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La vice-présidente du Rassemblement national le connaît « très bien ». Edwige Diaz, députée d’extrême droite en Gironde, membre de la commission nationale d’investiture et chargée de la formation des candidats dans le parti pour les municipales, assure ce mardi auprès du Parisien les « grandes qualités professionnelles, techniques et humaines de Fernand Beauvillain ».
Les Jours a pourtant révélé la veille que Fernand Beauvillain, candidat aux municipales du RN à Pugnac (Gironde), a multiplié jusqu’en 2025 les propos racistes sur son compte Facebook, notamment sur l’équipe de France de football. Il a lui-même reconnu parfois de « l’humour », d’autre fois des publications qui « ont pu être maladroites ou mal interprétées ».
Quand l’équipe de France perd contre l’Argentine la finale de la Coupe du monde 2022, Fernand Beauvillain relaie ainsi une photo de sa leadeuse Marine Le Pen et du sélectionneur des Bleus Didier Deschamps avec le commentaire suivant : « 20 ans qu’elle essaye de les renvoyer chez eux, lui, il l’a fait en 90 minutes. » Ces propos, révélés par Les Jours, sont accompagnés de smileys hilares qui concèdent une blague « facile ».
Encore, en juillet 2024 et à propos de cette même équipe de France qui arrive aux Jeux, Fernand Beauvillain relaie la publication : « Vous rêvez pas… C’est ça le remplacement des Français. Plus que 2 sur 11… Il a déjà bien commencé… Quelle honte. » « Je vous laisse juger par vous-même ! » commente le candidat du RN avec une photo des joueurs.
« Il y a encore des Français dans l’équipe de France ! Du calme c’est de l’humour ! » écrit encore en avril 2024 Fernand Beauvillain, selon les captures d’écrans publiées. Toujours dans le monde du sport, il réagit en juillet 2023 à la Grande Boucle : « Le tour de France, ce n’est pas le tour des Suédois si vous voyez ce que je veux dire ! »
Fernand Beauvillain évoque bien sûr d’autres sujets que ceux sportifs sur son compte Facebook. En mars 2024, selon les captures d’écrans publiées par Les Jours, il relaie une blague raciste d’une internaute. La publication en question évoque un écolier nommé « Mohammed » dont la maîtresse lui dit : « Ici, nous sommes en France, il n’y a pas de Mohammed, dorénavant tu t’appelleras Maxime ». Toujours selon l’histoire racontée dans la publication, les parents de l’enfant le disputent quand il rentre chez lui. Le lendemain, il lance à sa maîtresse : « Madame, ca faisait pas 2 heures que j’étais français que je me suis fait agresser par deux Arabes. » Fernand Beauvillain a alors repartagé cette publication en commentant « humour quand tu nous tiens ! ».
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