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La famille du tsar russe Nicolas 2 Romanov n’a pas été tuée par les bolcheviks le 17 juillet 1918 à Ekaterinbourg

lundi 24 janvier 2022 par Hyacinthe

- A) Rappels sur le contexte
- B) La famille Romanov a été assassinée le 17 juillet 1918 à Ekaterinbourg par les bolchéviks : version propagandiste occidentale
- C) Essai de reconstitution des faits
- D) Eléments complémentaires un siècle plus tard


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La famille du tsar russe Nicolas 2 Romanov n’a pas été tuée par les bolcheviks le 17 juillet 1918 à Ekaterinbourg

vendredi 11 janvier 2019

Bonjour,

Non, ces analyses ne peuvent apporter une preuve absolue quant à l’identité des restes retrouvés près d’Ekaterinbourg.

Il est d’ailleurs à remarquer que trois laboratoires ont procédé aux analyses en 1998, et que les résultats étaient différents. Sans entrer dans des détails par trop ennuyeux, il leur à fallu beaucoup de temps pour arriver à ce mettre d’accord, et je ne sais même pas s’ils y sont finalement parvenus...

Pour simplifier au maximum, je pense que le gouvernement russe de l’époque (1998) a décidé délibérément de reconnaître ces reste comme ceux de la famille impériale, afin de "clôturer l’affaire", mais il existe de nombreux doutes pour les scientifiques et les historiens sérieux.
De plus, l’église orthodoxe russe a aussi montré quelques réticences.

Pour revenir sur le sujet de l’identification génétique, il faut savoir qu’il est très difficile, compte-tenu des mutations, d’utiliser l’ADN nucléaire pour déterminer un lien de parenté. Si l’utilisation en est possible pour établir un lien de paternité (ou de maternité), il devient très difficilement exploitable au delà de la première génération.

Il convient donc d’utiliser l’ADN mitochondrial, qui est transmis de manière matrilinéaire, et demeure beaucoup plus exploitable. Il faut cependant noter qu’il n’est pas spécifique à un individu, mais reste cependant beaucoup plus constant au fil des générations.
Mais il ne reste stable qu’en ligne directe et doit être complété par d’autres éléments, circonstanciels, pour établir une certitude.

Tout cela est un peu complexe...

Pour faire plus simple, je préfère donner un exemple concret : comparons les recherches effectuées pour l’identification des restes d’Ekaterinbourg avec celles concernant le cœur de Louis XVII, officiellement identifié en 2000, suite aux travaux de l’historien Philippe Delorme.

Dans le premier cas, les comparaisons ont été effectuées avec l’ADN MT de descendants des Romanov, mais issus de branches collatérales, et non en ligne directe.

Dans le second, la comparaison a été faite avec des mèches de cheveux appartenant à la Reine Marie-Antoinette et à ses sœurs, extraites d’un médaillon ayant appartenu à leur mère, l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche.
Il s’agissait donc de parents à la première et seconde générations.

Il est d’ailleurs à noter que, si les analyses effectuées en 2000 établissent avec une absolue certitude que le cœur de Saint-Denis est celui d’un "proche parent" de Marie-Antoinette, la science n’affirme en aucun cas qu’il s’agit de celui du Dauphin.
Elle n’est pas en mesure de le faire, et il appartient à l’historien de démontrer, en partant de cette base, de trouver les arguments pour démontrer l’identité du propriétaire de ce cœur, travail qu’a remarquablement effectué Ph. Delorme.
(Il est d’ailleurs à remarquer que les "survivantistes" et autres "naundorffistes" continuent à mettre en doute les conclusions de l’historien. Mais c’est une autre histoire...)

En espérant vous avoir un peu aidé.

Bien à vous.

Olivier ENGEL



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