![]() |
Plus de 2 000 personnes ont rempli la Bourse du Travail de Lyon pour un nouveau meeting de Jean-Luc Mélenchon en soutien à Anaïs Belouassa Cherifi, candidate LFI à la mairie de Lyon. Une véritable démonstration de force de La France insoumise à Lyon, dans un contexte d’attaques médiatiques répétées.
Plus de 2 000 personnes ont rempli la Bourse du Travail de Lyon pour un nouveau meeting de Jean-Luc Mélenchon en soutien à Anaïs Belouassa Cherifi, candidate LFI à la mairie de Lyon. Une véritable démonstration de force de La France insoumise à Lyon, dans un contexte d’attaques médiatiques répétées. Malgré les fausses polémiques et les pressions incessantes, la joie militante et la détermination à l’emporter ont marqué la soirée. À l’approche des municipales, Anaïs Belouassa Chérifi mène une campagne offensive, portée par un collectif qui ne compte pas ses heures pour conquérir la mairie. Notre article.
C’est dans une ambiance déterminée que plus de 2 000 personnes se sont retrouvées ce jeudi soir dans la grande salle de la Bourse du Travail pour assister à l’un des meetings de Jean-Luc Mélenchon, venu apporter son soutien à la liste menée par Anaïs Belouassa Chérifi. Le tout, à moins de trois semaines du premier tour d’une élection divisée exceptionnellement en trois scrutins distincts (élection métropolitaine, municipale et d’arrondissement).
Le week-end précédent, la ville a été le théâtre d’un regroupement de l’extrême droite française et européenne où près de 3 000 nazis ont manifesté en réaction à la mort du militant néo-fasciste Quentin Deranque. La manifestation, marquée par des saluts nazis, des propos violemment racistes et homophobes ainsi que des appels à la violence, visait notamment La France insoumise. Le mouvement insoumis avait rapidement demandé à ce qu’elle ne puisse pas se tenir, contre l’avis du ministère de l’Intérieur, qui a laissé une marche remplie de néo-nazis se tenir.
Les dominants font tout pour instrumentaliser la mort de Quentin Deranque en tentant de faire croire à une responsabilité de LFI, pour mieux détruire ce mouvement et l’alternative qu’il incarne face au système dominant.
C’est dans ce contexte que s’est tenu le meeting lyonnais, pensé comme une démonstration de force. Salle comble bien avant le début, balcons et parterre pleins, public jeune et énergique : l’objectif affiché était clair, agréger et se donner de la force pour la dernière ligne droite de la campagnes de municipales. Pari réussi : 2000 personnes dont une large part de nouveaux participants et militants souhaitant envoyer un signal antifasciste les 15 et 22 mars en votant insoumis.
Après une première intervention de Florestan Groult, tête de liste aux métropolitaines, rappelant les engagements programmatiques — gratuité des transports en commun, gratuité des cantines et passage en régie publique, création de « maisons des communs » — Anaïs Belouassa Chérifi fait son entrée sous les applaudissements.
« Je suis la candidate de l’antifascisme et de La France insoumise. (…) Nous sommes déterminés, jamais personne ne nous intimidera. Nous sommes déterminés à ne jamais céder face au fascisme ! », a-t-elle rappelé sous les applaudissements de la salle.
La tonalité est donnée. La candidate évoque également les révélations de L’Humanité concernant le collectif Némésis, appelant à une mobilisation massive le 8 mars pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes.
Au niveau local, elle cible notamment Jean-Michel Aulas, ancien président de l’Olympique Lyonnais : « Aulas, c’est un pion de la droite, il n’a pas de programme, pas de vision, c’est le candidat de Macron. Il veut mettre fin à l’encadrement des loyers pour gaver ses amis propriétaires. »
Elle met en avant ses priorités : droit au logement, protection des enfants, élargissement du droit de vote aux consultations locales dès 16 ans et sans condition de nationalité. Elle critique également la majorité écologiste sortante, estimant que « la bifurcation écologique est urgente et indispensable, mais qu’elle ne doit mettre personne sur le côté », notamment concernant la mise en place des ZFE sans alternatives suffisantes.
Jean-Luc Mélenchon entre ensuite en scène sous les cris de la foule. « Je ne suis pas une personne, je suis un programme. Ce qui vous amène ici, criez Résistance ! »
Il revient sur les cabales permanentes contre LFI, les tentatives de perturbation de meetings. Et de revenir sur les préférences des élites, similaires aux années 30 : « L’objectif des élites : me faire paraître si insupportable qu’elles n’auraient même pas besoin de faire campagne. Elles préfèrent n’importe qui, même Jordan Bardella, plutôt que nous. »
Jean-Luc Mélenchon dénonce une concentration des médias dans les mains de grands groupes, évoquant notamment Vincent Bolloré et sa multitude de possessions (CNEWS, Europe 1…). Le leader insoumis affirme que la libération des médias serait l’un des premiers textes portés au pouvoir par La France insoumise, avec le démantèlement des monopoles médiatiques et la création d’un conseil déontologique.
Jean-Luc Mélenchon appelle à la vigilance : « Il faut résister au premier bruit de botte. » Profitant d’être à Lyon, il rend hommage à Jean Moulin et évoque l’histoire de la Résistance.
Il apporte également son soutien à Rima Hassan et à la Jeune Garde, tout en appelant à la dissolution de Némésis. Citant Victor Hugo puis Albert Camus, il conclut sur une mise en garde : « La démocratie va mal, les fascistes viennent prendre de ses nouvelles, mais c’est rarement pour son bien. »
La soirée s’achève par le chant de La Marseillaise puis de l’Internationale, avant un appel à se mobiliser pour le prochain grand meeting à Perpignan.
À la sortie, une militante résume l’état d’esprit général : « Mélenchon est un grand orateur. On rit ensemble, on s’insurge ensemble. Il sait redonner l’espoir et l’envie à ses militant·es. C’était vraiment ce dont les Lyonnais·es avaient besoin. »
Par Lucas
| Date | Nom | Message |