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La marche contre le racisme et l’extrême droite initiée par Bally Bagayoko, maire de la commune nouvelle de Saint-Denis/Pierrefitte-sur-Seine, a rassemblé plusieurs milliers de personnes ce dimanche 21 juin 2026 à Paris, sous une chaleur caniculaire, du quartier de Barbès jusqu’à la place de la République.
L’initiative trouve son origine dans l’élection de Bally Bagayoko à la tête de la mairie de Saint-Denis/Pierrefitte-sur-Seine le 15 mars 2026, au premier tour avec 50,77 % des suffrages. Depuis son accession à la mairie, l’élu avait déclaré avoir été la cible d’attaques racistes, ce qui l’avait conduit à lancer un premier appel à la mobilisation. Le 4 avril 2026, un rassemblement citoyen avait déjà eu lieu sur le parvis de la basilique de Saint-Denis, réunissant selon les organisateurs et la ville plus de 15 000 personnes, tandis que les estimations des forces de l’ordre situaient la participation entre 6 000 et 10 000 manifestants. C’est ce résultat initial qui avait conduit les organisateurs à viser Paris pour une deuxième étape à plus grande échelle.
Le cortège s’est élancé à 14 heures depuis le boulevard Marguerite de Rochechouart, au métro Barbès-Rochechouart dans le 18e arrondissement. Bally Bagayoko a pris la parole en tête de cortège pour fixer les enjeux de la journée, affirmant que le racisme et les discriminations avancent quand on détourne le regard. L’édile insoumis a également souligné la charge symbolique du lieu de départ, Barbès, qu’il a présenté comme un quartier populaire, vivant, multiculturel, de travail, de commerce et de solidarité. En tête de manifestation figurait également Assa Traoré, du collectif Justice pour Adama. Au milieu du cortège, une banderole rendait hommage à des victimes de crimes racistes, dont Brahim Bouarram, mort en 1995, et Djamel Bendjaballah. En queue de cortège se trouvait la CGT, sous des slogans revendiquant l’héritage migratoire commun. Des drapeaux palestiniens et insoumis flottaient dans le défilé, tandis que des manifestants portaient des maillots floqués "Mélenchon 27".
Parmi les élus présents dans le cortège figuraient Jean-Luc Mélenchon, candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2027, Rima Hassan, Manuel Bompard et Mathilde Panot. Interrogé sur sa présence aux côtés de l’organisateur, Jean-Luc Mélenchon a estimé que Bally Bagayoko n’avait pas besoin de lui pour émerger dans la campagne. La déambulation s’est déroulée sous un thermomètre affichant 35 degrés Celsius, Paris ayant été placé en vigilance rouge canicule avec 34 autres départements français. Après environ deux heures de défilé, le cortège est arrivé aux alentours de 16 heures place de la République.
Sur cette même place, un concert organisé par La France insoumise dans le cadre de la Fête de la musique devait prendre le relais à partir de 18 heures. Cet événement avait failli être annulé après qu’un arrêté d’interdiction avait été pris par la préfecture de police de Paris, invoquant des risques de troubles à l’ordre public. Le tribunal administratif de Paris avait suspendu cette interdiction le vendredi 19 juin, la jugeant insuffisamment motivée. Jean-Luc Mélenchon a pour sa part déclaré que l’antiracisme devait devenir une raison de voter, en référence à l’échéance présidentielle de 2027. Bally Bagayoko a remercié les participants et appelé à rester mobilisés pour que les valeurs de la République reprennent tout leur sens lors de la prochaine présidentielle.
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