« Les gauchistes et autres nègres, vous mourrez tous » – La menace de la bombe contre LFI vient de l’extrême droite

mardi 24 février 2026.
 

Ce 18 février au matin, le siège national de LFI, à Paris, a été évacué par ses salariés et militants. En cause : une alerte à la bombe par les forces de police vers 10 heures, qui ont fouillé le bâtiment, sans rien trouver. Deux heures après, l’alerte était levée, les Insoumis ont pu reprendre possession de leur siège. En début d’après-midi, le média Blast s’est procuré et a publié le mail de menaces qui a poussé la police à faire évacuer et fouiller le siège de LFI.

A la lecture du document, les motifs de l’expéditeur sont clairs : une haine raciale, une haine des Insoumis et des « gauchistes », le tout dans un contexte d’instrumentalisation infâmante de la mort de Quentin pour tenter de rendre coupable LFI, et de détruire ce mouvement politique.

Une menace contre LFI venue de l’extrême droite

Sans aucun doute, l’auteur du mail de menaces d’attentat est d’extrême droite, et fantasme de tuer à l’explosif des personnes noires et arabes, ainsi que des Insoumis, « et vous mourrez tous ». Et de conclure : « Vous allez le payer au centuple pour avoir assassiné Quentin. En 2027 on va faire du sale ». Les motivations politiques sont limpides : vengeance de la mort dans une rixe – déclenchée par l’extrême droite – du néofasciste Quentin D. le 12 février, victoire de l’extrême droite à la présidentielle de 2027.

Le but est lui aussi clair, terroriser les militants de gauche, la foison de détails (mode opératoire et heure prétendue de l’explosion d’explosifs au siège de LFI) en témoigne. Une fois de plus, l’extrême droite s’en prend par la terreur à la gauche de rupture.

Où sont les responsabilités ?

Cette menace est à ajouter à celles que subissent les insoumis depuis plusieurs mois de déversement de haine médiatique, notamment depuis le 12 février. Alerte à la bombe au siège, locaux et permanences attaqués, domiciles d’insoumis vandalisés, menaces de mort et de viol à répétition : LFI subit des attaques massives redoublées depuis les accusations de Le Pen, Lecornu, Hollande et bien d’autres contre le mouvement insoumis.

La mort de Quentin à Lyon, suite à une rixe déclenchée par l’extrême droite, est instrumentalisée pour mener à bien une opération politicienne visant à détruire le mouvement insoumis, et mettant par là même en danger l’ensemble des militants, élus et électeurs LFI, en les désignant comme des cibles.

Une haine exacerbée sur les plateaux TV, où se succèdent depuis des jours des leaders de groupuscules d’extrême droite, de responsables politiques macronistes, socialistes, etc. qui suivent le récit de l’extrême droite sans poser de questions (comme les médias dominants, soit dit en passant).

Comme l’a rappelé Paul Vannier, « Toutes celles et ceux qui, par abjection politicienne, dirigent sur LFI leurs calomnies, les Lecornu, Darmanin, Hollande, Bardella et Le Pen sont responsables du déferlement de la violence dont nous sommes les victimes. Jusqu’où iront ces pyromanes irresponsables ? ».

La justification à la violence est fournie en continu à des individus et groupes d’extrême droite : partout les locaux insoumis sont dégradés, des élus et militants sont menacés, agressés, jusqu’à la menace d’attentat de mercredi matin.


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