A Rennes, une élue LFI dénonce des injures racistes et des dégradations, une enquête ouverte

lundi 24 août 2026.
 

« C’est une stratégie d’intimidation, et ça détruit », fustigeait Régine Komokoli dans une vidéo publiée le 28 avril sur ses réseaux sociaux. Elue LFI à Rennes, elle est victime depuis plusieurs mois de « harcèlement moral », « injures racistes » et « dégradations », les dernières en date ayant visé sa voiture, a informé ce vendredi 14 août le parquet de Rennes, qui précise qu’une procédure est en cours.

Régine Komokoli, conseillère municipale de Rennes et conseillère départementale, a porté plainte mardi 11 août pour des « faits de dégradations sur [sa] voiture » dans la nuit du 7 au 8 août, fait savoir le procureur adjoint de Rennes, Jean-Marie Blin, dans un communiqué. Ces dégradations apparaissent comme « une nouvelle modalité des faits de harcèlement moral aggravé dont elle apparaît victime », poursuit le procureur adjoint.

Une procédure avait été ouverte en avril pour « harcèlement moral » contre l’élue rennaise, rappelle le parquet. Cette enquête réunit « une première procédure visant des faits d’injures racistes sur le réseau social X et une autre procédure sur des dégradations commises chez le voisin de Régine Komokoli », dont la baie vitrée a été brisée par une pierre qui aurait en réalité visé l’élue Insoumise.

« Depuis des mois, je subis insultes racistes, menaces, intimidations et dégradations », indiquait lundi cette dernière sur Facebook. « Aujourd’hui, cette violence atteint directement ma vie et m’empêche progressivement d’exercer normalement mon mandat », ajoutait-elle, précisant qu’elle « rédui[t] [ses] déplacements et [ses] actions » par peur. Une situation qu’elle qualifie de « politiquement insupportable ».

Selon nos confrères de Ouest-France, Régine Komokoli a également saisi la préfecture d’Ille-et-Vilaine afin de renforcer sa sécurité et celle de ses enfants, après la dégradation de sa voiture le 8 août. Dans les colonnes du quotidien régional, l’élue précisait qu’elle ne demandait pas de « privilège lié à [son] mandat », mais « simplement de pouvoir exercer librement [ses] responsabilités, poursuivre [ses] engagements et rentrer chez [elle] sans avoir peur pour [ses] enfants ou pour [elle]-même ».

Article de AFP ., Maud Mathias


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