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À Nancy, la campagne municipale menée par Sarah Farghaly, tête de liste pour « Nancy Insoumise », se structure autour d’une volonté claire : faire de la ville un bastion antifasciste et solidaire, capable de répondre aux défis sociaux et écologiques d’aujourd’hui. Ce mercredi 11 février, les insoumis de Nancy ont organisé une très belle […]
À Nancy, la campagne municipale menée par Sarah Farghaly, tête de liste pour « Nancy Insoumise », se structure autour d’une volonté claire : faire de la ville un bastion antifasciste et solidaire, capable de répondre aux défis sociaux et écologiques d’aujourd’hui.
Ce mercredi 11 février, les insoumis de Nancy ont organisé une très belle réunion publique en présence de Manon Aubry, députée européenne et présidente du groupe de « La Gauche » au Parlement européen. Ils ont réussi le tour de force de remplir la salle de spectacle de la MJC Pichon avec un public conquis et enthousiaste. Ce lieu était important car il symbolise l’abandon des pouvoirs publics vis-à-vis de l’éducation populaire et de l’accès à la culture pour tous. La MJC Pichon a en effet disparu en juillet 2025, faute de soutien de la municipalité. Il ne reste aujourd’hui que le bâtiment que la mairie occupe occasionnellement pour ses activités périscolaires.
Sarah Farghaly a présenté le programme municipal de « Nancy Insoumise », nourri par une enquête populaire auprès des Nancéien·nes menée depuis plusieurs mois. Cette démarche a été essentielle pour intégrer les préoccupations concrètes des habitant·es et construire une proposition politique en prise directe avec le quotidien des citoyen·nes.
La liste rassemble une diversité de profils de tous horizons et de tous âges, y compris des classes populaires, racisées, reflétant la diversité des habitant·es, trop souvent éloignés des lieux de pouvoir. Manon Aubry, venue en soutien, a insisté sur le fait que c’est une équipe jeune et engagée, mobilisée dans des actions citoyennes et de solidarité. Parmi les colistier·es, Nora, étudiante et militante pour la cause palestinienne, incarne le lien entre les luttes locales et les combats internationaux, rappelant l’importance de soutenir les peuples opprimés dans le monde, qu’il s’agisse de la défense des droits humains en Palestine ou de l’accompagnement des étudiant·es palestinien·nes pour l’accès à leurs droits. Notre article.
Le programme de la liste repose sur des axes stratégiques et ambitieux, tous nourris par l’enquête populaire auprès des Nancéien·nes.
Le programme de la liste repose sur des axes stratégiques et ambitieux, tous nourris par l’enquête populaire auprès des Nancéien·nes. Il vise à faire de Nancy un rempart contre la pauvreté et la précarité, en renforçant les services publics et en soutenant les habitant·es les plus fragiles. Il promeut une écologie populaire, en privilégiant l’alimentation bio et locale pour les cantines scolaires et en réduisant la dépendance aux produits importés du Mercosur.
Il entend également soutenir les collectifs citoyens et garantir la démocratie directe des habitant·es pour toutes les décisions stratégiques qui impactent leur quotidien, en favorisant la démocratie locale avec la possibilité de révoquer les élu·es par référendum et d’ouvrir le droit aux RIC municipaux (référendums d’initiative citoyenne) pour des projets soutenus par les habitant·es.
Le programme prévoit aussi de lutter contre toutes les formes de violences et de discriminations, avec des politiques protectrices et inclusives pour les personnes concernées, et de contrecarrer la logique de marché en revenant à une gestion publique des services essentiels, aujourd’hui largement délégués au privé. Il ambitionne enfin de réparer progressivement les désastres de la France de Macron et des politiques néolibérales à bout de souffle, en reconstruisant un lien fort entre les pouvoirs publics et les citoyen·nes.
Ce programme montre que l’action locale est indissociable de l’influence nationale et internationale, que ce soit dans la protection sociale, l’alimentation, l’éducation ou les engagements pour la solidarité internationale.
La liste a rappelé son engagement en faveur de la solidarité internationale, en dénonçant des décisions locales et nationales qui entravent cette solidarité avec les peuples en lutte. Elle juge notamment incompatible la défense du droit international avec le jumelage entre Nancy et Kiryat Shmona, une ville israélienne située à la frontière avec le Liban, alors que l’État d’Israël commet un génocide contre le peuple palestinien et poursuit la colonisation sur les terres palestiniennes à Gaza et en Cisjordanie.
Elle rappelle que la mairie, dirigée par le socialiste Mathieu Klein, avait retiré les drapeaux palestiniens du fronton de la mairie à l’occasion d’actions symboliques de soutien des habitant·es. La liste insoumise souhaite faire de Nancy une ville d’accueil et de solidarité internationale, qui ne détourne pas le regard face aux injustices et qui s’affirme comme rempart antifasciste, refusant toute compromission avec les politiques racistes et discriminatoires.
La culture occupe une place centrale dans la bataille culturelle et pour l’émancipation de tous, d’autant plus face aux pressions de l’extrême droite et aux politiques de désengagement de l’État et de la Région. La fermeture de la MJC Pichon illustre les conséquences du manque de financements culturels et du désengagement des pouvoirs publics.
Plus récemment, la suspension de 100 000 € de subventions par la Région Grand Est au festival du Jardin du Michel, suite à l’annonce de la venue du groupe Sniper, a montré comment des pressions politiques venant de l’extrême droite peuvent fragiliser des initiatives culturelles locales. La liste s’engage à protéger ces espaces pour la liberté d’expression et appelle à soutenir les structures indépendantes, comme la librairie L’Autre Rive, et souhaite soutenir la culture, levier de lien social, d’émancipation et de résistance populaire indispensable.
La campagne insoumise rappelle que la séquence politique, avec la nouvelle alliance du PS avec la macronie qui a permis le passage d’un budget de coupes à la tronçonneuses et le maintien d’un gouvernement illégitime notamment, ouvre un espace pour une alternative crédible et radicale à gauche. La mobilisation citoyenne est centrale : chaque voix compte et la participation est essentielle pour faire de Nancy un exemple de démocratie directe et d’inclusion sociale. La liste insiste sur le fait que la transformation de la ville est une première étape pour agir à l’échelle nationale et européenne, en créant des poches de résistance contre les politiques néolibérales et les dérives fascistes.
La liste insoumise met également en avant l’importance de renforcer les solidarités locales et internationales, en construisant un réseau de villes et de collectifs engagés pour la justice sociale, la démocratie et les droits humains. La campagne se veut ainsi une démonstration de force et d’engagement, où le local nourrit l’influence nationale et inversement.
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