Palestine : un génocide quotidien avec le soutien actif des pays européens et de la France

lundi 9 février 2026.
 

Le samedi 31 janvier 2026, une nouvelle frappe sur une zone de déplacés à Gaza a coûté la vie à 32 Gazaouis, dont une majorité de femmes et d’enfants. Ce massacre s’est produit dans un périmètre pourtant désigné comme « sûr », illustrant l’absence totale de sanctuaire pour les civils.

Ce qui porte à plus de 520 le nombre de Gazaouis assassinés (4,5 morts/jour) et à 1 400 autres le nombre de blessés depuis ce soi-disant cessez-le-feu de façade du 10 octobre 2025.

« Encore une journée tragique : on déplore déjà 30 morts aujourd’hui. Près de 500 personnes ont été tuées depuis l’instauration du cessez-le-feu, dont plus de 100 enfants selon l’UNICEF. Un cessez-le-feu signifie que les armes se taisent et laissent place aux efforts visant à mettre fin à la guerre. Ça suffit. Les habitants de Gaza méritent un véritable cessez-le-feu, un cessez-le-feu qui se fait attendre depuis trop longtemps », selon les mots de Philippe Lazzarini, Commissaire général de l’UNRWA. Notre article.

« Un cessez-le-feu signifie que les armes se taisent et laissent place aux efforts visant à mettre fin à la guerre. Ça suffit ! »

Un enfant rescapé raconte l’attaque contre la tente de sa famille à Al-Mawasi, Khan Younès : Abdul Rahman Abu Hdaid, un enfant palestinien, a raconté comment un missile israélien a frappé la tente de son grand-père à l’aube, dans le quartier d’Al-Mawasi à Khan Younès, tuant plusieurs membres de sa famille. Il a expliqué que l’explosion a ravagé l’abri sans prévenir, le blessant lui-même par un gros éclat d’obus, tandis que d’autres étaient tués ou grièvement blessés.

The Palestine Chronicle

Dans cette semaine du lundi 26 janvier, trois nouveaux journalistes palestiniens ont été assassinés dans l’exercice de leurs fonctions à Gaza, portant à plus de 261 le nombre de reporters tués depuis octobre 2023, transformant l’enclave en un trou noir informationnel.

Enfin, cette même semaine, l’État génocidaire israélien a également complètement détruit le siège de l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient créé en 1949) à Jérusalem-Est. Cette destruction, en violation flagrante avec l’immunité onusienne, marque la fin matérielle de l’agence dans la ville sainte, privant des millions de réfugiés de leur dernier rempart institutionnel. Et pourtant les attaques incessantes d’Israël contre l’UNRWA ont été condamnées à maintes reprises par les plus hautes instances de la juridiction internationale.

Dans son réquisitoire extrêmement sévère du 22 octobre 2025), la Cour internationale de Justice (CIJ) a notamment déclaré totalement infondées les allégations d’Israël que l’UNRWA serait infiltrée par le Hamas.

Gaza : Israël organise l’effondrement de la société palestinienne en toute impunité

Au-delà des massacres quotidiens, les derniers rapports du bureau des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA, point de situation # 355 et Snapshot du 28 janvier 2026) confirment un territoire devenant de plus en plus inhabitable, du fait de la politique génocidaire planifiée et organisée du gouvernement israélien.

Bilan Humain et Disparitions : Le chiffre officiel dépasse désormais les 72 000 morts et 173 000 blessés par traumatismes. Cependant, l’OCHA souligne que des dizaines de milliers de corps gisent encore sous les décombres de 70 % des bâtiments détruits, hors d’atteinte des secours. Enfin, rappelons que les études épidémiologiques publiées dans The Lancet estiment que ce génocide a décimé entre 11,8 et 16,7 % du peuple de Gaza par mortalité directe et indirecte avec une baisse de moitié de l’espérance de survie.

Asphyxie Sanitaire : Seuls 12 hôpitaux sur 36 fonctionnent partiellement. La famine de Phase 5 (IPC) touche 1,1 million de personnes. L’absence d’eau potable (moins de 3 litres par jour/personne) et l’effondrement des égouts ont provoqué une explosion des maladies infectieuses, la réapparition de la polio et une épidémie d’hépatite A.

Blocage de l’aide : Alors que plus de trois mois d’aide sont stockés à quelques kilomètres des populations en détresse, seuls 25 % des convois d’aide destinés au nord de Gaza ont été autorisés en décembre 2025 par Israël. L’aide humanitaire n’est plus un secours, mais un levier de pression politique utilisé pour obtenir des redditions ou des déplacements de population.

L’interdiction illégale par Israël de 37 ONG depuis début janvier 2026 plonge le peuple palestinien dans une détresse absolue.

Elle entraîne l’arrêt brutal des programmes de nutrition : Oxfam et Save the Children distribuaient du lait thérapeutique et des compléments nutritionnels.

Résultat : 22 400 enfants en traitement pour malnutrition aiguë sévère sont désormais sans suivi ; 97 % des enfants de 6 à 23 mois ont un régime alimentaire en dessous du seuil minimal de diversité, avec des risques de carences en vitamines A, fer, et iode — des défis comparables à ceux que tu as abordés dans ton algorithme d’ajustement minéral .

Elle entraîne une recrudescence des maladies infectieuses : Sans accès à l’eau potable (assurée par Oxfam), les cas de diarrhées aiguës et d’infections respiratoires ont doublé en janvier 2026, touchant surtout les enfants en bas âge .

Conjointement à l’interdiction d’entrée de la presse internationale, à l’assassinat des journalistes palestiniens, cette récente interdiction d’ONG indépendantes permet à Israël d’éliminer tout témoignage du génocide perpétré en Palestine.

Les peuples européens peuvent arrêter ce génocide en signant massivement la pétition pour mettre fin à l’accord de libre-échange entre l’Europe et Israël Plus de 406 000 Européens ont déjà signé cette pétition lancée il y a 3 semaines par les insoumis au Parlement européen ! Si elle récolte un million de signatures, avec atteinte des seuils dans au moins sept pays (seuils déjà atteints dans quatre pays), la Commission européenne aura l’obligation de soumettre au Conseil une proposition de suspension totale de l’accord d’association UE-Israël qui oblige Israël dans sa clause 2 à respecter les droits de l’homme. Cet accord est vital pour l’économie d’Israël, permettant 40 % de ses échanges commerciaux, et les gouvernements européens auraient pu (du) depuis longtemps arrêter ce génocide.

Israël accélère la destruction quasi complète des infrastructures médicales En s’attaquant à l’ONG « Médecins Sans Frontières » (MSF) mondialement reconnue et lauréate du Prix Nobel de la Paix en 1999, le gouvernement israélien a éliminé toute retenue dans son action génocidaire, avec la complicité silencieuse des pays occidentaux.

L’interdiction de MSF constitue l’un des coups les plus rudes portés à l’infrastructure médicale en 2026. Avec les refus systématiques de visas et le blocage de l’entrée de médicaments et d’équipement sanitaire, ce sont 8 centres de soins et hôpitaux de campagne gérés ou soutenus par MSF qui ont dû fermer leurs portes en janvier 2026. Cette interdiction de MSF affecte directement plus de 450 000 Palestiniens qui dépendaient exclusivement de l’ONG pour la chirurgie traumatologique, les soins de brûlés et le soutien psychologique. À Gaza, le retrait forcé de MSF signifie la perte de la dernière expertise capable de traiter les blessures de guerre complexes et les pathologies chroniques.

Dans son dernier communiqué, l’ONG MSF indique :

« Qu’elle a exprimé de vives préoccupations concernant la demande d’Israël de fournir des informations personnelles sur son personnel, dans un contexte où les travailleurs médicaux et humanitaires ont été intimidés, arbitrairement détenus et attaqués. Depuis octobre 2023, 1 700 membres du personnel de santé, dont 15 employés de MSF, ont été délibérément assassinés.

Les équipes de MSF ont exploré toutes les options possibles, bien que limitées, afin de pouvoir continuer à fournir des soins médicaux vitaux à la population palestinienne. Le 23 janvier 2026, l’organisation a informé les autorités israéliennes qu’exceptionnellement elle serait prête à partager une liste partielle des noms de membres de son personnel palestinien et international, sous réserve d’engagements clairs quant à leur sécurité.

Malgré ces efforts répétés, il est devenu évident ces derniers jours qu’aucun dialogue avec les autorités israéliennes n’était possible pour obtenir les garanties nécessaires. Ces garanties étaient les suivantes : toute information sur le personnel ne serait utilisée qu’à des fins administratives clairement définies et ne mettrait pas en danger nos collègues ; MSF conserverait l’entière responsabilité et autonomie sur les questions relatives aux ressources humaines ainsi que sur la gestion de son approvisionnement en matériel ; toutes les communications diffamatoires à l’égard de MSF, portant atteinte à la sécurité du personnel, devaient cesser.

En l’absence d’engagement des autorités israéliennes sur ces garanties, nous avons décidé que nous ne partagerions pas d’informations concernant notre personnel dans les circonstances actuelles. Aucune information sur le personnel n’a été transmise aux autorités israéliennes dans le cadre de ce processus.

Alors qu’une catastrophe humanitaire sans précédent se poursuit à Gaza et que les travailleurs de santé continuent d’être ciblés, les autorités israéliennes placent les organisations humanitaires devant un choix impossible : partager des informations sur leur personnel ou cesser d’apporter des soins médicaux vitaux pour la population palestinienne.

Si MSF est expulsée de Gaza et de Cisjordanie, l’impact serait dévastateur. Les Palestiniens affrontent un hiver brutal alors que leurs habitations et les infrastructures sont détruites. Les conditions humanitaires restent extrêmes  : près de 500 personnes ont été tuées depuis octobre 2025. Les services essentiels — notamment la nourriture, l’eau, l’abri, les soins de santé, le carburant et les moyens de subsistance — sont en grande partie détruits. Le système de santé est quasiment à l’arrêt et de nombreux services spécialisés, tels que les soins aux grands brûlés, ne sont plus disponibles. En 2025, MSF a assuré 800 000 consultations, a assisté une naissance sur trois et a soutenu un lit d’hôpital sur cinq.

Déclaration de MSF concernant le partage d’informations sur son personnel en Palestine

Le « Conseil de la Paix » de Trump, une instance hors-sol et coloniale pour mieux accompagner ce génocide

Lancé le 15 janvier 2026 à Davos, Donald Trump a présenté son « Conseil de la paix » dont l’objectif est de légitimer la politique coloniale américaine et israélienne.

Ce Conseil nie aux Palestiniens le droit de décider de leur propre avenir, contourne le droit international, ignore les besoins humanitaires et propose une reconstruction de Gaza sans les Palestiniens, via un comité de technocrates sans pouvoir, ce qui rend toute paix durable impossible.

Membres : Israël, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Hongrie, Bulgarie.

Aucun représentant palestinien.

Financement : 1 milliard de dollars par siège permanent, avec un droit de veto absolu pour Trump.

Le gouvernement français en soutien actif du génocide à Gaza

Malgré des dénégations de façade, le gouvernement français confirme chaque jour son soutien actif au gouvernement génocidaire israélien :

Le ministère des Affaires Étrangères vient d’annoncer début 2026 qu’il suspendait le programme PAUSE (Programme national d’Accueil en Urgence des Scientifiques et des Artistes en Exil), porté par le Collège de France, tout en bloquant l’entrée des 87 candidats sélectionnés en 2025 (voir le communiqué de l’Université Paris-Est Créteil). PAUSE constitue un dispositif essentiel de soutien aux chercheurs, enseignants-chercheurs et artistes contraints à l’exil du fait de conflits armés ou de persécutions, et repose sur les valeurs fondamentales de solidarité académique, de liberté scientifique et de protection des savoirs.

La commission des lois de l’Assemblée nationale a autorisé l’examen du projet de loi Yadan, notamment avec le soutien actif des députés socialistes, François Hollande et Jérôme Guedj. Cette proposition de loi visant soi-disant à lutter contre de prétendues « formes renouvelées de l’antisémitisme » a pour objectif de criminaliser toute critique de l’État d’Israël. Une mobilisation nationale a permis de sensibiliser une partie des député-es et de commencer à faire émerger cette question dans l’espace public. De nombreuses tribunes sont parues : dans l’Humanité, Le Monde, Médiapart, le Nouvel Obs, Libération et une deuxième tribune dans Le Monde. Une lettre argumentée du Bureau de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme a aussi été envoyée à l’ensemble des députés le 22 janvier. L’Assemblée nationale n’a pas encore voté à ce sujet. Il est fort à parier que le Gouvernement conserve une telle loi dans sa besace et la ressortira bientôt.

La France continue de vendre des armes à Israël

Le commerce avec les colonies illégales s’amplifie

Les soldats binationaux, notamment Franco-Israéliens, participant au génocide à Gaza et à l’apartheid en Cisjordanie ne sont pas poursuivis

Les dirigeants israéliens poursuivis par la Cour pénale internationale continuent à survoler le territoire français, alors que le gouvernement français a l’obligation de les arrêter.

Bernard, Les Insoumis du Pic Saint Loup (Hérault)


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