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C’est le constat alarmant que font plusieurs ONGs, dont Amnesty International, confirmé par les points de situation hebdomadaires des organisations de l’ONU.
Avant le 10 octobre 2025, l’ONU, les ONGs, les quelques courageux journalistes palestiniens non assassinés par l’armée génocidaire (256 journalistes assassinés depuis le 7 octobre 2023) et relayés par les médias indépendants nous alarmaient tous les jours sur l’effroyable extermination du peuple palestinien organisée de façon méthodique par le gouvernement israélien : destruction des infrastructures d’eau potable et d’hygiène, famine, explosion des épidémies, assassinat ou blessures par balles ou drones.
Malgré la criminalisation et la répression par leurs gouvernements, particulièrement en France, des millions de citoyens du monde entier ont manifesté, les organisations de l’ONU et les ONGs ont décrit en détail et qualifié de génocide ces crimes d’Israël, la Cour internationale de Justice a ordonné en octobre 2025 à Israël de cesser immédiatement l’utilisation de la famine comme arme de guerre. Notre article.
Face à cette barbarie du 21ᵉ siècle dévoilée aux yeux du monde entier, Israël et ses fidèles alliés des gouvernements occidentaux ont été contraints de proposer un vague cessez-le-feu le 10 octobre 2025, sans aucune garantie pour le peuple palestinien, avec un comité flou dirigé par le président Trump, principal soutien du gouvernement génocidaire israélien, dans la foulée de son prédécesseur, le président Biden.
Deux mois après ce soi-disant cessez-le-feu (327 Gazaouis assassinés par tirs, dont 136 enfants, plus de 800 blessés), la situation du peuple gazaoui reste toujours aussi dramatique. Pire, certains gouvernements occidentaux ont repris leur soutien actif avec Israël, avec notamment les livraisons d’armes.
Le 10 octobre 2025, les 2,1 millions de Gazaouis (dont 50 % d’enfants) étaient dans un état d’épuisement extrême (25 % étaient au dernier stade – stade IPC 5 – de la famine, 100 % ≥ au stade IPC 3), avec des défenses immunitaires affaiblies, exposés à de multiples infections, sans abri des tempêtes hivernales et de la pluie.
Selon l’OCHA (Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies), les infrastructures essentielles (eau potable, hygiène, routes, services publics, commerces) ont été détruites par l’armée génocidaire à 80-90 %, le système de santé a été ciblé de façon méthodique (60 % des hôpitaux détruits, dont le seul centre anti-cancéreux), plus de 1700 soignants ont été assassinés, entraînant une explosion organisée des épidémies de maladies infectieuses, d’absence de soins des blessés infectés par des bactéries antibio-résistantes, d’absence de soins des maladies chroniques et cancéreuses.
Rappelons ce témoignage du directeur médical de l’UNRWA :
« A Gaza, même l’insuline ne suffit plus. Il manque le sucre. »
Dr Akihiro Seita, directeur médical de l’UNRWA
Avec l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, l’extermination et la souffrance du peuple gazaoui auraient pu et dû être allégées très rapidement. Mais c’est l’inverse qui se produit !
En effet, les ONGs, les organisations de l’ONU disposent de plus de trois mois d’aide de toute sorte – kits d’urgence de nutrition pour les enfants, hygiène, alimentation diversifiée, médicaments, équipements pour réparer ou remplacer les infrastructures essentielles – stockés à quelques dizaines de kilomètres des Gazaouis. Les camions sont là, les routes peuvent être déblayées en quelques jours.
Mais à mi-décembre 2025, les derniers rapports de l’OCHA et d’Amnesty International confirment qu’Israël continue à bloquer l’entrée des aides essentielles à la survie du peuple palestinien, et ceci dans l’indifférence la plus totale.
– Abris. Mi-décembre, 1,3 million de Gazaouis (Reported impact snapshot, 10 December 2025) n’ont toujours pas d’abri élémentaire (tente, bâche). Dans son dernier rapport du 11 décembre, l’OCHA indique que l’armée génocidaire n’a laissé entrer que 50 000 tentes depuis deux mois, une quantité dérisoire face aux besoins et alors que plus d’un million de tentes sont bloquées à quelques kilomètres ! Le peuple de Gaza est au cœur de l’hiver, et ces abris précaires sont détruits par les tempêtes hivernales !
Les pluies torrentielles qui s’abattent depuis vingt-quatre heures sur la bande de Gaza ont provoqué inondations et effondrements d’habitations, causant la mort d’au moins dix personnes, ont indiqué vendredi 12 décembre 2025 des agences humanitaires des Nations Unies.
« La tempête Byron a frappé Gaza avec violence, aggravant les souffrances des familles déjà déplacées », a déclaré depuis l’enclave palestinienne, le Dr Rik Peeperkorn, Représentant de l’OMS dans les territoires palestiniens occupés, lors d’un point de presse régulier de l’ONU à Genève.
Des milliers de familles sont contraintes de s’abriter dans des zones côtières basses ou jonchées de débris, sans drainage ni barrières de protection. Rien que le long du littoral de Khan Younis, plus de 4.000 personnes vivent dans des zones à haut risque. Parmi elles, environ 1.000 personnes directement exposées aux vagues sont évacuées en priorité avec le soutien des Nations Unies.
ONU Info, 12 décembre 2025
– Infrastructures essentielles (eau, hygiène, électricité, carburant). Alors que 80-90 % de ces infrastructures vitales sont détruites, Amnesty international et l’OCHA indiquent qu’Israël continue d’empêcher l’entrée de plus de 10 000 tonnes de pompes, filtres, pièces de rechange pour stations de traitement, canalisations, etc. pour les réparer ou remplacer.
– Alimentation. Si les Gazaouis ont accès à davantage de nourriture depuis le cessez-le-feu, 10 % passent encore une journée sans manger, 25 % avec un seul repas, du fait des blocages du gouvernement israélien. Mais le plus grave est que cette alimentation est pauvre en protéines, en vitamines, en lipides et ne permet pas aux Gazaouis de récupérer, épuisés par des mois de famine.
9 300 enfants en malnutrition aiguë sévère, l’ensemble des 320 000 enfants de moins de cinq ans est exposé à un risque de malnutrition aiguë, 20 % des femmes enceintes et allaitantes sont en malnutrition aiguë… Et ces carences alimentaires provoquent des troubles de développement du cerveau et des organes vitaux chez ces enfants nés ou à naître, avec de possibles pathologies à moyen terme.
Épidémies hivernales, blocage des vaccins, des médicaments essentiels (paracétamol, antibiotiques, etc.)
Épidémies. Les rapports de l’OCHA et de l’UNICEF signalent une hausse majeure des infections respiratoires aiguës, de la diarrhée, de la gale, des éruptions cutanées et des cas de malnutrition aiguë chez les enfants et les personnes déplacées. Ces maladies sont directement liées aux conditions de vie précaires (tentes inondées, manque d’eau potable, surpopulation, absence de chauffage).
Diarrhée : Plus de 20 fois la moyenne mensuelle habituelle chez les enfants de moins de 5 ans.
Infections respiratoires aiguës : Plus de 160 000 cas enregistrés, avec une forte augmentation due au froid et à l’humidité.
Maladies cutanées : Gale, poux, varicelle et éruptions cutanées en hausse, favorisées par le manque d’hygiène et la promiscuité.
Médicaments. Et malgré la disponibilité de stocks humanitaires (médicaments, vaccins, matériel médical) à la frontière, les autorités israéliennes génocidaires restreignent ou refusent leur entrée, souvent sans justification !
Paracétamol : Disponible dans seulement 37 % des structures du nord de Gaza et 54 % dans le sud, bien en dessous des normes de l’OMS.
Antibiotiques : En rupture de stock dans 52 % des établissements de santé, notamment pour les infections respiratoires et les blessures graves.
Vaccin anti-grippal : Aucun stock disponible, malgré la saison hivernale et la vulnérabilité accrue de la population.
Vaccin contre le rotavirus : Épuisé, exposant les jeunes enfants à des diarrhées graves.
Hôpitaux. Seuls 14 des 36 hôpitaux de Gaza fonctionnent, et même ceux-ci ne le font que partiellement. Les services de soins intensifs, de pédiatrie et de chirurgie sont particulièrement touchés par le manque de matériel et de personnel, avec plus de 1700 soignants assassinés. Les générateurs, essentiels pour les hôpitaux et les infrastructures d’eau, fonctionnent de manière intermittente en raison des restrictions sur l’entrée de carburant, ce qui aggrave les risques pour les patients en soins critiques.
Patients en situation critique demandant une évacuation médicale d’urgence. Le nombre ne cesse d’augmenter depuis le cessez-le-feu. Plus de 16 500 patients, dont 4 000 enfants, nécessitent une évacuation urgente vers des structures mieux équipées (Cisjordanie, Jérusalem-Est, ou à l’étranger).
Cependant, moins de 1000 évacuations ont été autorisées depuis le début du cessez-le-feu.
OCHA, https://www.ochaopt.org/content/rep...
Le cessez-le-feu du 10 octobre 2025 prévoyait un maintien provisoire de l’armée israélienne sur 50 % du territoire. Une occupation provisoire qui se transforme en annexion définitive après les déclarations du chef d’état-major israélien, Eyal Zamir « la ligne jaune est désormais la nouvelle frontière de Gaza ». Zamir a également affirmé qu’Israël maintiendrait « le contrôle opérationnel sur de vastes portions de la bande de Gaza ».
Dans son communiqué du 10 décembre 2025, l’ONU s’oppose fermement à toute modification des frontières entre Gaza et Israël
L’adoption par Israël de la « ligne jaune » du plan de cessez-le-feu du président américain Donald Trump comme nouvelle frontière semble aller à l’encontre « de l’esprit et de la lettre » de l’accord,
Stéphane Dujarric, Porte parole de l’ONU, 10 décembre 2025
Et durant ces deux mois, Israël continue de raser toutes les infrastructures et habitations encore debout dans cette zone, la rendant inhabitable pour de nombreuses années…
L’exemple le plus emblématique et qui résume les atrocités mentionnées ci-dessus est celui de ces deux jeunes enfants de 6 et 8 ans assassinés le 29 novembre 2025 parce qu’ils cherchaient du bois sur la ligne d démarcation.
Il y a dix jours, samedi 29 novembre, Fadi, 8 ans, et son grand frère Jumaa, deux ans de plus, partent chercher du bois dans la bande de Gaza. Une des tâches qui leur est assignée par leur père, contraint de se déplacer en fauteuil roulant. Vingt minutes après le départ des deux garçons, une violente explosion retentit.
France info
Dans un communiqué, l’armée « la plus morale du monde » a déclaré que des soldats de la brigade Carmeli avaient abattu les deux Palestiniens lors d’incidents distincts dans le nord de la bande de Gaza, affirmant qu’ils représentaient « une menace immédiate ».
Pour que cesse l’extermination du peuple palestinien par Israël soutenu par les gouvernements d’une majorité de pays occidentaux
Faire respecter le droit international, notamment l’ordre à Israël émis par la Cour Internationale de Justice de cesser toute action génocidaire et aux pays du monde de cesser toute vente d’armes à Israël. Rappelons que l’Allemagne vient de ré-autoriser le vente d’armes à Israël du fait de « l’amélioration » de la situation avec le cessez-le-feu ! Rappelons que la France n’a jamais cessé ses exportations d’armes, souvent masquées en les sortant des classifications.
Exiger l’arrêt immédiat de l’accord de libre échange entre l’Europe et Israël, qui prévoit une clause de respect des droits de l’homme.
Obliger les compagnies faisant commerce avec les colonies illégales de cesser toute activité, sous peine de poursuites juridiques.
Cesser toute coopération culturelle (rappelons l’exemple récent de l’Eurovision), universitaire et scientifique avec ce pays génocidaire.
Poursuivre pour complicité de crimes de génocide tout soldat franco-israélien participant à ce génocide
Les Insoumis du Pic Saint Loup (Hérault)
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