Nouvelle vague de chaleur dans plusieurs pays d’Europe

vendredi 14 août 2026.
 

Le mois de juillet a déjà été le plus chaud jamais enregistré pour presque 120 millions d’Européens, en particulier au Royaume-Uni, en France et en Espagne. En ce début août, l’Europe affronte à nouveau des températures record et une sécheresse généralisée.

L’Europe affronte en ce début août une nouvelle vague de chaleur, après le mois de juillet le plus chaud jamais enregistré pour presque 120 millions d’Européen·nes, en particulier au Royaume-Uni, en France et en Espagne.

Continent qui se réchauffe le plus vite à l’échelle de la planète, l’Europe occidentale a déjà subi depuis mai 2026 quatre épisodes de chaleurs extrêmes, selon Copernicus, l’observatoire européen du changement climatique.

Plusieurs agences météorologiques nationales ont annoncé de nouveaux épisodes de canicule, après des records en juillet 2026. La sécheresse s’étend aussi. Quasi généralisée en France et en Espagne, ce qui y favorise des incendies dévastateurs, elle touche aussi des régions du Royaume-Uni et d’Allemagne.

« Une nouvelle vague de chaleur extrême s’apprête à remonter vers le nord sur une grande partie du Royaume-Uni », a averti le service météorologique britannique, le Met Office, dimanche 9 août sur le réseau social X. D’ici au jeudi 13 août, les températures pourraient s’élever à 36 °C dans certaines parties de l’est et du sud-est de l’Angleterre, toujours selon le Met Office.

En France, un « nouvel épisode caniculaire » est attendu mardi 11 août, la chaleur « s’étendant à de nombreuses régions » avec des maximales atteignant 39 °C dans le Sud, a annoncé Météo-France. Le record s’élève, à ce jour, à 3,8 °C au-dessus des normales, calculées sur la période 1991-2020. Le pays affronte sa troisième vague de l’été, après celles de juin, intense historiquement, et de juillet, la plus longue (seize jours).

Le mois de juillet 2026 a été aussi le plus chaud jamais enregistré en Espagne, à égalité avec 2022. La température moyenne s’est établie à 25,7 °C, soit « 2,6 °C au-dessus de la normale », selon l’Agence de l’État de météorologie espagnole (Aemet).

La Slovaquie a enregistré le 6 août un record absolu à 42,2 °C dans le sud du pays, selon l’Institut hydrométéorologique slovaque (Shmu). Un pic de 41,2 °C avait été relevé la veille à Bad Deutsch-Altenburg, dans l’est de l’Autriche, selon GeoSphere Austria.

Mégafeux et épisodes de canicule marine

En juillet, les niveaux d’humidité des sols « étaient nettement inférieurs à ceux de juillet 2022, dernier été marqué par une grave sécheresse » en Europe occidentale, a ajouté Copernicus. Ainsi, l’Espagne a subi « le mois de juillet le plus sec depuis le début des relevés en 1961 », confirme l’Aemet.

La moitié de l’Angleterre et la totalité du pays de Galles sont également touchés. D’autres régions anglaises devraient être placées en état de sécheresse lundi 10 août.

L’Angleterre a connu sept semaines consécutives avec moins de 10 millimètres de pluie, certaines zones de l’est et du sud-est en ayant reçu moins de 1 millimètre, selon l’Agence gouvernementale pour l’environnement (Environment Agency). Selon le Met Office, le mois de juillet a été le plus sec jamais enregistré en Angleterre.

Ces conditions ont « favorisé une activité exceptionnelle des feux de forêt […] tant en termes de superficie brûlée que d’émissions » de carbone, explique Copernicus.

Les débits fluviaux ont été « exceptionnellement bas », notamment sur la Seine, le Rhin et le Danube.

Un mégafeu a notamment ravagé fin juillet 42 000 hectares dans le sud-ouest de la France et entraîné l’évacuation de plus de 220 000 personnes en Gironde. Dans le même temps, le plus grand feu de l’histoire récente de l’Espagne brûlait presque 44 000 hectares dans la province d’Ávila, dans le centre du pays, près de Madrid.

Conséquence directe de la chaleur et de la sécheresse cumulées, les débits fluviaux ont été « exceptionnellement bas », en particulier sur la Seine, le Rhin et le Danube, précise encore Copernicus. Les eaux de la Vistule, qui passe notamment par Varsovie, avaient atteint lundi 10 août leur plus bas niveau historique.

En outre, autour de l’Europe, les eaux de la Méditerranée occidentale et de l’océan Atlantique ont connu des températures inhabituellement élevées en juillet, associées à des épisodes de canicule marine.

La température moyenne mondiale à la surface des mers a atteint 20,96 °C, a alerté Carlo Buontempo, directeur du Copernicus Climate Change Service (C3S), soulignant que « le principal moteur de ce réchauffement – comme nous le savons – réside dans les gaz à effet de serre » émis par l’humanité.

Agence France-Presse


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