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La tension est montée d’un cran au sein de la gauche française lorsque Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, a publiquement critiqué les choix d’Emmanuel Grégoire à Paris et de Benoît Payan à Marseille.
Les deux responsables politiques ont refusé d’envisager une alliance électorale avec La France insoumise pour le second tour des élections municipales, une décision qui a immédiatement suscité une réaction très ferme de la part de la députée. Selon elle, ces refus pourraient avoir des conséquences lourdes dans deux des plus grandes villes de France, au moment même où les équilibres politiques apparaissent particulièrement fragiles.
Mathilde Panot estime que les décisions prises par Emmanuel Grégoire dans la capitale et par Benoît Payan dans la cité phocéenne pourraient ouvrir un boulevard à leurs adversaires politiques. Pour la députée insoumise, refuser toute discussion avec La France insoumise revient à prendre le risque de laisser la droite ou l’extrême droite s’imposer au second tour. Elle considère que la situation exige au contraire une forme de pragmatisme électoral, même en l’absence d’accord programmatique entre les différentes composantes de la gauche.
Dans ses déclarations, Mathilde Panot a insisté sur ce qu’elle décrit comme une responsabilité politique majeure. Selon elle, Emmanuel Grégoire et Benoît Payan devraient accepter d’examiner les différentes options permettant d’éviter une division du camp progressiste. L’élue affirme que les électeurs de gauche pourraient difficilement comprendre que des divergences stratégiques empêchent toute tentative de rassemblement dans des villes aussi symboliques que Paris et Marseille.
La députée a également évoqué la situation marseillaise, où le maire sortant Benoît Payan fait face à une configuration électorale complexe. Dans cette ville où les équilibres politiques peuvent rapidement évoluer, Mathilde Panot estime qu’une entente technique entre les listes pourrait constituer une solution transitoire pour éviter la dispersion des voix. Elle évoque notamment la possibilité d’une fusion purement électorale entre la liste de Benoît Payan et celle de Sébastien Delogu, candidat soutenu par La France insoumise.
Dans cette hypothèse, Mathilde Panot a précisé que La France insoumise ne chercherait pas nécessairement à participer à l’exécutif municipal marseillais. L’objectif serait avant tout d’éviter que la division de la gauche ne profite à d’autres forces politiques. Cette proposition, présentée comme une alliance technique ou démocratique, viserait uniquement à organiser le second tour dans une logique de rapport de forces électoral.
À Paris, la situation apparaît tout aussi délicate. Emmanuel Grégoire, figure importante du Parti socialiste dans la capitale, a lui aussi refusé l’idée d’une alliance avec La France insoumise. Cette position a suscité l’incompréhension de Mathilde Panot, qui affirme ne pas croire aux rumeurs selon lesquelles le candidat socialiste aurait contacté Sophia Chikirou pour discuter d’un rapprochement éventuel. Selon la députée, aucune proposition sérieuse n’aurait été formulée à ce stade.
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