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Le maire surprise de Marseille fait sa crise de déprime à l’ancienne : en silence et de loin. Il s’est fait piéger en grand. Son compagnonnage politique affiché avec le président Macron s’achève dans un coup de Jarnac de première grandeur. Le nouveau chef de cabinet du président a fait un signalement financier sur la gestion du plan « Marseille en grand » à propos du transfert d’une école. Le détail de ce signalement est déjà publié partout. J’en épargne la reprise ici.
Mais que vient faire le pistolero du président Macron dans cette galère ? Voilà : il avait été nommé à la tête de la structure marseillaise pour gérer en forme rapide et efficace l’exécution du plan « Marseille en Grand ». Donc le voilà directement responsable des habituelles turpitudes des socialistes du cru. Sagement, l’homme a préféré tout dénoncer avant d’être pris lui-même dans la dénonciation par d’autres. Encore une fois dans ce milieu tout le monde trahit tout le monde à la première occasion. Benoit Payan s’est tant moqué des autres ! Il est donc puni par où il a péché. N’avait-il pas réussi un coup sans précédent avec son idée du candidat maire caché dans la liste dont la première de cordée, d’abord élue maire, Michelle Rubirola a aussitôt démissionné ? Dans sa liste aussi désormais le « troisième tour » surplombé par le dossier de Marseille en grand est un sujet de débat où se confrontent des appétits concurrents.
Sébastien Delogu, tête de liste des Insoumis et des Verts populaires mangeait donc ses pop-corn de bon appétit en regardant le spectacle de la cour des miracles municipales marseillaises. Là-dessus arrive comme par hasard une histoire bien pourrie à la marseillaise. Selon le Canard Enchaîné « plusieurs sources judiciaires » (pas une, pas deux , « plusieurs » sources… Ce n’est pas un palais de justice c’est une volière et ça jacasse !) aurait su par l’homme qui a vu l’ours en plein trafic avec un singe lui apprenant qu’un hippopotame aurait accusé Delogu de s’être fait livrer à domicile un sac de noix de coco ! Tel quel.
Quelle horreur. L’hôtel de ville frémit de joie. C’est le coin de Marseille où l’on accuse plus vite que son ombre ! Par l’odeur alléchée, Payan est aussitôt sorti de sa prostration. Il a mis son péplum de soirée et pris la pose pour exiger des « explications ». De Marseille à Naples, éclats de rire devant ce numéro de vertu outragée. Mais à Naples, ils ne font pas (encore) de confidences au Canard enchaîné.
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