Trois dirigeants politiques « chefs de guerre » et la haute finance : Quel relations avec le pouvoir économique et financier ?

jeudi 18 juin 2026.
 

Les citoyens doivent prendre conscience que la guerre ne semaine pas seulement avec les armées de terres, de la marine, et de l’air mais semaine aussi au sein des cerveaux avec l’armée médiatique qui n’a pas pour mission de relater défaite mais d’imprimer dans les esprits un récit mensonger qui sert les intérêts des puissants.

Introduction

Pour comprendre les causes d’une guerre, il faut étudier quels groupes politiques détiennent le pouvoir, quels intérêts économiques ils représentent, quelles relations ils entretiennent avec les milieux industriels et financiers, et quels avantages matériels ils peuvent attendre de certaines orientations politiques ou diplomatiques.

Voici quelques exemples d’une telle approche par des historiens.

Annie Lacroix-Riz s’inscrit dans une tradition historiographique (souvent inspirée du marxisme ou de l’histoire économique) qui considère qu’on ne peut pas comprendre les guerres sans étudier les intérêts économiques, financiers et industriels des groupes dirigeants. C’est une méthode d’analyse historique largement répandue (examiner les intérêts matériels, les réseaux économiques et les élites) points

Annie Lacroix-Riz, Dans la présentation de son ouvrage Industriels et banquiers français sous l’Occupation, elle explique que son travail vise à mettre en lumière les liens entre les alliances de capitaux, les intérêts économiques et les choix politiques pendant la guerre. L’ouvrage cherche notamment à montrer « le lien entre les alliances de capitaux avant la guerre et celles de l’Occupation » ainsi que la stratégie du monde des affaires français durant le conflit.

Lors d’une conférence consacrée à ce livre, elle affirme également que ses recherches mettent en lumière « la logique du profit inhérente au mode de production capitaliste » et qu’elles illustrent le concept d’impérialisme.

Marc Bloch , Dans L’Étrange Défaite, Bloch insiste sur la nécessité d’étudier les structures sociales, économiques et les élites dirigeantes pour comprendre les événements militaires. Il ne réduit pas la guerre à l’économie, mais refuse les explications purement militaires.

Éric Hobsbawm écrit fréquemment que les conflits internationaux doivent être replacés dans les transformations du capitalisme, des rivalités économiques et de l’impérialisme. Dans L’Âge des empires, il analyse les guerres comme liées aux intérêts des puissances économiques.

Arno J. Mayer, Dans La Persistance de l’Ancien Régime et d’autres travaux, Mayer souligne l’importance des intérêts des élites économiques et sociales dans les choix géopolitiques des États européens.

Jacques Pauwels, Dans son livre Big Business avec Hitler, il soutient que les relations entre grandes entreprises, banques et États sont essentielles pour comprendre les politiques ayant conduit à la guerre et à son déroulement. Une recension du livre résume sa thèse en indiquant que certaines grandes entreprises allemandes et américaines ont tiré profit de l’économie de guerre et que cela éclaire certains comportements politiques d’avant-guerre.

1) Keir Starmer et la finance

Voici une description factuelle et nuancée sur les liens de Keir Starmer avec le secteur financier :

Sa propre carrière : le droit, pas la finance Starmer n’a jamais travaillé dans le secteur financier. Il est avocat (barrister) de formation, issu d’une famille modeste — son père était ouvrier outilleur, sa mère infirmière. Il a étudié le droit à l’Université de Leeds, puis à Oxford. Son ton précis de juriste alimente d’ailleurs son image austère et peu charismatique. Sa famille proche

Sa femme, Victoria (née Alexander), était également juriste — solicitor de formation. Elle travaille aujourd’hui dans la santé pour le NHS. Le père de Victoria, Bernard Alexander, était expert-comptable et chargé de cours en économie, d’origine polono-juive. Il n’y a donc pas de lien direct avec la haute finance, même si le domaine comptable en est proche.

Ses liens politiques avec la finance (en tant que Premier ministre) C’est ici que les liens sont réels et documentés, mais de nature politique et institutionnelle, pas personnelle :

Des cadres supérieurs de BlackRock, l’un des gestionnaires d’actifs les plus puissants au monde (environ 10 000 milliards de dollars sous gestion), ont rencontré Starmer et la chancelière Rachel Reeves à Downing Street. Cette relation entre Labour et BlackRock s’est développée dès l’opposition et est devenue encore plus étroite depuis l’arrivée au pouvoir, le PDG Larry Fink ayant été une figure de proue au sommet d’investissement de Labour et ayant posé en photo avec Starmer lors de sa visite à New York en septembre 2024. Lors du sommet d’investissement au Guildhall (la City de Londres), Starmer s’est adressé à une audience de 900 personnes incluant le PDG de Goldman Sachs David Solomon, l’ancien président de Google Éric Schmidt, et d’autres dirigeants mondiaux. Starmer a tenu des discussions avec Larry Fink de BlackRock sur la réforme réglementaire. Suite à ces rencontres, Starmer et Reeves ont notamment annoncé la suppression du Régulateur des systèmes de paiement (PSR).

Ce que cela signifie Ces relations reflètent une ligne pro-business assumée : même s’il se revendique socialiste, son programme de gouvernement pro-entreprises prône le sérieux budgétaire. Il s’agit de choix politiques délibérés pour attirer des investissements au Royaume-Uni, et non de conflits d’intérêts personnels ou familiaux documentés.

En résumé : ni Starmer ni sa famille proche ne sont liés professionnellement au secteur financier. En revanche, en tant que Premier ministre, il entretient des relations étroites et assumées avec de grandes institutions financières mondiales (BlackRock, Goldman Sachs) dans le cadre de sa politique économique pro-investissement.

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2) Friedrich Merz et la haute finance.

Quels sont les relations du chancelier allemande Friedrich Merz Avec le milieu financier : a-t-il travaillé dans ce secteur et en tant que responsable politique intime des liens avec le milieu bancaire et industriel ? Sa famille proche a-t-elle été active dans ce secteur financier

Voici un panorama complet et documenté des liens de Friedrich Merz avec le monde financier et industriel.

Friedrich Merz et le milieu financier : un profil intime Sa carrière dans le secteur privé (2009–2020) Après son éviction de la tête du groupe CDU/CSU au Bundestag par Angela Merkel, Friedrich Merz quitte la vie politique en 2009. Il se reconvertit alors massivement dans les affaires.

Il rejoint un cabinet d’avocats d’affaires de Düsseldorf et accumule un nombre impressionnant de sièges au conseil d’administration de grandes entreprises : des sociétés prestigieuses comme la Commerzbank, mais aussi des entreprises plus ordinaires comme le producteur de papier hygiénique WEPA. Son rôle le plus important sera celui de président — c’est-à-dire lobbyiste en chef — de la succursale allemande de BlackRock, le plus grand gestionnaire d’actifs au monde.

Plus précisément, il devient membre du conseil de surveillance de la filiale allemande de la banque HSBC, président du conseil de surveillance du fabricant de papier Wepa, du fabricant suisse de matériel ferroviaire Stadler, de l’aéroport de Cologne-Bonn, ainsi que de la filiale allemande de BlackRock, plus grand fonds d’investissement au monde.

Son rôle chez BlackRock mérite une précision : de 2016 à 2020, il occupait la fonction de président du conseil de surveillance de BlackRock Asset Management Deutschland AG. À ce titre, sa principale responsabilité était de superviser la gestion — il n’achetait ni ne vendait d’actions, et ne gérait pas de portefeuilles, mais servait d’ouvreur de portes stratégique, créant des réseaux et concluant des accords.

Il travaillait également comme avocat d’affaires, souvent à l’international, au sein du cabinet Mayer Brown, conservant le titre de senior counsel jusqu’en 2021.

Une fortune personnelle constituée en dehors de la politique Merz a amassé une fortune estimée à plus de 12 millions d’euros en cumulant ses fonctions dans ces grandes entreprises. Son passage à la tête de BlackRock lui permet d’amasser une fortune considérable. Devenu millionnaire, propriétaire de deux jets privés dont l’un qu’il pilote lui-même. Il reconnaît lui-même appartenir, selon ses propres mots, à la "classe moyenne supérieure".

On Ses convictions idéologiques pro-marché Son ancrage dans la finance n’est pas que professionnel : il est aussi idéologique. En 2008, en pleine crise financière mondiale, il publie un livre intitulé Oser plus de capitalisme : les voies d’une société juste. Il s’est rendu célèbre dans les années 2000 en promettant qu’avec lui aux Finances, la taille de la déclaration d’impôt sur le revenu serait réduite à la portion congrue. Sa famille proche : pas de liens financiers La famille proche de Merz est davantage ancrée dans le monde juridique que financier :

Son épouse Charlotte Gass, née en Sarre en 1961, est juge aux affaires familiales et directrice du tribunal d’instance d’Arnsberg. Issue d’une famille à forte tradition juridique — son père et son grand-père étaient avocats, et sa tante était juge —, Charlotte Merz a bâti une carrière respectée dans la magistrature.

Leur fils Philippe Merz est philosophe de formation, une fille est chirurgienne, et l’autre est avocate.

Le père de Friedrich Merz, Joachim, était juge et homme politique membre de la CDU. Sa mère appartenait à une vieille famille de notables rhénans d’origine française et huguenote.

Aucun membre de sa famille immédiate ne semble avoir été actif dans le secteur financier ou bancaire.

En résumé Friedrich Merz est l’un des rares dirigeants européens à avoir eu une immersion aussi profonde et documentée dans le monde de la haute finance avant d’accéder à la tête du gouvernement. Son passage chez BlackRock, à la Commerzbank et chez HSBC, combiné à sa vision idéologiquement libérale, en font une personnalité dont les liens avec les milieux d’affaires sont structurels — et qui ont alimenté, en Allemagne, un débat récurrent sur les conflits d’intérêts potentiels depuis son arrivée à la chancellerie le 6 mai 2025.

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3) Emmanuel Macron et la haute finance.

Quels ont été et quels sont les liens d’Emmanuel Macron avec le secteur financier : a-t-il travaillé dans ce secteur et à quel titre ? Entant que membre des gouvernements dont il a fait partie a-t-il eu des liens avec les milieux financiers et industriels français ou étrangers ? Sa famille proche a-t-elle eu ou a-t-elle des liens avec le milieu financier

Voici une synthèse structurée et factuelle des liens d’Emmanuel Macron avec le secteur repos financier.

Emmanuel Macron et le secteur financier : une relation à plusieurs niveaux 1. Une carrière professionnelle dans la haute finance L’Inspection des finances (2004–2008)

Sitôt diplômé de l’ENA en 2004, Emmanuel Macron intègre la prestigieuse Inspection générale des finances, qu’il quitte en 2007 pour devenir rapporteur adjoint de la Commission pour la libération de la croissance, dite commission Attali.

C’est à cette occasion que se constitue son carnet d’adresses dans les milieux d’affaires. Au moins trois commissaires — Jean-Michel Darrois (avocat), Serge Weinberg (président du conseil d’administration d’Accor) et Xavier Fontanet (PDG d’Essilor International) — le recommandent chez Rothschild.

Indiquons ici un élément d’information moins connue : Emmanuel Macron s’est rendu aux États-Unis pour faire un stage de formation intéressant.

Le contexte : le German Marshall Fund En 2007, Macron bénéficie d’une bourse du German Marshall Fund of the United un stage pour la banque Rothschild States, qui lui permet de découvrir les États-Unis, pays où il effectue ensuite un stage pour la banque Rothschild. Le German Marshall Fund est un think tank américain non-partisan fondé en 1972, dont la vocation est de promouvoir la coopération et la compréhension entre l’Amérique du Nord et l’Union européenne. Il offre notamment des opportunités d’échanges pour de jeunes dirigeants américains et européens émergents. Le stage chez Rothschild à New York

Le stage se déroule à New York, pour le compte de la banque Rothschild. Selon Bertrand Badré, proche de Macron à l’époque : « Quand on sort de France et qu’on s’ouvre à cette Amérique de la technologie et de la finance, c’est brutal. » Ce séjour est aussi l’occasion de découvrir au quotidien les pratiques de Wall Street. JDD

La suite : l’embauche définitive C’est en septembre 2008 que Macron se met en disponibilité de la fonction publique et devient banquier d’affaires chez Rothschild & Cie à temps plein. Il rejoint alors pleinement la banque d’affaires Rothschild & Co., dont il deviendra associé-gérant en 2010. En résumé, il s’agit d’un stage de découverte réalisé dans le cadre d’un programme d’échanges transatlantiques pour jeunes dirigeants européens, qui lui a permis de se familiariser avec la culture financière américaine et de nouer des contacts chez Rothschild — ouvrant directement la voie à son recrutement l’année suivante.

Rothschild & Co (2008–2012)

Emmanuel Macron a travaillé chez Rothschild de 2008 à 2012. En quatre années, il gravit les échelons à toute vitesse en devenant associé en 2010, puis gérant deux années plus tard.

Grâce à Peter Brabeck-Letmathe, PDG de Nestlé croisé à la commission Attali, il se voit confier la négociation du géant agro-alimentaire pour le rachat à Pfizer de sa branche de laits infantiles. La transaction avoisine neuf milliards d’euros, et Emmanuel Macron devient millionnaire.

En parallèle, il conseille le diffuseur de presse Presstalis, le géant des oléagineux Sofiprotéol ou encore le groupe de presse espagnol Prisa, intervenant à chaque fois en qualité de « conseiller acquéreur ».

Selon la journaliste Martine Orange, auteure de Rothschild, une banque au pouvoir, Emmanuel Macron avait été recruté pour son carnet d’adresses. Entre décembre 2010 et mai 2012, il indique avoir gagné 2 millions d’euros brut.

Au total, sa carrière chez Rothschild lui a permis d’accumuler plus de 2,5 millions d’euros avant de se lancer en politique Cette somme est apparue pour certains experts connaissant le fonctionnement des banques d’affaires relativement faibles car pour une transaction de 9 milliards d’euros, en 2021 chez Rothschild, le taux de commission était de 1,48 %. Donc pour même un taux de 1 %, la commission devrait s’élever à 90 millions d’euros et pour un taux de 1,5 % à 135 millions d’euros. Mais comme on ignore les conditions exactes de la rémunération des manuels Macron à cette époque on ne peut rien conclure.

2. Ses fonctions gouvernementales et les milieux financiers Conseiller économique à l’Élysée (2012–2014), puis ministre de l’Économie (2014–2016)

L’affaire Uber Files

Emmanuel Macron n’a enfreint aucune loi en communiquant 17 fois en secret avec les représentants d’Uber dans ses 18 premiers mois en tant que ministre de l’Économie en 2014 et 2015 — la loi Sapin 2, qui a posé les premières règles de transparence du lobbying, n’ayant été votée qu’en décembre 2016.

Des amendements auraient été livrés clé en main aux députés, des économistes auraient été rémunérés par la plateforme, et Macron aurait été à la manœuvre en coulisses — c’est tout un système de lobbying opaque que les Uber Files ont révélé.

Selon des éléments du rapport parlementaire, Uber a eu 34 échanges avec les services du président de la République entre 2018 et 2022, 26 échanges avec le ministère du Travail, 25 avec Bercy et 83 avec le ministère des Transports.

L’affaire Alstom – General Electric

Emmanuel Macron est accusé par le député Pierre Lellouche d’avoir « présidé » la destruction d’un fleuron de l’industrie française en tant que secrétaire général adjoint de l’Élysée puis ministre de l’économie. Macron affirme cependant n’avoir appris le projet de vente à General Electric qu’en avril 2014 lors d’une fuite dans la presse.

Hugh Bailey, l’ancien conseiller industriel d’Emmanuel Macron au ministère de l’Économie, qui avait supervisé ce rachat, a fait depuis 2017 une belle carrière au sein de GE France, dont il est devenu le patron.

L’affaire McKinsey

Plusieurs consultants ou anciens consultants du cabinet qui avaient participé bénévolement à la campagne du candidat Macron en 2017 ont ensuite intégré des postes au sein de la Macronie, selon le quotidien Le Monde.

Les dépenses de conseil des ministères sont passées de 379,1 millions d’euros en 2018 à 893,9 millions d’euros en 2021.

Une plainte vise notamment sept contrats d’une valeur de 11,6 millions d’euros attribués à McKinsey sans mise en concurrence pendant la pandémie. McKinsey est au cœur de trois enquêtes judiciaires en France : une sur des soupçons de blanchiment aggravé de fraude fiscale, une sur l’attribution de contrats publics, et une autre sur son rôle lors de la pandémie.

La présidence de l’UE et les lobbys industriels

Sur les 40 rendez-vous de lobbying rendus publics par le représentant permanent de la France à Bruxelles durant la présidence française de l’UE, 31 ont eu lieu avec des entreprises ou des lobbys industriels, et seulement 2 avec la société civile.

Les entreprises EDF, TotalEnergies, Engie, Renault, Stellantis, Airbus, Safran, Thales, Dassault et CMA-CGM figuraient dans la liste des rendez-vous de lobbying de la représentation française à Bruxelles.

3. La famille proche et ses liens avec la finance Brigitte Macron et son premier mari

Avant de devenir Madame Macron, Brigitte a été mariée à André-Louis Auzière, banquier décédé en 2019.

La famille Trogneux (famille de Brigitte)

Brigitte Macron est issue de la famille Trogneux, une famille d’entrepreneurs bien connue à Amiens. La famille est historiquement liée à la chocolaterie éponyme, fondée en 1872.

L’une des sœurs de Brigitte, Monique Trogneux, née en 1941, a épousé en 1963 Jean-Claude Gueudet, héritier d’une dynastie d’entrepreneurs associée à l’un des empires les plus solides du nord de la France dans le secteur automobile, le groupe Gueudet.

Les parents de Macron

Emmanuel Macron est fils de médecins, sans lien direct avec la finance.

Ses frère et sœur biologiques

Les véritables membres de la fratrie d’origine — Laurent et Estelle Macron — restent dans l’ombre, refusant de transformer leur patronyme en fonds de commerce. Ils ne sont pas associés publiquement à des activités financières.

En résumé Période Lien avec la finance 2004–2008 Inspection des finances + commission Attali 2008–2012 Banquier d’affaires chez Rothschild (2,5 M€ gagnés) 2012–2016 Conseiller Élysée puis ministre : affaires Uber, Alstom 2017–2026 Présidence : affaire McKinsey, lobbying industriel Famille Premier mari de Brigitte (banquier) ; belle-sœur Monique (groupe Gueudet) Le parcours de Macron illustre une porosité marquée entre haute fonction publique, banque d’affaires et gouvernement, un phénomène courant dans l’élite française mais qui a alimenté de nombreuses controverses tout au long de sa carrière politique.

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Ursula Von der Layen et la finance.

Quelle est la formation d’Ursula von der Layen. Quelles ont été ses relations avec le monde des affaires, de la finance, de l’industrie pendant ses responsabilités politiques comme ministre de la défense en Allemagne et comme préside de la commission européenne. A-t-elle des ascendants dans le monde des affaires et de l’industrie. Profession de son mari et même question sur ses relations avec le monde des affaires. Elle a été l’objet de controverse concernant les cabinets de conseil et ses relations avec l’industrie pharmaceutique.

Voici une synthèse détaillée et documentée sur Ursula von der Leyen : Formation Elle étudie les sciences économiques aux universités de Göttingen et de Münster entre 1977 et 1980, et fréquente la London School of Economics (LSE) pendant plusieurs années sous un nom d’emprunt, en raison de la notoriété de son père à une époque de montée du terrorisme d’extrême gauche en Allemagne. Elle sort diplômée de la LSE en 1978. À partir de 1980, elle entreprend des études de médecine à l’université Gottfried Wilhelm Leibniz de Hanovre, qui durent sept ans. Elle défend sa thèse et devient docteure en médecine en 1991. Citoyennes-pour-l’Europe

Son parcours académique s’accompagne de plusieurs séjours à l’étranger, notamment aux États-Unis, où elle étudie l’économie de la santé à l’université de Stanford.

⚠️ En 2015, le site anti-plagiat VroniPlag Wiki a détecté des « passages avec du plagiat » dans 27 pages de sa thèse de doctorat. Ursula von der Leyen a rejeté ces allégations et demandé qu’un comité indépendant mène une enquête.

👨‍👩‍👧 Origines familiales : une immersion dans les sphères du pouvoir Le père d’Ursula von der Leyen, Ernst Albrecht, est une figure centrale pour comprendre son parcours. Il fut l’un des premiers hauts fonctionnaires européens, travaillant dès 1958 à la Commission européenne, occupant le poste de chef de cabinet auprès du commissaire européen à la Concurrence, puis celui de directeur général de la Concurrence. Après son retour en Allemagne, il devint ministre-président de Basse-Saxe de 1976 à 1990.

En 1971, il avait été embauché par l’entreprise alimentaire Bahlsen pour occuper les fonctions de directeur financier et membre du conseil d’administration, combinant ainsi engagement politique et monde des affaires — un profil typique des élites ouest-allemandes de l’époque.

Du côté des ascendants plus lointains, son trisaïeul George Alexander Albrecht prospéra comme négociant en coton à Brême et épousa Louise Knoop, fille du baron Ludwig Knoop, l’un des entrepreneurs les plus fortunés du XIXe siècle dans l’Empire russe. La famille Albrecht comptait parmi les vieilles familles patriciennes hanséatiques.

Comme ministre de la Défense (2013-2019) : le scandale des cabinets de conseil C’est sous ce mandat que les premières controverses majeures éclatent. Nommée par Ursula von der Leyen, Katrin Suder se voit confier en 2014 le chantier de la modernisation de l’armement. En quatre années, elle augmente significativement le nombre de contrats attribués à des consultants externes, notamment à Accenture et McKinsey. La Cour des comptes allemande, en août 2018, pointait les montants très importants alloués à ces dépenses : 100 millions d’euros en 2015, puis 150 millions d’euros en 2016 en frais de conseil, soit des sommes bien supérieures à ce qui avait été publiquement déclaré.

L’un de ces cabinets, McKinsey, a particulièrement attiré l’attention après que Katrin Suder, directrice de son bureau berlinois, a été embauchée comme assistante de von der Leyen. Tandis que le cabinet obtenait des contrats de plusieurs millions d’euros du ministère, la fille aînée de von der Leyen, Johanna, a trouvé un emploi chez McKinsey.

Le scandale était connu depuis 2017, mais le ministère avait tout fait pour que l’affaire s’enlise. Le Bundestag avait ouvert une commission d’enquête, et des anciens collaborateurs témoignèrent, dont l’ancien général Klaus Veit, qui dénonça le fait que les règles des marchés publics auraient été contournées pour attribuer des contrats à Ophoz, filiale de McKinsey, d’une valeur de plusieurs millions d’euros.

Ursula von der Leyen aurait fait obstruction à l’enquête parlementaire : ses deux téléphones portables professionnels saisis pour les besoins de l’enquête avaient été expurgés de tous les messages avant d’être livrés à la commission.

🇺 Comme présidente de la Commission européenne (2019-) : le « Pfizergate » C’est le scandale le plus retentissant de sa présidence. Ces messages sont au cœur du « Pfizergate » : ils ont été échangés début 2021 entre von der Leyen et le PDG de Pfizer, Albert Bourla, lors des négociations sur le plus important contrat d’achat de vaccins jamais conclu par l’UE. Le New York Times a demandé l’accès à ces messages depuis 2022.

La Commission a soutenu que si ces SMS avaient contenu des informations importantes liées aux négociations, ils auraient été archivés. Elle explique que les messages n’ont pas été conservés car ils ne contenaient pas d’éléments jugés « substantiels » et que les SMS sont par nature « éphémères ».

Complément d’information :

Ursula Van der Layen a été remis en cause lors de ces négociations avec la firme pharmaceutique PDF IZR. Qu’en est-il exactement. D’autre part, quels sont les rapports de son mari avec le monde des affaires et de l’industrie pharmaceutique. A-t-il des responsabilités dans ce secteur ou un secteur connexe.

Voici un tour d’horizon complet et factuel de cette affaire, en distinguant ce qui est avéré de ce qui relève de la désinformation.

I. Le « Pfizergate » : l’affaire des SMS Ce qui est établi Au cœur du scandale dit « Pfizergate », des SMS ont été échangés début 2021 entre la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le PDG de Pfizer, Albert Bourla, lors des négociations sur le plus important contrat d’achat de vaccins conclu par l’Union européenne.

Von der Leyen et Bourla sont soupçonnés d’avoir négocié un contrat portant sur 1,8 milliard de doses de vaccin contre le Covid directement par SMS, pour un montant total estimé à 35 milliards d’euros.

La disparition des messages Von der Leyen a d’abord prétendu que ces SMS n’étaient pas soumis à la réglementation sur la transparence des institutions européennes — argument balayé par la médiatrice de l’Union européenne, Emily O’Reilly, qui a rappelé que ces messages, comme tout document écrit, entrent dans le cadre de la législation européenne sur l’accès public aux documents. Von der Leyen a ensuite annoncé ne plus pouvoir retrouver ces messages, tout en affirmant qu’ils ne contenaient « pas d’informations importantes ».

Selon la lettre envoyée par la Commission au New York Times, le chef de cabinet d’Ursula von der Leyen, Björn Seibert, aurait lu les messages « au cours de l’été 2021 » sur le téléphone de la présidente et aurait décidé de ne pas les archiver.

La sanction judiciaire de mai 2025 Le 14 mai 2025, le Tribunal de l’Union européenne a annulé la décision de la Commission de refuser l’accès aux SMS échangés entre von der Leyen et le PDG de Pfizer. Ce jugement fait suite à une plainte déposée par une journaliste du New York Times au nom du droit d’accès aux documents publics.

Le tribunal a conclu que la journaliste et son journal avaient fourni des preuves pertinentes et cohérentes de l’existence de ces échanges, et que les documents existaient bien et étaient en leur possession. La Commission a la possibilité de faire appel.

La justice européenne a par ailleurs souligné que la Commission devait fournir des « explications plausibles » sur les raisons de l’inexistence ou de la non-possession de ces documents, compte tenu de l’ampleur du contrat.

Le mari, Heiko von der Leyen, et l’industrie biotech/pharmaceutique Son parcours et son rôle chez Orgenesis Heiko von der Leyen est médecin, professeur adjoint de médecine interne et de cardiologie expérimentale. Depuis décembre 2020 — soit un an après la nomination de sa femme à la Commission européenne — il est directeur médical de la société de biotechnologie américaine Orgenesis, spécialisée dans les thérapies cellulaires et géniques.

Cette transition professionnelle s’est produite à quelques mois seulement des négociations par SMS entre Ursula von der Leyen et Albert Bourla, PDG de Pfizer, lesquelles auraient eu lieu d’août à novembre 2020 selon les révélations du New York Times.

L’affaire italienne et les 320 millions d’euros Heiko von der Leyen siégeait au conseil de surveillance d’un consortium réunissant centres de recherche publics et entreprises privées, notamment le « Centre de recherche sur la thérapie génique et les médicaments à base d’ARN » à l’université de Padoue, d’une durée de trois ans et doté de 320 millions d’euros financés dans le cadre du Plan National de Reprise et Résilience (PNRR) — lui-même issu du programme « Next Generation EU » créé par la Commission européenne. Il a depuis démissionné de ce conseil.

Cette situation a été soulevée au Parlement européen. La Commission a répondu en affirmant qu’Heiko von der Leyen « n’avait pas été impliqué dans l’octroi de ce financement ni dans les procédures ayant permis sa réalisation », concluant qu’un conflit d’intérêts de la présidente « peut être exclu ».

Orgenesis est-elle liée à Pfizer ? C’est ici que le récit populaire sur les réseaux sociaux dépasse les faits. Pfizer n’a pas de relations commerciales avec Orgenesis, et aucune des deux entreprises ne détient de parts de capital dans l’autre. Elles ont toutefois un actionnaire commun : le fonds d’investissement Vanguard, qui détient environ 2 % des actions d’Orgenesis et environ 9 % des actions de Pfizer — ce qui est loin d’établir un lien de subordination.

Il est en revanche établi qu’Orgenesis collabore avec Pfizer-BioNTech et participe directement au développement de thérapies génétiques, notamment de vaccins à ARN messager — un point soulevé officiellement dans une question parlementaire au Parlement européen.

En résumé SMS Pfizer Avérés, puis déclarés « perdus » ; la justice européenne a condamné la Commission en 2025 Mari & Orgenesis Directeur médical d’une biotech ARNm depuis fin 2020 Lien Orgenesis–Pfizer Partenariat scientifique, mais pas de lien capitalistique direct 320 M€ PNRR Heiko Von der Leyen siégeait au conseil d’un consortium bénéficiaire ; il a démissionné ; la Commission a écarté tout conflit d’intérêts L’affaire soulève des questions légitimes de gouvernance et de transparence — que la justice européenne a d’ailleurs sanctionnées.

** Les indices de popularité des dirigeants précédents.

Starmer : 19 %. Nombreux députés (80) travailliste demande sa démission. M MERZ : 13 % le plus faible taux de popularité depuis la création de l’Allemagne fédérale Macron : 20 % Vonder Layen : 23 % et 60 % des sondés de l’union européenne sont favorables à sa démission. Évidemment ces très mauvais scores sont liés à des situations économiques, financières et sociales calamiteuses dans ces différents pays.

Pour faire oublier d’une manière anxiogène décuplée ses résultats catastrophiques, les castes dirigeantes invoquent à la fois un ennemi intérieur et un ennemi extérieur menaçant qu’il serait peut-être bon de combattre militairement avec les forces du Capital qui les soutiennent. Mais encore faut-il le pouvoir ! Pour l’ennemi intérieur, c’est plus facile, ces dirigeant disposent de l’armée médiatique à leur service en osmose avec les forces du Capital.

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N’est ni un des trois chefs de guerre précédent avec les États-Unis

Les trois chefs de guerre précédente appartiennent-ils à des associations liées aux États-Unis ?

Web recherché Voici un récapitulatif factuel et documenté :

France — French-American Foundation (Young Leaders) Emmanuel Macron : Il figure bien sur le site officiel de la French-American Foundation comme Young Leader de la promotion 2012. La liste des anciens Young Leaders compte deux présidents français, François Hollande et Emmanuel Macron. Frenchamerican France-Amérique

Jean-Noël Barrot (ministre des Affaires étrangères) : Né le 13 mai 1983 à Paris, il est lauréat de la promotion 2020 du programme « Young Leaders » de la French-American Foundation. Ce statut figure même dans sa biographie officielle sur le site de France Diplomatie, ce que des commentateurs critiques ont noté comme une mise en avant peu discrète. Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

À titre de comparaison, Alain Juppé (1982), François Hollande (1996), Édouard Philippe (2011) et Macron (2012) ont tous été sélectionnés comme Young Leaders. Le programme concerne donc une large part de l’élite politique française, toutes tendances centristes confondues.

Royaume-Uni — Keir Starmer Starmer n’est pas passé par la French-American Foundation (logique, c’est franco-américaine), mais il a des liens avec deux structures similaires :

1. La Commission Trilatérale : Starmer a rejoint la Commission Trilatérale entre 2017-2018, alors qu’il était secrétaire d’État fantôme au Brexit dans le cabinet de Jeremy Corbyn, sans en informer ce dernier. Il est l’un des deux seuls MPs britanniques en exercice à en avoir été membre. Il a pris la parole lors d’un événement de l’organisation à Londres en 2017 aux côtés d’anciens directeurs du MI5 et du GCHQ. Durant son mandat de membre, il a siégé aux côtés de deux anciens directeurs de la CIA.

2. Le British-American Project (BAP) : Starmer est également cité comme membre de ce réseau, aux côtés de personnalités comme David Miliband et Peter Mandelson.

Allemagne — Friedrich Merz Merz n’est pas passé par un programme "Young Leaders" américain, mais son engagement transatlantique institutionnel est encore plus structurel et de plus longue durée :

De 2009 à 2019, Merz a présidé l’Atlantik-Brücke (Atlantic Bridge), une organisation allemande de premier plan dédiée au renforcement des relations germano-américaines. Il a coopéré étroitement avec l’American Council on Germany (ACG) pour façonner les relations germano-américaines pendant plusieurs années.

Hervé Debonrivage


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