Municipales 2026 – À Aubervilliers, Guillaume Lescaut et les Insoumis construisent l’alternative populaire

samedi 7 février 2026.
 

Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), la campagne municipale insoumise ne se décrète pas : elle se construit. Depuis près d’un an, les militant·es de La France insoumise sont sur le terrain, dans les quartiers, sur les marchés, au pied des immeubles, pour faire vivre un projet clair : reprendre la mairie aux mains de la droite et répondre enfin aux urgences sociales d’une ville populaire abandonnée par la macronie et ses relais locaux.

Cette dynamique s’incarne autour de Guillaume Lescaut, candidat insoumis, et d’un collectif militant déterminé à faire basculer Aubervilliers en mars 2026. Une ambition à la hauteur de l’histoire politique de la ville, longtemps ancrée à gauche, mais tombée à droite en 2020 dans un contexte de très faible participation. Depuis, les scrutins nationaux ont montré une réalité incontestable : Aubervilliers est une terre insoumise.

59,98 % pour Jean-Luc Mélenchon en 2022, 48,42 % pour Manon Aubry aux européennes de 2024, 71,68 % pour Bastien Lachaud aux législatives : le potentiel populaire est là. Reste à le transformer en victoire municipale. Le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, sera en meeting aux côtés de Guillaume Lescaut mardi 3 février à 19h. Notre article.

Un programme de rupture pour éradiquer la pauvreté

La première pierre de cette campagne a été la construction collective d’un programme municipal de rupture. Groupes de travail thématiques, rencontres de quartier, discussions informelles sur les marchés : le projet porté par La France insoumise d’Aubervilliers est le fruit d’un travail méthodique et populaire, pensé à partir du vécu des habitant·es.

« À Aubervilliers, près de 40 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. On ne peut pas se contenter de slogans ou de mesurettes. Il faut répondre aux besoins concrets, ici et maintenant », explique Guillaume Lescaut. Droit au logement digne, reconstruction de l’école publique, révolution citoyenne, écologie populaire… : le programme s’articule autour de plus d’une quinzaine de thématiques et de centaines de mesures, qui seront rendues publiques dans leur intégralité début 2026.

Parmi les priorités déjà largement plébiscitées par les habitant·es : le gel des loyers de l’office HLM, la cantine gratuite, la lutte contre l’habitat insalubre, ou encore la création de régies municipales pour baisser les coûts et améliorer la qualité des services publics. Des propositions concrètes, immédiates et utiles, qui contrastent avec la gestion technocratique et hors-sol de la municipalité actuelle.

À Aubervilliers, luttes locales et construction de l’Union populaire Cette campagne s’inscrit dans un engagement plus large, forgé au fil des luttes locales. Défense de l’école publique, mobilisations de parents d’élèves, soutien aux locataires de l’OPH, combats contre l’habitat indigne : partout, les insoumis·es ont été présent·es, non pas comme des observateurs, mais comme des acteurs à part entière.

C’est sur ce terrain que s’est construite la confiance. Confiance des habitant·es, d’abord, mais aussi de citoyen·nes engagé·es et de figures locales qui reconnaissent dans La France insoumise une force politique sérieuse, constante et fidèle aux intérêts populaires. Cette dynamique a trouvé une traduction politique claire en novembre 2025, avec la constitution au conseil municipal d’un groupe d’opposition « Insoumis et citoyens ». Un groupe déterminé à porter les revendications populaires, à s’opposer frontalement aux choix de la droite municipale, à faire entendre une autre voix pour Aubervilliers, fidèle aux intérêts des habitant·es, et à préparer l’alternative.

Justice sociale, écologie et dignité

Le projet insoumis ne se limite pas à un bouclier social, aussi indispensable soit-il. Il porte aussi une vision globale de la ville, inclusive et émancipatrice. « Les jeunes avec qui j’échange accueillent avec beaucoup d’espoir notre projet d’observatoire des discriminations et la refonte de la police municipale », témoigne Nahia, militante insoumise à Aubervilliers. « Ils veulent une ville qui protège, pas qui stigmatise. »

Même écho sur les questions écologiques. « Partout où on va, les gens nous parlent du manque d’espaces verts, de la bétonisation permanente, du sentiment d’étouffer », raconte Aline Lo Tutala, députée suppléante de Bastien Lachaud. Le programme prévoit un moratoire sur les constructions privées, un vaste plan de végétalisation et la reconquête de l’espace public au service des habitant·es, et non des promoteurs.

Une campagne de terrain, populaire et déterminée

Cette orientation politique se traduit par une campagne résolument tournée vers le terrain. Depuis plus d’un an, la mobilisation militante ne cesse de s’amplifier.

Tractages plusieurs fois par semaine, porte-à-porte, réunions d’appartement, stands au pied des immeubles, campagnes d’inscription sur les listes électorales, collages : les actions sont devenues quotidiennes. « On n’a jamais vu ça. Chaque semaine, de nouvelles personnes rejoignent la campagne. Des militant·es de longue date, mais aussi beaucoup d’habitant·es qui s’engagent pour la première fois », se réjouit Guillaume Lescaut. « Le samedi matin, on se retrouve régulièrement à plus de trente sur le marché. »

Fatima, récemment engagée, témoigne : « J’ai rejoint la France insoumise d’Aubervilliers parce que je partage leurs propositions, mais aussi parce que je les ai vus à l’œuvre sur le terrain, aux côtés des parents d’élèves, des locataires de l’OPH, des habitant·es mobilisé·es. Une mairie insoumise, ici, ça changerait vraiment la vie. »

Un rendez-vous populaire attendu avec Jean-Luc Mélenchon

Cette dynamique franchira une nouvelle étape le 3 février prochain. Jean-Luc Mélenchon sera à Aubervilliers pour un grand meeting de soutien à Guillaume Lescaut et à la liste insoumise. À 19 h, à l’Embarcadère (5 rue Édouard Poisson), le fondateur de La France insoumise viendra porter l’espoir d’une victoire populaire dans une ville emblématique des combats sociaux et démocratiques. Un moment fort de la campagne, destiné à rassembler largement, à mobiliser les quartiers populaires et à affirmer que, ici aussi, tout peut basculer.

La dynamique populaire franchira une nouvelle étape début février. Le 3 février, Jean-Luc Mélenchon sera à Aubervilliers pour soutenir la candidature de Guillaume Lescaut et la liste insoumise. À 19 h, à l’Embarcadère (5 rue Édouard Poisson), ce moment viendra donner un écho national aux luttes locales menées au quotidien dans cette ville populaire.

Dans une ville marquée par les inégalités sociales et les relégations territoriales, cette venue n’a rien d’anecdotique. Elle dit l’importance stratégique d’Aubervilliers, mais surtout la volonté de faire de cette campagne un moment politique majeur pour les quartiers populaires. Un temps pour rassembler, politiser, et affirmer qu’ici aussi, une rupture est possible et que tout peut basculer.

Par Leïla N et Maximilien M.


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