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Dans la 7ème puissance mondiale, 2,9 millions d’enfants sont pauvres, plus de 2000 dorment dans la rue, 2700 nourrissons meurent avant le premier anniversaire. Et les violences ne s’arrêtent pas là : 160 000 d’entre eux sont victimes de violences sexuelles chaque année.
Pendant que des macronistes partagent des visuels sur la journée des droits de l’enfant, le budget qu’ils adoubent va aggraver les souffrances des enfants, notamment ceux déjà placés dans des situations d’extrême précarité. Ainsi, le plan de lutte contre les violences faites aux enfants subit une baisse de 150 000 euros en moins avec l’inflation. Pour le plan contre la prostitution des mineurs, c’est 80 000 euros que fait disparaitre Lecornu. Les enfants subiront aussi les effets concrets des coupes à la tronçonneuse à l’hopital public et le gel de toutes les prestations sociales de naissance pour les familles.. La mortalité infantile, déjà en hausse, n’est pas prête de reculer. Notre article.
Salariés, retraités, chômeurs, jeunes, personne n’est épargné par les mesures du budget Lecornu. Les enfants seront eux aussi en première ligne. Deux plans de lutte les concernant sont concernés par des coupes budgétaires. Le plan de lutte contre les violences faites aux enfants sera impacté : 150 000 euros en moins avec l’inflation. Le plan de lutte contre la prostitution des mineurs est aussi concerné : 80 000 euros en moins avec l’inflation
En outre, alors que plus de 2000 enfants dorment dans les rues en France, pas une seule place de plus d’hébergement d’urgence n’est créée. Pour les enfants ayant un toit mais vivant dans une famille sous le seuil de pauvreté, ils seront aussi victimes des politiques de racket du budget Lecornu. 70 % des enfants pauvres sont dans une famille où un parent est au chômage. Or, le budget Lecornu prévoit une augmentation de la CSG sur les chômeurs et gèle l’Allocation de Solidarité spécifique (ASS). Concrètement, c’est tout le quotidien qui sera touché. Moins d’argent, moins de courses, moins de possibilité pour payer les factures de chauffage, d’électricité et d’eau.
Pire, le gouvernement n’entend pas amorcer le début d’un commencement de lutte contre la hausse de la mortalité infantile. Alors que 2700 nourrissons meurent avant leur premier anniversaire, le gouvernement Lecornu sabre le budget de l’hôpital public de près de 5 milliards d’euros. De telles coupes ne feront qu’augmenter fatalement la mortalité infantile.
Quatre mois après l’adoption du rapport de notre commission d’enquête sur les violences en milieu scolaire, le député LFI Paul Vannier poursuit ses travaux pour traduire toutes ses recommandations en actes. Avec sa co-rapportrice, il a annoncé la constitution d’un comité de suivi inédit, associant des collectifs de victimes, des lanceuses d’alerte, des chercheurs, des syndicats, et des fédérations de parents d’élèves du public et du privé. Trois grands axes sont prévus : reconnaître et accompagner les victimes, mieux prévenir les violences en milieu scolaire, renforcer les contrôles pour protéger les élèves
Au-delà des actes pédocriminels commis au sein de l’établissement Notre-Dame de Bétharram et les mensonges du Premier ministre devant la représentation nationale à ce sujet, la nécessaire protection de l’enfance est un combat de longue date des insoumis. Ainsi, aucun autre parti ne peut se targuer d’avoir investi à deux reprises Lyes Louffok pour des élections législatives, un enfant placé confronté à la maltraitance et à la violence. « L’engagement de la FI est la suite de sa lutte de toujours pour les droits des enfants, illustrée par exemple par la présentation dans l’Isère de Lyes Louffok aux législatives », appuie Jean-Luc Mélenchon.
Quel autre parti peut se targuer d’avoir demandé une commission d’enquête sur la matraitance dans les crèches privées ? D’avoir présenté un plan d’urgence sur la petite enfance ? En effet, LFI en a présenté un en septembre 2023, comprenant 19 mesures d’urgence : garantie du droit au logement des enfants, gratuité des crèches publiques, créer un Observatoire de la non-scolarisation, assurer la gratuité véritable de l’éducation…
Ce plan faisant notamment suite à l’alerte lancée par la présidente du groupe parlementaire insoumis, Mathilde Panot, sur la mortalité infantile en France. Si la France était le 5ème pays de l’OCDE avec le taux de mortalité infantile le plus bas en 1980, elle est descendue à la 20ème position avec une mortalité en hausse. « Un pays qui ne prend pas soin de ses enfants est un pays qui détruit son avenir », soulignait alors Mathilde Panot.
Outre les violences du budget Lecornu, les enfants sont victimes d’une série de maltraitances et de violences de tout ordre. 1 enfant sur 10 est victime d’inceste, soit en moyenne trois enfants par classe. Il est très difficile pour eux de parler, car cela implique souvent des personnes de leur famille. Lorsque les enfants osent témoigner, on ne les croit pas dans la majorité des cas. Pire, quand un accuse son père, on accuse parfois la mère de manipulation et on lui retire la garde. Les petits se retrouvent alors soit placés, soit confiés directement à leurs agresseurs.
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