Municipales 2026 – Cantine gratuite et bio : cette mesure fondamentale des futures mairies insoumises

mercredi 11 mars 2026.
 

Dans la France macroniste, la faim progresse, et les maladies liées à l’alimentation aussi. 22,8 % des enfants ne mangent pas trois repas par jour, 31 % des enfants de familles monoparentales sont privés de repas quotidiens. Dans les programmes complets qui les distinguent des autres formations politiques, les candidats insoumis proposent d’instaurer la cantine gratuite et biologique.

Une mesure concrète qui coche plusieurs cases : assurer la santé publique, en luttant contre l’obésité et les plats trop gras ou trop sucrés. Elle serait également bonne pour l’environnement puisqu’elle favoriserait les circuits courts, l’alimentation biologique et viable pour l’économie puisqu’elle rendrait du pouvoir d’achat aux familles et soutiendrait les petits agriculteurs.

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2024, la loi Egalim impose aux restaurants scolaires d’intégrer au moins 50 % de produits durables et de qualité, dont 20 % issus de l’agriculture biologique. Une avancée notable, mais insuffisante. Avec sa proposition, réalisable et déjà appliquée dans certaines villes, LFI transformera concrètement le quotidien de millions de parents et leurs enfants. Notre article.

L’alimentation de qualité comme droit social

Pour La France insoumise, l’accès à une alimentation saine, biologique, locale et sans pesticides ne doit pas être un privilège réservé à celles et ceux qui en ont les moyens. Il s’agit d’un droit social et écologique du XXIᵉ siècle.

L’école, au-delà de l’instruction, doit redevenir un outil de justice sociale pour les familles précaires.

De manière plus concrète, dans le livret issu de la boîte programmatique municipale, la mesure repose sur plusieurs leviers :

– Des cantines 100 % bio et locales : privilégier les produits de saison et soutenir les filières bio locales

– La gratuité progressive puis totale : gratuité immédiate pour les familles sous le seuil de pauvreté, puis extension à l’ensemble des élèves.

– La réinternalisation en régie municipale de la cantine : produire les repas dans un service public municipal plutôt que par des sous-traitants privés pour reprendre la maîtrise publique des achats, des menus et des conditions de travail

– La possibilité d’instaurer un petit-déjeuner gratuit pour éviter que les enfants arrivent à l’école le ventre vide

Une mesure de justice sociale et de santé publique

En France près d’un quart des enfants ne mangent pas trois repas par jour. Il est donc nécessaire de garantir au moins un repas complet et de qualité à l’école pour lutter contre la précarité alimentaire.

Cette mesure permet également d’éviter des situations d’exclusion sociale liées aux impayés de la cantine, comme lorsque ce fut le cas en 2021, lorsqu’un enfant de 7 ans a été exclu de la cantine et raccompagné chez lui par un policier municipal. En 2019, le Défenseur des droits publiait déjà un rapport intitulé « Un droit à la cantine pour tous les enfants » dans lequel la piste de la gratuité était évoquée.

Proposer des repas bio et équilibrés à l’école relève aussi de la prévention sanitaire contre les risques liés à une alimentation de mauvaise qualité (obésité, diabète). Investir dans la qualité des repas scolaires, c’est potentiellement réduire à long terme les dépenses de santé publique.

Renforcer l’agriculture locale et les circuits courts

La proposition insoumise entend faire de la restauration scolaire un outil de transformation économique. Les cantines représentent un levier d’achats publics considérable. Orienter la commande publique vers des producteurs biologiques locaux permet de sécuriser et de soutenir l’agriculture locale.

Certaines communes ont déjà exploré cette voie en développant des zones agricoles protégées ou en favorisant l’approvisionnement territorial. L’idée est d’articuler politique alimentaire et aménagement du territoire : préserver des terres agricoles, encourager l’installation de maraîchers et structurer des filières locales capables de répondre aux besoins des écoles.

Pour ce faire, il sera important de s’appuyer sur les équipes de cuisine. Le chef de la restauration scolaire aura un rôle clé dans la connaissance du territoire pour approvisionner la cantine.

Une dimension éducative renforcée

Au-delà des aspects sociaux et économiques, la cantine peut devenir un réel espace d’éducation en apprenant aux enfants la saisonnalité des produits, leur origine, les modes de production ou encore la lutte contre le gaspillage alimentaire.

La proposition inclut des actions de sensibilisation au gaspillage, la création de légumeries municipales pour la restauration collective ainsi que l’intégration du critère de bien-être animal dans les marchés publics.

Une mesure réalisable : des exemples concrets

À Alizay, en Normandie, une cantine 100 % bio fonctionne depuis 2024 avec des produits locaux. Dans la région toulousaine, le maire de la ville de L’Union a lancé en 2024 une ferme maraîchère bio en régie municipale sur l’une des dernières terres agricoles de la commune. L’objectif étant de couvrir jusqu’à 85 % des besoins de la cantine scolaire et d’atteindre 100 % de bio dans l’assiette des enfants.

Ces expériences montrent que la gratuité est techniquement possible. Elle repose avant tout sur des choix politiques et budgétaires.

Pour découvrir l’ensemble des mesures portées par La France insoumise dans le volet « Des cantines scolaires 100 % bio et local », rendez-vous sur la boîte à outils programmatique des municipales 2026.

Par C.L


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