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Soutenue par le Parti communiste, cette professeure d’anglais de 44 ans dans un lycée professionnel aime avant tout le contact avec les habitants et souhaite que sa candidature reflète leurs besoins : "les Monterelais méritent une vraie cohérence entre ce qui se passe à l’échelle nationale et locale", explique-t-elle.
Pour l’instant et comme en 2020, le duel entre le maire actuel James Chéron (UDI) et son prédécesseur Yves Jégo (sans étiquette) électrise la campagne à coups de communiqués et de vidéos. En embuscade, Sabrine Djilali trace son chemin, tout comme Rambert Steinmesse, le candidat de Lutte Ouvrière. "C’est un combat de coqs. Ils veulent rejouer le match de 2020", ironise l’insoumise.
"Ma candidature dérange mes adversaires, mais elle est accueillie très favorablement par la population", affirme la seule femme de ce scrutin municipal qui déroule le programme de la liste "Unissons-nous pour un avenir en commun".
L’avenir de l’hôpital public de Montereau y occupe une place centrale. La ville bénéficie, en effet, d’un établissement de santé en centre-ville, une denrée devenue rare. "Casser cet hôpital reviendrait à faire disparaître un nouveau service public, alors que notre population est l’un des plus démunies de la région. Le maire a tous les leviers pour défendre l’hôpital, mais aucun élu ne l’a fait jusqu’à présent", constate Sabrine Djilali
Au-delà de la santé, la candidate LFI met en avant deux autres priorités : la sécurité et le logement. Elle prévoit ainsi de doubler les effectifs de la police municipale et de renforcer la coopération avec la police nationale pour rassurer habitants et commerçants : "il y a un grand sentiment d’insécurité. Je souhaite donc mettre en place des brigades pédestre et cynophile, ce serait dissuasif".
En matière de logement, Sabrine Djilali veut contrôler et rénover le parc social, mais veiller aussi à ce que le permis de louer soit bien appliqué. "Le logement est un vrai problème à Montereau. Beaucoup de personnes habitent dans des conditions indignes, voire insalubres et je pèse mes mots", conclut-elle.
Article de SEFANI
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