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Après la décision du Conseil constitutionnel de censurer l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé ce samedi un « flicage numérique » et réclame un vrai plan pour la jeunesse.
Le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a salué ce samedi 15 août ce qu’il qualifie d’une « victoire majeure pour nos libertés fondamentales », après la censure par le Conseil constitutionnel la veille de la loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
« Le Conseil constitutionnel nous donne raison en censurant la loi visant au contrôle général de l’identité sur Internet sous prétexte de l’utopique contrôle des moins de 15 ans », a écrit sur X le candidat LFI à l’élection présidentielle.
Il rappelle que LFI s’était opposé à cette loi à l’Assemblée nationale et assure que son mouvement est « un rempart face au flicage numérique du peuple ». Le Conseil constitutionnel a estimé vendredi que la loi votée par le Parlement pour protéger les enfants et jeunes adolescents des effets nocifs des réseaux sociaux « porte une atteinte qui n’est pas adaptée, nécessaire et proportionnée » à leur liberté d’expression et de communication.
« Le Conseil juge que le législateur ne pouvait, sans méconnaître la liberté d’expression et de communication, instituer une interdiction de portée générale ayant pour effet de priver des mineurs de leur liberté d’accès à de nombreux services de communication en ligne, sans considération ni de la situation du mineur ni des risques propres à chacun de ces services », expliquent encore les Sages.
Le Conseil constitutionnel reproche également au texte tel qu’il est rédigé de ne laisser aucune marge de manœuvre aux parents pour lever cette interdiction dans des circonstances servant l’intérêt de l’enfant.
Il porte ainsi un rude coup à l’une des réformes emblématiques du président Emmanuel Macron pour sa fin de mandat. Le chef de l’État a immédiatement demandé au Premier ministre Sébastien Lecornu de travailler à une nouvelle rédaction du texte, « juridiquement robuste », avec pour objectif une adoption d’ici au printemps 2027.
« Macron prétendait protéger la jeunesse ? Qu’il engage maintenant un vrai plan pour la jeunesse, son logement, son travail, ses études et sa santé mentale », a cinglé de son côté Jean-Luc Mélenchon.
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