« Marseille ne sera pas emportée par la vague brune ! » – 2 500 personnes rassemblées ce week-end pour le meeting de Jean-Luc Mélenchon et Sébastien Delogu

vendredi 20 mars 2026.
 

Samedi dernier, LFI réalisait un nouveau tour de force en rassemblant plus de 2 500 personnes à La Friche de la Belle de Mai, à Marseille. L’un des plus grands meetings de France de cette campagne des élections municipales des 15 et 22 mars.

Dans une salle pleine à craquer, deux projecteurs diffusaient la scène principale pour que chacun puisse suivre les prises de parole. Sur scène, les têtes de liste de secteurs, celles et ceux qui portent dans chaque arrondissement la campagne populaire menée par le mouvement. Paola Hartpence, seconde sur la liste centrale et dans le deuxième secteur, ouvrit le bal. Elle rappela ce qui distingue toutes les listes insoumises des autres : l’engagement pour la cantine gratuite, la gratuité des transports pour les moins de 26 ans, et à Marseille, la production de 30 000 logements supplémentaires.

Dans ce grand moment d’enthousiasme, où étaient présents de nombreux nouveaux militants et habitants, elle annonça ce que beaucoup pensent déjà : le futur maire pourrait bien être Sébastien Delogu, l’enfant du peuple. Notre article.

« Marseille joue son avenir maintenant : dans une semaine, levons-nous ! » – Sébastien Delogu, candidat LFI à la mairie de Marseille

Sébastien Delogu a déjà l’habit et toutes les qualités d’un futur maire insoumis. Déterminé à faire respecté la loi, soutenant toutes les luttes de Marseille, il est un homme du peuple qui parle au peuple. Il a rappelé ce que représente Marseille aujourd’hui : une ville de résistance. Une ville qui ne se résigne pas face à ce que Jean-Luc Mélenchon appellera quelques minutes plus tard la « vague brune ».

« J’ai envie de vous dire : donnez-nous le pouvoir d’agir, et je vous assure que chaque élu insoumis redonnera l’espoir d’un avenir meilleur. Marseille joue son avenir maintenant : dans une semaine, levons-nous, allons voter et le 15 mars, choisissons la liste Marseille fière et populaire », s’est-il exclamé sur scène.

« Marseille ne sera pas emportée par la vague brune ! » – Jean-Luc Mélenchon

Puis Jean-Luc Mélenchon prend la parole. La salle écoute, concentrée. Et très vite, le ton est donné. L’enjeu de cette élection municipale dépasse les frontières de la ville : empêcher que la deuxième ville de France bascule entre les mains de l’extrême droite.

Car la bataille que mène la France insoumise ici est claire : répondre aux besoins concrets des Marseillaises et des Marseillais. Logement digne, services publics forts, écologie populaire, sécurité sociale de l’alimentation, justice pour les quartiers abandonnés. Autrement dit : remettre la politique au service du peuple.

Jean-Luc Mélenchon réserva également une partie importante de son intervention aux questions internationales. Fidèle à l’ADN internationaliste du mouvement insoumis, il rappela que les combats locaux ne peuvent être séparés de la situation du monde.

Il dénonça l’interventionnisme et l’impérialisme qui marquent aujourd’hui la politique internationale, pointant notamment la guerre lancée par les États-Unis et d’Israël au Moyen-Orient. Selon lui, ces logiques suprémacistes, de guerre et de déstabilisation nourrissent les tensions internationales et aggravent des crises humanitaires déjà dramatiques.

Face à cela, il appelle à une autre voie : celle du droit international, de la diplomatie et de la paix entre les peuples. Ce message trouve un écho particulier à Marseille. Ville-monde. Ville portuaire tournée vers la Méditerranée. Ville de migrations, de cultures mêlées et de solidarités populaires.

Mais le message politique est aussi local et concret. Marseille mérite mieux que les arrangements d’appareil, mieux que les compromis mous qui ont trop souvent laissé les quartiers populaires à l’abandon. C’est tout le sens de la candidature de Sébastien Delogu.

Un enfant des quartiers populaires. Un militant de terrain. Un député qui n’a jamais quitté les habitants qu’il représente. Alors oui : il faut faire mieux.

Mais Jean-Luc Mélenchon a aussi posé une question politique centrale pour le second tour. Face au danger du Rassemblement national, il propose une solution simple : une fusion technique entre la liste de Sébastien Delogu et celle du maire sortant Benoît Payan.

Une proposition de responsabilité. Elle ne demande ni affection, ni accord total. Elle repose sur un principe simple : empêcher l’extrême droite de prendre Marseille.

« Nous sommes d’accord pour dire que vous ne nous aimez pas. Nous sommes d’accord pour dire que ce n’est pas réciproque ! » – Jean-Luc Mélenchon Mélenchon l’a dit avec sa franchise habituelle : « Nous sommes d’accord pour dire que vous ne nous aimez pas. Nous sommes d’accord pour dire que ce n’est pas réciproque. »

Contrairement aux caricatures entretenues par certains commentateurs, les insoumis ne cherchent pas la division. La stratégie consiste à construire un vrai rapport de force au premier tour pour ensuite rassembler au second afin de faire barrage à l’extrême droite.

Car la réalité est là : partout dans le pays, l’extrême droite progresse. Marseille ne doit pas tomber. Face à ce danger, l’heure n’est ni aux querelles d’appareil, ni aux calculs politiciens. L’heure est à la mobilisation populaire. Et c’est exactement ce qui a été observé samedi à la Belle de Mai.

2 500 personnes rassemblées. Des militant·es venu·es de tous les quartiers. Des habitant·es qui refusent de se résigner. Une campagne populaire, vivante, déterminée.

À Marseille, quelque chose est en train de se lever. Et ce mouvement porte un nom : le peuple marseillais.


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