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La polémique enfle après les propos de Brigitte Macron. La Première dame a qualifié de "sales connes", dimanche, des militants féministes qui avait interrompu la veille un spectacle de l’humoriste Ary Abittan, accusé de viols en 2021 et qui a bénéficié d’un non-lieu depuis. Des propos condamnés quasi-unanimement par la classe politique et par les militantes concernées.
La polémique enfle après les propos tenus dimanche par Brigitte Macron. La première dame a qualifié de "sales connes" des militantes féministes du collectif NousToutes qui avaient perturbé le retour sur scène du comédien Ary Abittan la veille.
L’humoriste avait été mis en examen pour viol en 2021. Il a depuis bénéficié d’un non-lieu, confirmé en appel en janvier. Au lendemain de cette interruption par des militantes, Brigitte Macron s’est rendue dimanche dans la salle parisienne des Folies Bergère pour assister à ce spectacle.
Dans une vidéo publiée lundi, on aperçoit la Première dame en coulisse apporter son soutien à Ary Abittan. La Première dame apparaît aux côtés de l’humoriste juste avant qu’il monte sur scène.
"S’il y a des sales connes, on va les foutre dehors", lui souffle-t-elle.
Une référence à quatre militantes de collectif féministe Nous Toutes qui ont interrompu le spectacle de l’humoriste, la veille, scandant "Abittan violeur" masques sur le visage à son effigie.
De son côté, le collectif NousToutes, se dit profondément choqué, et rappelle qu’”un non-lieu n’est pas un acquittement, juste la fin des poursuites”. Gwen faisait partie des militantes NousToutes présentes dans la salle de spectacle samedi. Elle se dit choquée par les propos de Brigitte Macron. “On a été toutes profondément scandalisées. C’est humiliant et méprisant”, indique-t-elle.
L’entourage de la Première dame explique que Brigitte Macron critiquait seulement la méthode jugée radicale de ces militantes qui ont interrompu le spectacle de l’humoriste accusé de viol, mais qui a bénéficié d’un non-lieu.
“C’est important aussi pour nous de rappeler qu’au cœur de cette histoire, il y a une personne qui a subi un traumatisme et que cette partie fait partie de milliers d’autres personnes. Brigitte Macron a choisi son camp tout comme son mari d’ailleurs. C’est vraiment un crachat sur toutes les victimes de violences sexistes et sexuelles. Le message politique qu’elle envoie est extrêmement choquant”, juge Gwen.
La militante rappelle que la lutte contre les violences faites aux femmes avait été érigée comme “grande cause” du quinquennat par Emmanuel Macron. Du côté de la classe politique, les réactions ne sont pas tendres non plus avec la Première dame. Sur BFM lundi, Prisca Thevenot députée Renaissance des Hauts-de-Seine a estimé que "c’est peu élégant. Je les découvre avec vous. Le sujet, s’il y a une radicalité à dénoncer on peut le dénoncer avec d’autres mots", estime-t-elle.
Enfin, le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, juge les propos inadmissibles et attend des excuses.
"Ce sont des propos déshonorants vis-à-vis de la fonction qu’elle occupe aujourd’hui. On ne parle pas comme ça quand on est Première dame de France. Et sur le fond, ce sont des propos qui sont, de mon point de vue, sexiste. Elle a le droit de ne pas partager les méthodes qui sont employées par telle ou telle personne, mais parler de cette manière, c’est cracher, d’un certain point de vue, aux visages de ces femmes", a-t-il indiqué sur BFMTV lundi.
Marine Tondelier, présidente du groupe écologiste a elle estimé que "ces propos sont gravissimes", "une Première dame ne devrait pas dire ça".
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