![]() |
De 1935 à 1953, Paris accueillait le 14 juillet deux défilés : le défilé militaire le matin et une grande manifestation populaire et progressiste l’après-midi.
Pour célébrer les valeurs de la République, le jour de la fête nationale, une manifestation populaire avait lieu à Paris, organisée par les mouvements de gauche, outre le défilé militaire qui reste toujours la manifestation officielle dans les Champs-Élysées qui, comme on le sait, plaît beaucoup à Trump !
C’est ainsi que le 14 juillet 1936, le Front populaire victorieux célèbre pour la première fois la fête nationale. Dans la matinée l’armée défile à Paris sur les Champs-Elysées. Et, dans l’après-midi, un million de personnes défilent dans l’Est parisien à l’appel des organisations constitutives du rassemblement populaire et à prédominance syndicale. Ce qui a permis un double défilé, organisé du 14 juillet 1935 au 14 juillet 1953.
Mais en 1953, des violents affrontements avec la police à la fin du cortège ont provoqué la mort de sept personnes (six algériens et un français, syndicaliste). La manifestation réunissait aussi en cette année 1953 plusieurs milliers d’Algériens indépendantistes. La Préfecture de Police interdit à partir de 1954 tout défilé populaire en tant que Fête Nationale.
Des décennies durant, ce drame a disparu des mémoires. C’est le documentariste Daniel Kupferstein qui l’a sorti de l’oubli avec son film Les balles du 14 juillet. Depuis, une plaque commémorative a été apposée en 2017 par la Mairie de Paris. Et chaque année, à l’initiative de la Ligue des Droits Humain (LDH), un collectif rend hommage aux victimes en présence de la Maire du 12ème arrondissement .
| Date | Nom | Message |