![]() |
Ce 19 mars, le baril de Brent a franchi les 113 dollars. En France, le SP95 frôle les 2 euros par litre (1,946 euros/L), tandis que le gazole le dépasse (2,087 euros/L). Depuis le premier jour de la guerre au Moyen-Orient déclenchée par Trump et Netanyahu, les Insoumis demandent au Gouvernement une mesure essentielle : le blocage des prix des carburants et du gaz. « Hors de question que les Français soient impactés par les conséquences de cette guerre », soulignent-ils. Une pétition a d’ailleurs été lancée par le mouvement insoumis à ce sujet. Comme toujours, l’arrogance et l’incompétence macronistes n’ont pas manqué à l’appel.
Arrogance, parce que ces derniers ont immédiatement balayé la possibilité de bloquer les prix. La France l’avait pourtant décidé lors de la guerre du Golfe, grâce à un article du code du commerce (L410-2). Incompétence, car le gouvernement a cru que la guerre au Moyen-Orient et ses conséquences seraient minimes, brèves. Pour les carburants, il fallait s’attendre à une simple augmentation de l’ordre de « quelques centimes contenue et limitée », « à court terme », affirmait Maud Bregeon le 4 mars dernier. La porte-parole du Gouvernement a bien dû reconnaître, sur RMC ce 19 mars, combien le Gouvernement avait tout faux. Interrogée sur l’augmentation des prix des carburants, elle répond : « Ça s’est envolé bien au-delà de ce que l’on pensait ».
Quid des prix du gaz désormais ? Le gaz européen s’est envolé de 35 % après les attaques contre des infrastructures énergétiques dans la nuit de mercredi à jeudi. Israël a frappé le plus grand gisement gazier de South Pars, en Iran. De son côté, l’Iran a tiré sur le premier site de production de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde au Qatar, à Ras Laffan. La facture devrait s’alourdir dès le mois de mai, surtout pour les consommateurs bénéficiant d’un tarif indexé aux prix du marché.
« Depuis ce matin, […] on peut tabler sur une augmentation de 300 euros annuels », selon Philippe de la Chevasnerie, spécialiste des prix de l’énergie, interrogé par BFMTV. Et ça, Maud Bregeon, ce serait une envolée « bien au-delà » que ce que vous pensiez ? Notre brève.
Après les attaques contre des sites stratégiques au Moyen-Orient, le prix du gaz s’envole de +35 %
| Date | Nom | Message |