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Alors que l’extrême droite se rapproche du pouvoir, après la décision annoncée dimanche par Emmanuel Macron de dissoudre l’Assemblée nationale, la gauche s’inquiète de la normalisation du Rassemblement national. "On a aujourd’hui dans le pays une partie de la bourgeoisie, qui jusque-là se disait républicaine, une partie aussi parfois du champ médiatique, qui est tout à fait prête à concevoir que le Rassemblement national arrive au pouvoir", s’est indignée la députée La France insoumise Sarah Legrain, mardi 11 juin sur LCI, les disant prêts "à formuler l’idée que mieux vaut Hitler que le Front populaire".
Pour justifier cette comparaison entre le Rassemblement national et le dictateur allemand, la députée de Paris a invoqué l’histoire de la formation politique : "Est-ce que je suis en train de dire que le Rassemblement national est un parti qui est l’héritier de Waffen-SS qui l’ont fondé et l’héritier de Vichy ? Oui bien sûr !", a-t-elle déclaré. "C’est grave comme propos", a réagi Christophe Moulin, journaliste présentateur à LCI.
Elle n’est pas la seule à tenir de tels propos : en 2023, Elisabeth Borne, alors Première ministre, avait rappelé que le RN était "l’héritier de Pétain". Alors, à quoi fait référence la députée ? Franceinfo fait le point.
La genèse du Front national n’est pas un secret : elle a été largement documentée par des historiens. C’est le 5 octobre 1972 que naît le Front national pour l’unité française, une alliance hétéroclite de groupuscules d’extrême droite autour de la figure de Jean-Marie Le Pen. Le vétéran de la guerre d’Algérie a été choisi par Ordre nouveau, mouvement de jeunes néofascistes, pour prendre le rôle de leader fédérateur, en vue des législatives de 1973.
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