 : 1 366 incidents (stable par rapport à 2024, après forte hausse les années précédentes).

Cyberattaques avec rançons.

Ransomware spécifique (une part importante des attaques à but lucratif) : 141 cas signalés à l’ANSSI en 2024 → 128 en 2025 (baisse légère, liée en partie à des opérations de police internationales comme CRONOS).

Pour 2026 : Aucune statistique complète n’est encore disponible (nous sommes en mars 2026). Cependant, les médias et autorités signalent une vague d’attaques dès le début de l’année (ex. : La Poste, Banque Postale, fuites de données massives), avec une pression maintenue ou accrue. La tendance globale reste à un niveau élevé et persistant.

vademecum-patrimoine.com

Interprétation : Le nombre de cyberattaques a fortement augmenté entre 2016 et 2023-2024 (industrialisation des attaques, ransomware-as-a-service, vulnérabilités en hausse), puis s’est stabilisé. Cela s’explique par une meilleure détection et signalement, mais aussi par une surface d’attaque plus grande (cloud, télétravail, OT).2. Évolution des butins (gains des attaquants / coût pour les victimes) Le terme « butins » désigne principalement les rançons payées, les données volées et monétisées, et les fonds détournés. Les rapports officiels mesurent surtout le coût global pour l’économie française (pertes directes + remise en état + pertes d’activité + frais juridiques), qui reflète indirectement l’ampleur des butins.2016 : Coût annuel de la cybercriminalité estimé à environ 5 milliards d’euros.

2024 : Plus de 100 milliards d’euros (certaines estimations Statista atteignent 118-119 milliards €). Soit une multiplication par ×20 en moins de 10 ans.

Coût moyen par attaque (2025) : TPE/PME : environ 466 000 € (peut représenter 5-10 % du CA ; 60 % des PME victimes ferment dans les 18 mois).

ETI : 13 millions €. Grandes entreprises : jusqu’à 135 millions €.

Selon le baromètre CESIN, le coût médian de remédiation par incident a explosé ces dernières années (multiplié par 6 en une seule année au début des années 2020).

Ransomware : Même si le nombre d’attaques est stable ou en légère baisse en France, les montants exigés et payés augmentent globalement (double/triple extorsion : chiffrement + exfiltration + DDoS). Les attaquants (Qilin, Akira, etc.) privilégient les exfiltrations pures pour revendre les données. Les butins individuels sont plus élevés malgré moins d’attaques réussies.

Pour 2026 : La tendance est à la poursuite de la hausse des coûts (industrialisation, IA pour automatiser les attaques, ciblage supply-chain et cloud). Aucun chiffre définitif n’existe encore, mais les premières vagues d’attaques en début d’année confirment une pression financière croissante. Sources croissantes. Sources / Ministère de l’Intérieur (ASTAD et infractions numériques). INSEE / Interstats (données historiques 2016-2023). Baromètres CESIN, rapports Statista et analyses économiques (coûts).

Conclusion : Entre 2016 et 2025, les cyberattaques ont augmenté d’environ 70 % en nombre (avec stabilisation récente), tandis que les butins/coûts ont été multipliés par 20. La menace reste très élevée en 2026, avec des attaques plus sophistiquées et coûteuses malgré une relative stabilité du volume. Pour se protéger, les entreprises (surtout PME) doivent prioriser la sensibilisation, les sauvegardes et les correctifs rapides.

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V – la sécurité routière

Gemini Évolution Sécurité Routière France 2015-2025 Conversation avec Gemini Vous avez dit Je te repose la même question que précédemment en te précisant la présentation demandée. Je voudrais avoir l’évolution de la sécurité routière de 2015 à 2025 présentées de la manière suivante : par ligne : année ; nombre de morts ; nombre de blessés. À la fin, tu indiqueras ta remarque sur la modification du nombre de comptages des blessés qui expliquent une augmentation apparente récente. À la fin, tu me donnes la moyenne du nombre de morts et du nombre de blessés sur la période 2015 – 2025

Gemini a dit C’est noté. Voici un récapitulatif précis de l’évolution de la sécurité routière en France sur la décennie 2015-2025.

Note sur les données : Les chiffres pour 2024 et 2025 sont basés sur les estimations et les objectifs des observatoires de sécurité routière, l’année 2025 étant l’année en cours.

Évolution de la sécurité routière (2015 – 2025) 2015 : 3 461 morts ; 70 802 blessés

2016 : 3 477 morts ; 72 645 blessés

2017 : 3 448 morts ; 73 384 blessés

2018 : 3 248 morts ; 69 887 blessés

2019 : 3 244 morts ; 70 490 blessés

2020 : 2 547 morts ; 45 820 blessés (Année atypique : confinement Covid-19)

2021 : 2 944 morts ; 67 057 blessés

2022 : 3 267 morts ; 237 000 blessés (Changement de méthode)

2023 : 3 170 morts ; 232 000 blessés

2024 : 3 150 morts ; 230 000 blessés (Estimations)

2025 : 3 100 morts ; 228 000 blessés (Projections)

Remarque sur le comptage des blessés Vous remarquerez un saut spectaculaire du nombre de blessés à partir de 2022. Ce n’est pas dû à une dégradation soudaine de la conduite, mais à un changement de méthodologie.

Auparavant, on ne comptait que les blessés enregistrés par les forces de l’ordre (fichiers BAAC). Désormais, la France utilise une méthode de redressement statistique croisant les données de la police avec les données hospitalières (méthode dite "Rhône"). Cela permet de comptabiliser les blessés légers qui ne font pas l’objet d’un procès-verbal, offrant une vision beaucoup plus réaliste, bien que numériquement plus élevée, du traumatisme routier.

Moyennes sur la période 2015 – 2025 Nombre moyen de morts par an : env. 3 187

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VI – les attentats en France

Bilan des attentats terroristes commis en France (2016 – mars 2026) Les données sont compilées à partir de sources fiables (notamment la chronologie Wikipédia des attentats islamistes, bilans officiels du gouvernement et du Parquet national antiterroriste). Seuls les attentats perpétrés (et classés comme terroristes) sont retenus ; les projets déjoués ne sont pas inclus. La très grande majorité est de nature islamiste (revendiquée par l’EI ou inspirée par l’idéologie djihadiste). Les attentats d’extrême droite / ultradroite sont très rares et ont été classés comme terroristes seulement dans quelques cas récents par le PNAT. Aucun attentat significatif « autre » (ultragauche, etc.) n’est recensé sur la période.

vie-publique.fr +1

Présentation par année (agrégation des attentats de l’année) :2016 ; islamiste ; 88 morts, 470 blessés ; dégâts matériels importants (promenade des Anglais endommagée par le camion à Nice) ; principaux lieux : Nice (camion-bélier), Magnanville (double meurtre policier), Saint-Étienne-du-Rouvray (église), Paris (commissariat), Osny (prison). 2017 ; islamiste ; 2 morts, 15 blessés ; dégâts matériels faibles ; principaux lieux : Champs-Élysées (fusillade), Levallois-Perret (voiture-bélier), Carrousel du Louvre, Notre-Dame (marteau), Marseille (gare). 2018 ; islamiste ; 10 morts, 20 blessés ; dégâts matériels faibles ; principaux lieux : Trèbes/Carcassonne (supermarché et prise d’otages), Strasbourg (attaque déambulatoire), Paris (arme blanche). 2019 ; islamiste ; 5 morts, 20 blessés ; dégâts matériels faibles ; principaux lieux : préfecture de police de Paris (couteau), Lyon (arme blanche), Condé-sur-Sarthe (prison). 2020 ; islamiste ; 3 morts, 10 blessés ; dégâts matériels faibles ; principaux lieux : Villejuif, Romans-sur-Isère, Colombes (plus attaque à la basilique de Nice en octobre, souvent rattachée à cette vague). 2021 ; islamiste ; 1 mort, 5 blessés ; dégâts matériels faibles ; principaux lieux : Rambouillet (commissariat). 2022 ; islamiste (majoritaire) + 1 attentat extrême droite classé terroriste ; 1 mort, 5 blessés ; dégâts matériels faibles ; principaux lieux : Arras non encore, mais agression Colonna (prison), Annecy ; Paris (fusillade contre centre culturel kurde – mobile raciste, parfois rattaché à l’ultradroite). 2023 ; islamiste ; 2 morts, 6 blessés ; dégâts matériels faibles ; principaux lieux : Arras (lycée Gambetta, professeur Dominique Bernard), Paris (pont de Bir-Hakeim / Tour Eiffel). 2024 ; islamiste ; 0 mort, 2 blessés ; dégâts matériels faibles ; principaux lieux : La Ferté-Bernard (couteau). 2025 ; islamiste (majoritaire) + 2 attentats ultradroite classés terroristes ; 3 morts, 10 blessés ; dégâts matériels faibles ; principaux lieux : Mulhouse (marché), Lyon (meurtre TikTok), Apt (centre commercial) ; Puget-sur-Argens (meurtre raciste Hichem Miraoui, 1er attentat ultradroite saisi par le PNAT), attaque néonazie contre association turque (16 février). 2026 (jusqu’en mars) ; islamiste + 1 agression extrême droite ; 0 mort, 2 blessés ; dégâts matériels faibles ; principaux lieux : Arc de Triomphe (couteau contre gendarmes), agression raciste contre un lycéen syrien (19 janvier).

Synthèse sur la période 2016 – mars 2026 Nombre total d’attentats : environ 45 à 50 (presque tous islamistes ; une dizaine de petits attentats par an en moyenne les années les plus actives, beaucoup plus rares après 2020). Nombre total de morts : environ 120 (dont 88 rien qu’en 2016 avec Nice). Nombre total de blessés : environ 600 à 650 (dont 458 rien qu’à Nice).

Remarques générales La grande vague meurtrière se concentre en 2015-2018 ; depuis 2019, les attentats sont plus nombreux mais beaucoup plus « low-tech » (couteau, véhicule bélier isolé) et font moins de victimes. Les dégâts matériels restent limités (pas d’attentats à la bombe de type 2015). La menace islamiste reste la principale (plus de 40 projets déjoués depuis 2017) ; la menace ultradroite est en augmentation mais reste marginale en nombre d’attentats commis (quelques-uns seulement classés terroristes depuis 2022-2025). Bilan officiel de référence (depuis 2012, donc incluant 2015) : 50 attaques islamistes, 274 morts et plus de 800 blessés (chiffres mars 2025). La période 2016-2026 représente donc la quasi-totalité des victimes post-2015.

vie-publique.fr

Ces chiffres peuvent légèrement évoluer avec les morts différées ou les reclassifications judiciaires. Comparaison avec attentats en Europe

Hervé Debonrivage


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